dimanche, 06 mai 2007
Est-ce la fin du début ou le début de la fin ?
Dimanche 6 Mai. Coup du sort, anecdote du hasard, pied de nez, peu importe, le soleil est revenu. Les Elections aussi. Deuxième tour pesant et lourd comme avant un gros orage. Malgré tout, quelque part, on y croit, il le faut bien, mais le ventre est bien noué ...
Mon blog s'arrête aujourd'hui. Toujours envie d'écrire. Mais ça fait déjà un moment que je ne me sens pas libre de parler de ce que je veux, de qui je veux. Un moment que je me demande parfois si ça ne poussera pas à de mauvaises interprétations comme l'été dernier, si ça ne provoquera pas encore des engueulades ou plus grave, des incompréhensions. Et penser à tout ça m'emmerde. J'avais commencé cette page le plus sincèrement du monde, pour me soulager, pour me faire du bien, pour faire sortir et expulser tout un tas de choses qui restaient bloquées avant.
En ces temps de libertés freinées, je n'ai absolument pas envie de me censurer, de réfléchir à la manière de dire les choses, de me bailloner. Il existe, certes, un moyen de filtrer les entrées par un système de mot de passe. Mais je n'ai pas du tout l'envie de rentrer dans ce jeu-là, de déterminer qui a le droit et qui ne l'a pas. Notamment car cette fermeture de blog n'est dûe à personne en particulier mais à tout le monde en général justement ....
Néanmoins, je ne retiendrai que du bon de ces quelques années à écrire ici. Des commentaires réconfortants, des instants douloureux ou de grâce !
Merci à ceux et celles qui me lisaient, ceux et celles que ça a touché, ému, que ça intéressait, qui aimaient, qui étaient fidèles, présents.
;-)

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vendredi, 04 mai 2007
Plic Ploc
Plic ploc, plic ploc. Dégoulinante de pluie, je ne suis plus qu'un gros tas de vêtements mouillés, une ombre parmi les autres, décalée autour de tous ces gens qui courent et qui s'abritent. Ca râle et ça fronce les sourcils, avec l'attaché case au dessus de la tête, ça fonce à toute allure sur son VTT en marmonnant. J'ai laissé tomber le parapluie et je laisse les gouttes dégringoler sur mon visage, dans mon dos, dans mon sac. Le moi de Mai commence sous la pluie incessante, le gros chagrin du ciel depuis le premier Mai. Tout juste. C'est marrant comme il fait rarement beau les premiers Mai. Au croisement de la rue, quelques cadavres de parapluies abandonnés dans le caniveau. Des sacs poubelles éventrés. L'odeur acre et persistante, cette odeur si particulière de la pluie, les remontées de la terre, l'odeur trop présente du tabac dans le tramway. Tout ça donne une ambiance toute particulière. J'aime bien ces journées-là, l'impression que ça rend tout le monde vulnérable. Et que ça fait du bien parfois de voir qu'on en est tous au même point quand intempéries il y a. Une journée mouillée donc, journée humide, entre deux eaux. Singing in the rain. Le rire des camarades en sortant de cours, en rejouant Fred Astaire, sans claquettes et sans chapeau, les " et pis non, tant pis ", on repousse à plus tard. Tout ça n'est pas si grave.
8 semaines.
Il reste 8 semaines pour boucler ce projet. 8 semaines pour créer quelque chose, en être fiers, y croire, s'efforcer de faire de la pub, d'inviter du monde, de se faire plaisir. 8 semaines de galère donc, 8 semaines à douter et à enrager, 8 semaines à se prendre la tête et à la prendre aux autres. Mais aussi 8 semaines d'instants éphémères, 8 semaines de répétitions uniques, 8 semaines d'un spectacle qui ne reverra plus le jour ensuite. 8 semaines pour arriver au moment à la fois si jouissif et douloureux, ce moment où on referme le livre de cette aventure collective. Le dernier salut, le dernier cri de guerre, les dernières angoisses de dernière minute. Avant le vide, la nostalgie, le manque.
Je me suis remise dedans comme on se remet dans ce qui nous fait vibrer. Je crois que j'ai aussi besoin de ça pour avoir le nez dans le guidon jusqu'au bout et ne pas en décoller. Et pour ne pas trop regarder ce qui ne va pas ailleurs. C'est ma bouée de sauvetage, ma raison essentielle d'aller bien. C'est tellement facile de se concentrer sur quelque chose pour garder pieds. Ce que je crains, c'est le début de l'été. Et parce que je n'ai toujours pas trouvé de boulot, je commence à entrevoir une période estivale loin d'être réjouissante. Et je garde espoir bien sûr, je continue, je ne lâche rien. Mais, mais, mais ... On est déjà en Mai et les chances s'amenuisent petit à petit. Dans un peu plus d'une semaine, je reviens à Lyon pour le week-end pour me mettre à jour conernant différents examens. J'aurais tellement aimé pouvoir venir en me disant que j'allais profiter de mon temps libre autrement, de façon sereine et détendue. Et je sais déjà qu'en une journée, je serai dans une salle de scanner ou à cracher mes poumons dans une cage en plastique. J'ai tellement hâte que tout ça soit fini. Que la page soit tournée pour de bon. Une nouvelle vie, une nouvelle moi, moins crevée et plus déterminée. Il va falloir encore un peu de patience ...
Peu à peu, l'eau sous les ponts, les maux de ventre, la distance, le méli-mélo des amitiés en danger. Contente d'avoir eu cette discussion ce soir et subitement ce " et pourquoi on ne se parle jamais de nous au fait ? ". J'étais contente que ce soit lui qui démarre, puisque c'était si important. Depuis longtemps, ce truc un peu bizarre qui stagnait et qui donnait un goût un peu écoeurant à l'ensemble. Sans doute encore dû à mon caractère passionné et impulsif. L'incapacité de réagir, d'aider, d'écouter. Alors oui, ce n'est pas facile et il va falloir du temps. Mais je me sens soulagée d'avoir dit ce que je pensais, d'avoir trouvé les bons mots cette fois et d'avoir senti que de l'autre côté, ça avait été compris comme il le fallait. C'est rassurant pour les jours, les mois, les années à venir. C'est tellement rassurant ...
La pluie continue ses tapotements mélodieux, le ciel crache de ses paupières des litres et des litres. Le mois de mai s'avance sans soleil, les annulations pleuvent elle aussi. Parfois, un coup de fil qui tire vers le haut, des milliers de minuscules détails à choper au bon moment. Ne jamais fermer les tiroirs trop tôt.
L'été était arrivé trop vite, l'hiver s'est vengé

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lundi, 30 avril 2007
C'est pas vraiment un palace

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dimanche, 29 avril 2007
Mai, tu me manques
Oï danié buditié
Tumen maladova
Oï da paka solnichka
Romale nie vzia idiom
Quand l'air manque, le printemps est suffoquant. Et la mélancolie m'envahit de plein fouet. Domino, Domino. Et les phrases s'enchainent et dansent en ronde infernale dans ma boite crânienne. Je m'use à me retourner cette semaine géniale dans la tête. Les trois soirées à danser, rire, aimer, profiter. Les photos et les sourires encaissés. L'espoir de ce nouveau projet. Tout ce qui renait, fleurit et grandit, petit à petit. Un effort surhumain. Et tout ça retombe, comme un soufflé, dans un soupir.
Les maux de ventre d'un truc pas digéré, de sentiments et de faits mis de côté, niés, sous retardement. Dans l'attente et le silence.
Les maux de tête de l'incertitude et des questions redondantes. Plus la peine de prendre des médicaments.
La colère de cette élection, dans l'indifférence complète. L'immobilisme des autres, mon courage à qui il manque les jambes.
Et cette fin d'année qui s'avance beaucoup trop vite, tous ces gens à qui je donne ma candidature et qui ne rappellent jamais. L'argent qui commence à manquer. Mon impatience et ma solitude dans l'incompréhension. Et les propositions auxquelles on ne peut pas répondre parce qu'on ne peut pas, et qu'avec toute la meilleure volonté du monde, ce serait inenvisageable. ; le regard désolé des autres, leurs tapes sur l'épaule. Et comme une coquille, dans ma salutaire bicoque, je me referme, me résigne et me planque. Comment expliquer ? Et comment se rassurer soi-même ?
Il y a parfois, des drôles de sentiments qui submergent, d'un grand coup de dimanche soir. Des trous noirs et des ombres au tableau . Des écritures impossibles à déchiffrer, des signes indécodables, des montagnes bien plus hautes que l'Everest.
Alors voilà. Un plus un plus un plus un, ça fait pas toujours un compte rond. Et quand les appartements se vident, quand on se retrouve face à la réalité, aux évidences, aux difficultés, qui d'années en années, ne trouvent pas d'issue, je peine un peu à faire comme si de rien n'était. Quand les seules échéances qui nous viennent en tête sont des rendez vous chez des médecins ou pour des opérations, quand l'avenir ne devient qu'une grosse masse floue et effrayante, quand on ne sait plus pourquoi on est fait, où tout ça va nous mener, si le chemin est le bon, si ça vaudra le coup et comment les choses vont se passer et surtout si elles se passeront.
Les soirs où ne sait plus, on arrose les déserts de grands ruisseaux salés et continus.
Les doigts serrés, le poing en poche ...

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mardi, 24 avril 2007
L'avenir ne reviendra pas
Les phases de combat approchent. Ou ont commencé.
Résultats navrants d'élections prévisibles. Réactions réactionnaires, puériles, effrayantes, consternantes.
Me suis réécoutée en boucle ce texte hier. Il y a des gens, qui, douloureusement ont le don d'anticiper les catastrophes.
C'est chacun pour soi et Dieu pour ceux qui veulent. Et à ceux qui diront que j'en fais trop, je répondrai simplement " on verra " C'est l'effroyable bond en arrière, et partout, autour, c'est pareil. Et puisque les choses peuvent recommencer, autant s'attendre à tout. Que dire de tout ça ?
Dans un millénaire, on parlera encore de ce millénaire. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve mais l’avenir ne reviendra pas. Et dans ce millénaire, c’est-ce siècle qui fera date et qui fera tâche.
Un siècle de turpitudes . Nous en sortons extenués, inhibés, esquintés, la queue entre les jambes de l’humanité. Nuit et goulags, charniers et brouillards. Dans la nuit, les feux d’artifice projettent les ombres de la colimmare, d’Hiroshima et des trains pour Auschwitz plutôt que le premier pas d’un homme sur la lune. Einstein tire la langue ou la beauté d’Ava Gardner. Mais l’histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi, de Sarajevo à Sarajevo, notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle de l’impuissance, voici venu le siècle de l’évidence. Fin de l’Histoire. Pensée unique. Nouvel ordre mondial.
Plus rien à voir, circulez. Nous avons obtempéré. Nous circulons sans rien voir.
A la compagnie aussi, nous circulons sans rien à voir. Et mettre des mots sur les maux ne suffit parfois pas. Tout le monde n'est pas prêt à tout entendre. Je me suis assise sur les objections des autres et j'ai profité en me disant que dans deux mois, ce serait la fin d'une année mitigée. On était 7. Un record. Qui a envie de faire ce métier ? Je ne sais plus trop bien, pourtant, je crois, je cherche à comprendre, constamment, j'écoute, je mesure. Mais je ne comprends pas. Entendre l'excuse des " problèmes personnels " commence à me chauffer sérieusement les oreilles. Les autres et leurs perpétuels drames personnels. Il faut savoir relever la tête pour soi bien sûr mais pour tous ceux qu'on prend en otage en décidant de s'en foutre. Tout ça me met dans une colère noire, mais je me tempère. L'envie que les choses aillent bien. Malgré tout.
Mais je commence à comprendre. Et deux années de la sorte font beaucoup.
D'autant plus en colère quand on sait que la culture est menacée à chaque instant et bien plus dans quelques temps.
C'est à nous, à moi, à eux, de défendre ça, défendre notre " bifteack ", défendre la raison pour laquelle on se lève le matin, notre façon de s'enthousiasmer et de partager.
L'immobilisme m'inquiète, autant que l'individualisme, le chacun pour soi, la peur de l'autre et ce qui commence à se dessiner tout devant. Quant à l'utopie, elle devient un gros mot et une insulte.
Moi, dans tout ça, j'ai un mot à la bouche. Et je le tiendrai coûte que coûte juqu'au 6 mai, jusqu'à la fin de mon année, à tous ceux qui ne se prendront pas en charge, à mon dégoût de ce que je vois autour de moi.

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dimanche, 22 avril 2007
C'est salvateur ...
La fin de semaine a été mouvementée. Les nouvelles se sont bousculées. Pas forcément bonnes mais importantes en tout cas. Jeudi, ça commence par un brutal " pas de sous, les subventions promises ne sont pas tombées ". Notre création annulée. La tête dans le goudron et le speed pour mettre en place ce qui sera encore fait dans l'urgence et le stress. Coup dur. Evidemment j'avais déjà mis tellement d'enthousiasme et d'énergie dans ce qu'on allait faire, je m'étais tellement investie, et j'y avais crû à la folie. Je suis profondément déçue. Et aussi très en colère de ces promesses non tenues, à la veille des Présidentielles. Je flaire le mauvais filon, ça me rend sur les nerfs.
Et puis ce cours ne s'est pas particulièrement bien passé, il s'est passé ce qu'il devait finir par se passer, on nous a dit ce qu'on devait finir par nous dire. C'est à dire la vérité. Nous ne sommes pas un groupe, on ne bosse pas ensemble. Et ça me pèse. Parce que j'ai quand même l'impression d'avoir donné beaucoup de moi dans ce cours, dans tous ces projets, d'être partie de Lyon pour y être, et je me rends compte que ça devient plus ou moins comme l'année dernière. Comment se fait-il que sur 18 élèves inscrits, on soit à chaque fois, 11 ou 12 maximum ? Je ne comprends pas. J'ai beaucoup pensé à ça dans le train et je me suis promise d'en parler. Non seulement aux autres élèves ( censés être, au même titre que moi, des adultes responsables et des gens ultra motivés ) mais aussi au directeur. Cela a été dur d'ouvrir sa gueule l'an dernier alors qu'on était minoritaires à le faire mais, avec le recul, je n'ai aucun regret, j'ai fait ce que je devais faire. Même si ça a été compliqué et douloureux. Ainsi, dans la semaine qui vient, j'essaierai de m'entretenir avec Pierre, accompagnée de ceux et celles qui, comme moi, subissent cette mauvaise gestion de groupe. J'espère beaucoup en cette discussion. J'espère ne pas être déçue. Du coup, " heureusement " que je partais à Lyon ensuite, ça m'a permis de faire fi de tout ça et de profiter de mes amis, de ma soirée de samedi, de discuter avec des gens, de rire, de vivre à fond.
Vendredi, comme prévu, je suis allée voir un nouvel ORL. Encore des surprises. Finalement le diagnostic est tout autre que celui qu'on m'avait donné. Alors pour l'instant, je suis en surdosage de médicaments en attendant un scanner des sinus et peut-être bien une opération. Ce ne sont ni des bonnes ni des mauvaises nouvelles. Il est évident que ça ne fait pas plaisir quand un médecin vous dit que " ça ne va pas être simple " en faisant la moue et qu'il est tout aussi évident que je ne me réjouis pas particulièrement à l'idée de passer 3/4 jours hospitalisée, avec des importants saignements. Mais, il faut aussi savoir ce que l'on veut. Et au bout de ces presque 5 années de difficultés " nasales ", j'ai du mal à envisager de ne pas tenter une opération. Même si je sais qu'il ya des risques, même si ça peut rater. Même si ça peut ne rien changer. J'imagine que ça ne sera pas fait avant l'automne, c'est peut être mieux d'éviter la chaleur et l'été qui risque d'accroitre les souffrances post-opératoires. Je ne veux pas me prendre la tête. Les choses se feront au fur et à mesure, sans précipitation.
Pour finir ce très court séjour, une soirée avec Elise, à se raconter là où on est, à rire pour rien et à s'encourager réciproquement pour les prochains mois. La musique, la découverte d'un lieu où on se sent bien " comme chez soi ", des discussions avec des gens qu'on connaît à peine mais à qui on ose confier des choses importantes ou banales, peu importe, des bonnes tranches de rigolade. Des moments comme il me fallait : simples, tendres et chaleureux.
Merci, merci, merci ...
Aussitôt rentrée
Aussitôt voté !
Et l'air du jour revêt le parfum acre des soirées tendues d'élections ...
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mercredi, 18 avril 2007
Mon coeur balance
Je crois que, doucement, je prends mes marques et ma place. Il aura fallu du temps mais je ne suis pas mécontente du résultat.
Encore appris de nouvelles choses aujourd'hui. Cours de kinésio, j'en avais jamais entendu parler. C'était une chouette expérience, de nouvelles bases dans les jambes, j'adore me former. Et ça donne de l'assurance, de l'énergie, de la ténacité.
Cette semaine est un peu spéciale malgré tout. D'abord parce que ce week end, déjà, ce sera le premier tour des présidentielles et pas moyen d'échapper à la discussion. Y a une espèce de tension dans l'air. Et le soleil, qui fait ce qu'il peut, n'apaise pas ce genre de choses.
Et puis, il y a cette impression d'avoir presque fini l'année. Juste une impression evidemment. Mais en y regardant de plus près, c'est vrai que cela va passer excessivement vite. Jeudi, on commence les répétitions, ce week end, je serai à Lyon, et pendant Mai, tout est calculé au jour près. Je ne vais pas m'ennuyer, c'est la seule certitude que j'ai pour l'instant. Mais j'aime bien Montpellier, parce qu'en sortant de cours, avec les palmiers, le ciel très bleu, le parfum qui flotte dans l'air, on se sent presque en vacances. C'est juste une sensation mais ça fait du bien de déguster et de savourer ce climat et cette ambiance si particulière. J'apprécie drôlement.
Alors voilà, je suis entre deux chaises. Hâte d'être à la fin de tout ça, de voir l'aboutissement de cette année de travail, de ce déménagement, et l'envie de profiter du moment présent parce que je sais déjà que je vais vite regretter, vite être " en manque ". Je crois que l'on est tous un peu comme ça et quelque part, ça me rassure. C'est parce que je réfléchis beaucoup trop. Mais je ne sais pas m'arrêter. J'ai besoin d'être dans quelque chose, n'importe quoi, écrire un texte, chanter, danser, rencontrer des gens, discuter, écouter. J'arrive à comprendre de mieux en mieux les moments où ça allait mal. Surtout il y a deux ans. Je n'ai pas supporté d'être sans activité, d'être " rien ", d'être au milieu de gens qui avancaient et n'avoir rien à quoi me raccrocher, quelque chose qui n'appartienne qu'à moi. Je crois vraiment avoir besoin de ça, d'un truc qui n'est qu'à moi, quelque chose que j'ai dans ma botte secrète et qui me donne envie de me lever le matin. Ca demande parfois de se donner un bon coup de pied aux fesses mais jamais je ne regrette. Comme mes yeux ont brillé, l'an dernier, pour " Blessures au visage ". Peu importe si c'était compliqué, s'il y a eu moults heurts. J'avais de la matière, j'étais sur scène, j'avais quelque chose à dire et une raison d'être là. Je me suis sentie vraiment exister. Et tout à coup, je n'avais plus peur de rien ni de personne. La scène, ça donne une force incroyable. J'ai tellement hâte. Ca fait déjà si longtemps ...
Souvent me percutent des envies de collectifs, de projets. Se bousculent dans ma tête d'inombrables idées de spectacles à créer et présenter. Mais l'obstacle est là : je n'ai pas encore rencontré les personnes avec qui j'ai suffisamment d'atomes crochus pour tenter une aventure collective, des gens qui ont à peu-près la même vue que moi sur le théâtre, les mêmes envies, la même perception du spectacle. Alors, en attendant, je laisse germer tout ça en moi, je laisse ces idées suivre leur chemin et mûrir, peu à peu. Je tiens quand même à dire, à ceux et celles qui passeraient par là que je vais BIEN et que je fais tout pour que cette sérénité dure.
Il serait également temps que je range non ?

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dimanche, 15 avril 2007
Les lignes ne sont jamais droites
Et ça s'écrit de nouveau tout seul. Le week end prend fin et les vacances en font tout autant. Imitation parfaite et c'est parfait.
Le soleil se fait attendre mais puisqu'il le faut, revient de nouveau. On enterre pour de bon la saison dernière. Certains mauvais rêves aussi.
Il y a des boites faites pour tout. Des archives en carton. Avec des étiquettes dont les écritures s'effacent peu à peu.
C'est plus comme hier mais pas encore comme demain. On attend et on espère. Pourvu que l'été n'arrive pas trop tôt.
Pourvu que tout se passe bien. Peut-être. J'aimerais. J'en suis sûre. Sûrement.
On compte les mois, les semaines et le temps perdu ou passé. Le temps qu'il nous faut.
On se souvient de l'année dernière, on prévoit, on envisage, on projette. On s'aime. Ou on essaie.
Aller à la SNCF, prendre un train, longer les quais de gare et de sa vie, creuser des sillons pour s'y planquer. Trouver un abri, un frère jumeau. Se creuser la tête, s'acharner, recommencer, faire des tas, empiler et ne plus réussir à compter.
Ecouter en boucle, poser ses doigts, ne pas s'arrêter et y croire
Un deux trois soleil, la douce complainte des enfants passe par la fenêtre et rentre avec un léger souffle d'air. Le sol est sec.
Si j'avais un marteau ...
Interagir. Réfléchir. Mais pas trop.
Ré mi fa sol la si do
C'est la rentrée
Et je me la souhaite bonne
Soyez parmi les premiers à essayer Windows Live Mail. Windows Live Mail.
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vendredi, 13 avril 2007
Avril, les nuances et les intempéries
Encore des merci qui passent. S'il y a bien une chose que je ne changerai pour rien au monde à l'heure actuelle, c'est les copains. Encore une soirée qui en témoigne. Tellement ri, tellement de bien, tellement agréable de pouvoir avoir la chance d'être soi, de parler de tout, de ne jamais sentir de gêne ou de sujet qui fâche. De la pire annerie aux confidences les plus émouvantes, non, je ne veux rien changer de tout ça. Même pas quand je me souviens de quelques engueulades gratinées. Et même si, aujourd'hui, on est tous aux quatre coins de France ( et même plus loin ), il y a toujours l'espoir et le projet vague et un peu fou d'un anniversaire, d'un premier de l'an à tous se retrouver. C'est ça qui nous rassemble, ça qui nous soude, et ça qui fait que la danse n'est pas terminée. Hâte, tellement hâte. Heureuse, tellement heureuse.
Et pourtant, ces derniers temps, ces dernières semaines, il y 'en a eu des remous, des décisions, des rencontres, des envies. Des trucs qui traînent et dont on ne trouve pas la solution, les choses qu'on résoud peu à peu et dont on voit, avec confiance, le tracé et tout le reste, assez flou, dans un coin, avec des noeuds et des rebondissements.
Avril est un mois que j'appréhende toujours de façon très différente mais toujours de manière très forte, impossible de savoir pourquoi. Je m'en fiche. Avril est toujours très spécial, Avril a eu son année noire il y a deux ans, deux ans déjà, deux ans et peu à peu, les choses rapetissent, j'y pense beaucoup moins qu'avant, c'est à peine si je reconnais tout ça de ma part, à peine si je peux me dire que ce n'est pas juste un rêve ou une invention. En deux ans, il s'est passé bien trop de choses pour ne retenir que ça et la route est encore loin d'être finie. C'est ça qui est chouette.
Et comme il y a toujours du moins drôle, il y a quelques nuages sombres qui plânent. Je vais arrêter de louer des appartements je crois, j'ai dit l'autre jour en rigolant. Relancée dans les papiers et l'acharnement. Dans l'attente surtout, face à des gens qui ne connaissent rien et ne savent pas plus et surtout qui ne sont jamais pressés de t'aider. Heureusement, j'ai la chance d'avoir des voisins particulièrement coopératifs, avec qui je me lie un peu et ça me met du baume au coeur; ça m'encourage à me battre. Mais bizarrement, malgré les coups de mous et le cafard parfois, je me reconnais néanmoins ce caractère fonceur et obstiné, qui m'a sauvée bien des fois d'évènements ou de personnes plutot mal intentionnées. Et si c'est génétique alors je dis merci Maman !
Autre chose bien moins amusante, c'est les examens que je dois repasser fin avril, l'espoir qu'on me propose autre chose, ce nouveau traitement " naturel " que j'essaie, l'espoir peut-être d'une opération " malgré les risques " . Des risques, on en prend en permanence de toute façon et j'en suis arrivée à un stade où j'ai tellement envie que ça change, tellement envie de respirer de nouveau normalement. Cela va faire plus de 5 ans que je ne sais plus ce que c'est que de vivre sans cracher ses poumons et sans s'aperger de cortisone pour respirer comme le commun des mortels. Car tout ça, à force, me prend le nez bien sûr, les poumons aussi mais aussi la tête, le moral, la volonté, la voix. Je me fous de savoir qu'il y a des risques importants, je suis bien droguée depuis des plombes à la cortisone, je ne croirai jamais que c'est mieux. Je ne pense même pas à ça, je ne pense même pas au fait que je suis terrorisée par l'anesthésie. Ce que je veux, c'est aller mieux. Je suis intimement persuadée que cet handicap nuit de façon ravageuse sur ma vie en général. Et en plus de ruiner petit à petit ma santé, je détruis aussi mon moral et ma combattivité. Ca m'épuise ...
Alors voilà, patienter encore un peu, espérer ne pas encore être déçue, observer de plus près l'évolution des choses, mesurer les risques, faire valoir mes envies et mes opinions, oser me surprendre et surprendre les autres, sortir, prendre l'air, faire des trêves en musique.
Avril n'a pas fini de me surprendre ...

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lundi, 09 avril 2007
Bird comme l'oiseau
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samedi, 07 avril 2007
Ca s'conte en moi
C'est déjà une semaine de passée. Il fait beau et bon, c'est le printemps pour de vrai cette fois.
Mon entretien de jeudi s'est bien passé, j'ai eu la réponse l'après midi. Acte manqué. Je suis à la fois trop disponible et pas assez. Trop ambitieuse et pas assez.
Ce n'est pas raté , mais ce n'est jamais pour moi. Mais, quelque part, en raccrochant, j'étais rassurée. En me disant que je n'aurai pas à annuler tout ce que j'avais prévu avant l'été.
Je vais pouvoir m'aérer la tête avec les copains, vagabonder un peu plus, apprendre à connaître Paris.
Assise à ma table, la fenêtre ouverte, comme je me l'étais promis, je me suis remise à écrire, doucement.
Ca donne deux textes en perpétuelle mutation. Un jour, j'espère qu'ils seront aboutis. J'ai du temps devant moi. Pour l'instant, j'en mets un ici. En espérant ne pas le regretter.
Rien d'exceptionnel mais à mes yeux, c'est important.
Ce besoin de création, ça me manquait, faire quelque chose de neuf, de nouveau, de ma propre initiative.
Et un jour, j'espère voir naitre l'ébauche de spectacle qui sommeille dans le fond de mes tiroirs depuis quelques années.

Ca s’compte en mois
Ca d’vient une date, un anniversaire
C’est dans un trou, ça fait un creu, comme un ulcère
Il faut bien commencer ,fallait bien qu’il y ait un premier
Et dans cette pièce trop petite, une assemblée de corps tristes
On n’pense à rien, c’est la colère, le temps nous rattrape vite
Le silence a dévoré l’espace, au chaud, il s’est fait sa place
Ton nom sur une porte, deux dates accolées
Des mains qu’on dirait de cire et les yeux collés
C’est difficile de le croire, de l’imaginer, de s’faire à l’idée
C’est la fin de ces quelques années
Et ces sons qui reviennent, des pellicules diapos en ronde dansante
Et cette voix, ces voix qui chantent les mélodies de cette absence
Triste compagne que ces mistrals gagnants, au bord du Caroussel
Et je t’entends murmurer tout au fond, t’as p’têtre rejoint le 7ème ciel
Ca s’compte en mois
Ca d’vient une date, un anniversaire
C’est dans un trou, ça fait un creu, comme un ulcère
J’étais , comme dans le conte, ton p’tit poucet
Et t’essayais d’oublier de semer les cailloux
En rageant de ne pas réussir à m’abandonner
La répartie délicieuse et un air, un air si doux
Et me voilà, sans toi, avec un mensonge sur le bras
T’as réussi ton pari, sacré pied de nez
Des tas de nœuds, une pelote, le débarras
La terre creusée à la pelleteuse et les roses bientôt fânées
Les yeux déversent leurs jeysers salés
Avec dans la tête, les souvenirs, les repas d’été
Une grande table et des rires, allez viens, on s’fait la belle
Les photos sont des traîtresses, des grandes filles cruelles
Ca s’compte en mois
Ca d’vient une date, un anniversaire
C’est dans un trou, ça fait un creu, comme un ulcère
Ca s'conte en moi ...
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mercredi, 04 avril 2007
Pause
Parfois, ça a du bon de bien dormir.
Je remets les pendules à l'heure et les choses à leur place.
Trêve. Pause. Et cesser un peu de s'inquiéter.
Pour l'instant je ne peux rien faire de plus
Il faut que je me mette ça dans le crâne

En boucle toute la journée ... En souvenir ...
le lendemain de ton départje partirai et j'irai voir
de l'autre côté de la mer
le petit triangle dans l'hémisphère
parce que quelque chose
se cache là bas
quelque chose comme une partie
de toi
quelque chose qui fait
que chaque fois que j'y vais
c'est comme si
t'y étais aussi
et mes larmes gorgeront les rivières
et mes deux mains écorcheront la terre
j'arrêterai les passants en leur demandant
est ce que quelqu'un peut me parler
de mon père
ensuite j'écouterai
toutes les histoires
les fausses et puis les vraies
je m'accrocherai aux souvenirs
de tous ceux qui ne t'auront
pas vu vieillir
puisque je sais dès maintenant
que de toutes les façons
je n'aurai jamais assez de temps
pour te poser les vrais questions
qui es tu que voulais tu
que je devienne ou que je fasse
pour que je puisse te regarder
en face
et mes larmes gorgeront les rivières
et mes deux mains écorcheront la terre
j'arrêterai les passants en leur demandant
est ce que quelqu'un peut me parler
de mon père
après j'irai piquer une tête
juste en face de la chapelle des grecs
la plus grande des inspirations
me fera plonger
tout au fond du bouillon
et au milieu des milliers
de bulles d'oxygène
j'irai retrouver cette moitié
de mes gènes
je pousserai un dernier cri
pour que ça passe
avant de regagner la surface
et mes larmes gorgeront les rivières
et mes deux mains écorcheront la terre
j'arrêterai les passants en leur demandant
est ce que quelqu'un peut me parler
de mon père
( G. Batlik )
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mardi, 03 avril 2007
Crac !
A peine rentrée et le besoin évident d'écrire
Je suis énervée
Enervée contre cette journée de demain qui s'annonce pourrie et triste à mourir. Enervée parce que c'était demain qu'elle devait venir. Demain qu'on devait concrétiser tout ça, s'amuser, même se retrouver à trois, respirer un autre air. Passer nos vacances ensemble.
Je suis énervée de me dire que tout est gâché pour des raisons stupides, enervée par des paroles sans intérêt, énervée d'entendre la même chose tous les jours, enervée des noeuds que ça forme.
Je suis énervée de ma lâcheté, de mon manque de courage, de mon silence, de mon incapacité à me mêler aux autres. Enervée de voir l'image de moi que les autres me renvoient, enervée de leur manque de tact et énervée qu'en réalité, ce soit ma faute, lamentablement.
Je suis énervée de ne savoir qu'un jour sur deux où j'habite. Enervée de me dire que c'est dur de rentrer quand on est jamais vraiment parti.
Enervée d'aimer cette vie-là et de trouver que ça va trop lentement. Enervée de ne venir de nulle part.
Je suis énervée que tout ce que je commence à construire se casse la gueule, énervée de constater à quel point l'énergie que je donne n'aboutit à quasiment rien. Je suis énervée de ces gens qui n'arrivent pas à se mettre au boulot, énervée d'être toujours là en cours quand d'autres sèchent constamment. Enervée de donner et d'avoir si peu en retour.
Je suis énervée de ceux qui érigent des règles comme des grands barbelés, enervée de ne rien pouvoir faire et énervée de ne pas réussir à l'aider. Je suis énervée de tout ce que je m'interdis, enervée de mon défaitisme et du manque de confiance. Enervée de stagner, enervée de me voir stagner.
Enervée de l'ambiance tendue d'un monde qui change et des prémices d'elections navrantes.
Enervée de la décomposition de mon moral
Enervée de cette inconstance, de cette grande balancoire rouillée
Qu'est-c'qui m'retient ?
Qui m'retient ?
....
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Les tours d'horloge
Depuis ton départ,
Lyon est une gare
Et moi je suis resté lyonnais.
Tu es sur la ligne,
Moi à la consigne
Avec mes pièces de monnaie
Et les tours d'horloge
Me serrent la gorge,
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ?
Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues
Et le long du Rhône,
C'est pour ton fantôme
Que je laisse pendre ma main.
Maudissant ton nom
Car, du cabanon,
Tu me fais prendre le chemin
Et les tours d'horloge
Me serrent la gorge,
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ?
Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues
Et puis tu reviens
Dans mon quotidien,
J'apprends pas le carnet du jour
Qu'aujourd'hui les cloches
Célèbrent tes noces
Avec un autre mon amour
Et les tours d'horloge
Me serrent la gorge,
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ?
Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues
Quand d'autres rencontres
Dérèglent ma montre,
Alors je connais le repos.
Mais à chaque fois
Que j'ai vent de toi,
Je cavale après mon chapeau
Et les tours d'horloge
Me serrent la gorge,
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ?
Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues
( T. Fersen )

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dimanche, 01 avril 2007
Séquentiel
Jeter l'éponge, un peu, tenter le sort.
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mercredi, 28 mars 2007
Y a la gamine qui vient
La gamine a appelé
Elle compte passer demain
Nous voir et puis rester
Deux ou trois jours au moins
Le coeur est à la fête
Et ma main dans ta main
Le soleil sur la f'nêtre
Y a la gamine qui vient
( F.Gaillard )

Et hop, c'est déjà demain !
Au revoir Montpellier ma belle. On se revoit mardi midi.
Bonjour Lyon mon ancienne. Ton métro, ta croix-rousse, ta mauvaise mine.
Les vacances, comme des grands phares dans la tronche. Lumineuses et à toute vitesse.
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lundi, 26 mars 2007
Echeances
Me suis surprise à regarder les Tex Avery sur Canal comme avant. Avec une pause pas prévue pour renverser mes pâtes Bolo un peu partout. Je songerai un jour à engager une aide à domicile, ou, le cas échéant, à tenter d'apprendre à faire quelque chose de normal avec mes bras. Et encore ça, ça me fait rire.
Comme de me dire, en pouffant, que je vais bientôt devenir une pro dans l'assaisonnement des pâtes. Ca me rappelle une chanson tiens. Faudra que je la réécoute ...
Dernier week-end avant les vacances, on a changé d'heure, et du coup le soleil se couche plus tard, c'est agréable de l'apercevoir encore à 19 h. Bientôt profiter de la terrasse. Même pas pris le temps de nettoyer la table de jardin, de toute façon, le temps est encore incertain, et les invités ce n'est pas encore pour tout de suite.
En revanche, je me suis bien avancée sur mes lettres, c'est déjà ça de moins à penser, j'ai encore quelques enveloppes à refermer, des adresses à chercher. Mais ce n'est plus grand chose, du moins, pour l'instant, car dans quelques jours, il faudra tout recommencer. En y repensant j'ai été très productive en étant noctambule. Je ne sais pas, j'aime bien cette ambiance-là, quand tout le monde dort, quand je suis sûre de ne pas être dérangée. Je cherche, j'apprécie le silence, les quelques bruits de la nuit et c'est ainsi que j'avance le plus.
Dans mon plan " n'oublier personne ", je prévois sur mes post-it et ma cervelle de passer quelques coups de fil ici et là et d'écrire aussi. En ce qui concerne le fait de prévoir des séjours un peu partout, ça devient plus compliqué. Je ne sais absolument pas ce qui m'attend dans quelques mois, difficile donc de prévoir, encore moins de promettre quoi que ce soit. C'est aussi réaliste qu'agaçant. Mais je note que la SNCF ( trop bonne ! ) m'a envoyé un courrier pour m'avertir que j'aurai bientôt droit à un aller-retour en TGV pour 10 euros. Ca va être la bagarre pour savoir quelle destination je vais en faire profiter. Mais on n'y est pas encore. Les trucs qui me paraissaient super loin il y a à peine quelques semaines me semblent maintenant arriver à toute allure. Les vacances de Françou fin avril, le week end à Paris en Mai.
Ca me fait d'autant plus plaisir qu'il y a, depuis une ou deux semaines, une récidive des problèmes de factures, de logement. Après un cambriolage, des soucis de caution, me voici donc avec un dégât des eaux. Encore plein de courriers à écrire, des gens à relancer, une tonne d'énergie à mettre là dedans. C'est dire comme la motivation pointe en moi ...
En fait, je sais qu'il faudrait que je prenne ça avec plus de recul, d'ailleurs ça m'arrive, ça me fait marrer quand même, mais à force, ouais, c'est un peu pénible.
L'énergie, j'aimerais la mettre ailleurs, dans d'autres choses et pour d'autres causes. Bref, un truc dans la tête pendant les vacances. Essayer de le résoudre rapidement. J'aime pas que ce genre de soucis me plombent l'esprit, je suis bien trop vulnérable pour m'en foutre.
Voilà, les choses s'amassent, il y a quelque part des solutions et j'ai l'esprit relativement tranquille , j'ai hâte à la fois de commencer mes vacances et de reprendre mes cours avec la préparation du spectacle. Tout se mélange un peu, se disperse parfois mais finit par trouver le bon chemin. En tout cas, un chemin, déjà, c'est pas mal.
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samedi, 24 mars 2007
Prête moi le printemps
On tourne la page
Et demain après aujourd'hui
Tremble dans mes nuits
Mettons-les en cage
Avant qu'un dernier ravage
Les ait flétris
(J. Ferrat )
02:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Flash-Back
Photos triées, revues, redécouvertes
Elan de nostalgie ... Fin 2005, Début 2006
Je ne doute plus une seconde de nos brillantes qualités de danseuses et d'interprètes
Ce n'est plus à prouver, ça crève l'image ...



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jeudi, 22 mars 2007
Peut être partager le fardeau, c'est aimer ceux qu'il faut ...
Il y a un vent tout autour, un vent qui fait baisser les bras, qui donne du fil à retordre à un bon paquet de monde.
Un vrai mistral dévastateur.
J'ai déjà pû le constater autour de moi. Et le temps, complètement déréglé n'arrange rien à l'affaire. Je sens souffler une brise de découragement et rien à contrôler, juste à assurer mon amitié par quelques mots et de la sincérité, tenter de rassurer, ne pas tomber dans la facilité, préférer en dire peu que de dire mal. Voilà ce que je préfère, voilà ce que j'estime préférable. Je dis que je ne suis pas loin, c'est vrai, je ne suis jamais bien loin mais c'est douloureux de se sentir impuissante.
Et même quand on a vécu une situation comparable, même si on se rappelle du temps que ça a pris, des nombreuses semaines à convaincre, persuader, à se justifier, à réexpliquer les choses mille et mille fois. Même si tout ça, je connais déjà, chacun a son expérience personnelle, son " cercle " différent et je n'ai pas de conseil à donner. J'écoute, j'essaie de comprendre, j'encaisse ces paroles au fond de moi. J'espère que c'est ça l'amitié, donner de l'importance à ce que dit l'autre, prendre en compte ses paroles, sa douleur, son enthousiasme ..peu importe.
Et je pense aussi à tout l'espoir que j'avais mis dans ces vacances, la voir débouler, passer 6 jours ensemble, lui faire découvrir ici ... et les jours avancent, et ce projet tombe peu à peu à l'eau sans qu'on puisse rien n'y faire, comme si tout l'enthousiasme qu'on avait mis là dedans, toute l'énergie déployée, comme si tout ça ne changeait rien. Je suis épuisée de la joie que j'ai donnée pour cette occasion et je suis déçue, ça me rend triste, vide, je me dis qu'il y 'en a marre parfois, de tout repousser à plus tard. De devoir constamment attendre, qu'à certains ça ne plaise pas, de subir les à-priori des autres, d'être sous l'emprise de ceux dont l'avis ne compte pas.
Je me fous de tout ça et pourtant, ça me gâche ce plaisir là. Parce qu'on ne peut pas toujours faire autrement. Quelle merde ...
La fin de semaine s'annonce quand même plutôt jolie, et quel plaisir, ce soir, d'entendre sa voix, de discuter de tout et de rien, de ces prochains mois, de comprendre que malgré que chacun soit bien occupé, les liens soient toujours aussi solides. Ce n'est pas une année facile, et ce n'est pas si facile que ça de prendre des nouvelles des autres. Profondément je veux dire. Je ne le fais pas aussi souvent que je le voudrais. Mais après tout, tant pis, puisque le principal c'est quand même d'y penser. Quand les évidences sont là, on n'a plus tellement besoin de preuves. Plus tellement.
Je me prévois, demain, une après midi à la médiatheque, en espérant y trouver tout ce que je recherche.
Il parait aussi que le soleil recommence son ascension
Les beaux jours reviennent ....

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mercredi, 21 mars 2007
A tâtons
Bienvenue au printemps, comme tous les ans, le 21 Mars ....
Je suis en panne sèche d'inspiration et d'autres choses.
Je ne me suis pas tenue à tout ce que j'avais dit que je ferais depuis quelques temps. Un peu en retard sur un planning imaginaire en fait. Il me reste une semaine.
Je suis revenue ravie de mes cours d'hier, j'ai particulièrement apprécié la première partie avec ce travail sur le rythme. Mes nombreuses années de formation musicale n'ont pas été vaines, ça me fait plaisir que les choses, des années après, prennent un sens tout particulier, même si ce n'est plus exactement le même domaine.
Parallèlement à ça, j'ai senti quelque chose de très bizarre qui ne m'était pas revenu depuis des lustres. Pas réussi à dire quoi que ce soit, pourtant , je crois, j'avais besoin de dire certaines choses, de me libérer, et non, pas moyen, personne à qui en parler, en discuter, à qui confier tout ça. Je n'ai pas réussi à trouver celui ou celle qui pourrait entendre ces choses-là sans s'en formaliser, sans forcément en reparler, sans en tenir compte ad vitam eternam. Tant pis, j'ai décidé de pas m'en tenir à ça, je pense qu'on ne peut pas tout dire, même aux gens de qui on se pense proches. Moi, en tout cas, je n'ai pas pû, je ne peux pas.
Je continue mes recherches. Je commence à faire le tour des institutions, alors, inévitablement, je tourne vite en rond. Et je rage de n'avoir jamais le profil recherché et que mes études soient directement associées à des choses négatives , que le fait de n'être pas étudiante " conventionnée " soit aussi rejeté. Sans me plaindre, je trouve qu'il y a une terrible injustice vis-à vis des gens comme moi qui ont choisi d'autres formules pour se former, pour apprendre, celles et ceux qui sont sortis du moule et des ministères.
Et c'est tellement compliqué d'expliquer et de faire comprendre tout ça aux autres, de leur dire que c'est un véritable tour de force de se faire accepter, de trouver, de convaincre.
Je ne jette pas l'éponge, ça jamais, mais parfois, j'aimerais que certaines personnes prennent ma place deux secondes au lieu de juger.
Je commence à bosser sur d'autres auteurs, du boulot à plusieurs, ça unit, c'est bien, ça fait d'autres possibilités que l'immuable duo. Ca me plait bien de bosser à trois. Pis y a moyen de bien se marrer. Je me cramponne sur ça, sur le bout de texte lu hier, sur les découvertes passées et à venir, sur les instants volés piqués à droite à gauche parce qu'en faisant vite le tour, c'est là où je me sens lheureuse et immensément libre.
Le reste...
Le reste ... on en reparlera ...

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lundi, 19 mars 2007
Errance joyeuse
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samedi, 17 mars 2007
Pas de poissons, des chansons
Merci de m'en avoir parlé
A réfléchir mais une bonne occasion de faire quelques découvertes
Et de s'amuser un peu
En plus c'est la ville des Montgolfières
Pourquoi pas, pourquoi pas ...

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mercredi, 14 mars 2007
Sans prévenir
Et paf !
Quelle conne celle-là à me raccrocher au nez. Formidable comme les gens peuvent être cyniques et dans le son de sa voix, de ses objections, j'ai senti le même mépris qu'ailleurs, et puis, sans chercher à comprendre, sans se remettre en question, me faire dégringoler à nouveau les escaliers. Je déteste ça, je déteste le téléphone.
Comment un journée peut commencer avec tant de violence, je ne comprends pas, il faisait un chouette temps dehors.
Enième prise de tête sur mes recherches de l'été. Enièmes auto-discours " pas de panique, pas de panique ", enièmes banalités du genre " mais tu verras tu trouvera ". Pff, je n'en veux à personne, c'est certainement ce que je dirai aussi. Plus ou moins. Mais les discours aussi convenus tendent à me gonfler sérieusement ces temps-ci. On dirait presque que c'est devenu du langage courant chez un peu tout le monde, l'espèce de truc qu'on se refile pour que tout le monde aille bien. Surtout qu'on m'a dit la même chose l'année dernière. Voilà le résultat. Et je crois que le pire ( si tant est qu'il peut y avoir du pire dans ces morales à la con ), c'est le " ils ne savent pas ce qu'ils perdent ". Ce genre de phrases me donne envie de me taper la tête contre tous les murs de mon appartement. Mais je sais qu'il faut que je cesse de m'arrêter à ça puisqu'on appelle ça de la " maladresse ". Une de mes amies qui écrivait sur moi encore récemment " Une qu'a pas toujours envie d'avoir le tact pour dire aux gens qu'il y en a marre ". Voilà. C'est ça. Pas toujours le tact. Tout pigé Elise. Et désolée.
On se croirait au printemps. Tout est en avance cette année, c'est effrayant. Le temps, le soleil, les gens. Tout va un peu trop vite finalement autour, ça accroit la sensation de marcher au ralenti les jours de moins bien. En fait, je n'ai pas vu les mois passer depuis Septembre. Ca me semble près, loin, distancié, un peu tout à la fois. Mais je dis ça chaque année " scolaire ". Ce ne sont pas des vraies années, celles-ci sont traitres. Une fois le premier trimestre effectué, tout s'accélère à une vitesse folle. Et je n'ose pas imaginer quelle tournure prendront les évènements au sortir des vacances de Pâques. Waw, n'empêche, j'ai beau avoir plein de temps libre, ils vont faire du bien tous ces jours prochains. ce repos au printemps. Lyon est devenue mon espèce de destination phare. C'est un vrai nid de cinglés mais j'aime tellement aller les pousser des coudes pour rigoler. Et puis narcissiquement parlant, je ne vais pas cracher dans la soupe : c'est plaisant de se sentir attendue. Rien de très reposant au programme donc mais avec le but de repartir un peu plus légère. Et on en pense ce qu'on veut, pour moi, c'est déjà énorme. Ouais, ouais ouais c'est bientôt !
Mis à part ça, je suis en pleine réfléxion sur mes projets ces prochaines années et je suis forcée de constater que l'avenir est comparable à ce que je vois tous les matins sans mes lentilles. Du flou quoi. Je me sens partagée entre plein d'envies différentes et puis, dans le même temps, je suis bien souvent obligée d'être " réaliste ", et de diriger les prochaines années vers ce que je peux et pas forcément vers ce que je veux. Gros dilemme donc. En gros, je veux à la fois continuer mon école, commencer une formation professionnelle d'animation dans mon domaine. Et puis, peut être pas tout de suite, mais l'Ecole du FRACO ( Ecole du clown et de l'acteur comique ) à Lyon est une étape dans laquelle je voudrais mettre mes pas. Mais tout ça, c'est de l'argent, beaucoup de temps, d'années. Quel désordre. Même à moi ça donne le tourni.
" Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tell'ment troublant, laissez-moi dormir..."
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mardi, 13 mars 2007
Bilan
1 réveil embrumé
4 mails désagréables
1 mail encourageant
1 mal de crâne
3 personnes qui courent après le bus
2 improvisations mitigées
1 rôle de sucre
1 décrochage de téléphone de mauvaise humeur
1 appel inutile d'une agence d'intérim
1 blague sur la sclérose en plaques
3 histoires racontées
1 paquet de tomates cerises dévoré
10 ongles rongés
2 scènes révisées
Alors alors ? Je finis comptable ou obsessionnelle ? ![]()
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dimanche, 11 mars 2007
Combinaisons et fondations

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vendredi, 09 mars 2007
Dépoussiérage
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mardi, 06 mars 2007
J'émince le noir

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dimanche, 04 mars 2007
Maman Papa
Maman, maman, je r'deviens petit garçon
Alors je suis sage en classe
Et, pour te fair' plaisir
J'obtiens les meilleures places
Ton désir
Maman, maman, je préfèere à mes jeux fous
Maman, maman, demeurer sur tes genoux
Et, sans un mot dire, entendre tes refrains charmants
Maman, maman, maman, maman
Papa, papa, en faisant cette chanson
Papa, papa, je r'deviens petit garçon
Et je t'entends sous l'orage
User tout ton humour
Pour redonner du courage
A nos cœurs lourds
Papa, papa, il n'y eut pas entre nous
Papa, papa, de tendresse ou de mots doux
Pourtant on s'aimait, bien qu'on ne se l'avouât pas
Papa, papa, papa, papa
Maman, papa, en faisant cette chanson
Maman, papa, je r'deviens petit garçon
Et, grâce à cet artifice
Soudain je comprends
Le prix de vos sacrifices
Mes parents
Maman, papa, toujours je regretterai
Maman, papa, de vous avoir fait pleurer
Au temps où nos cœurs ne se comprenaient encor pas
Maman, papa, maman, papa
Et mercredi, journée au CRIJ pour bosser cet été. Une grosse et surprenante semaine à venir donc. Et c'est plutôt sereine que je pense l'entamer.
21:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 03 mars 2007
Il faut alterner
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mercredi, 28 février 2007
Qui est invincible ...

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vendredi, 16 février 2007
Sodade Sodade
J'avais écrit quelque chose hier et puis j'ai tout effacé et je recommence. Ca ne m'allait pas, les mots n'étaient pas les bons, ils me semblaient fades, pas appropriés, à côté de la plaque. Je voulais que cette soirée soit retransmise au mieux et ça n'allait pas, ça n'était pas ça du tout.
Il y a deux jours, ma soeur est venue dans le coin. On a passé la soirée de mardi ensemble et elle a dormi ici, chez moi. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas passé une soirée si merveilleuse. Je crois que jamais auparavant, on n'avait été que toutes les deux, seules, sans rien autour, dans un autre cadre, dans ma vie à moi. Et j'ai découvert comme on était proches, comme on était parfois si semblables, à la fois pudiques et excentriques, réservées et sitôt après à se marrer ensemble comme des bossues.
Du coup, en la quittant hier matin, malgré le sourire béat qui ornait mon visage, je sentais mon estomac se serrer. Parce qu'elle et moi, c'est deux fois par an, ce n'est de la faute de personne, c'est comme ça, c'est parce qu'on ne peut pas tant faire autrement.
Il y a eu, dans cette même journée, un cri de joie. Un courrier. L'agence. Les sous qu'ils m'avaient enlevés de la caution. Soulagement et puis cette fois ci je peux le dire, fierté.
Fierté d'avoir trouvé en moi le courage de persévérer, de ne pas laisser tomber. Et voilà en même temps un poids qui fond dans mon crâne. Et un souci en moins.
Et il y a eu cette sieste. Ce réveil bizarre. Le noir, il faisait si sombre. Et tout à coup en allumant la musique, une immense crise de larmes qui dure, qui dure. Calmée. Je reprends mes esprits et je ne sais pas exactement pourquoi tout ça. Ou alors je ne le sais que trop bien. Parce que toutes ces choses refoulées, le besoin de tout contrôler jusqu'à s'envoyer droit dans le mur, je ne comprends pas comment on peut agir comme ça de sorte à se détruire soi-même.
En parallèle, ces discussions avec ceux que je ne connais pas, qui me parlent d'elle, que je ne comprends pas, qui sont à la fois si intéressants et si désespérants. A la fois lumière et douleur. Et comme je suis une véritable éponge, j'absorbe, j'absorbe, j'absorbe. Jusqu'à en avoir mal au coeur.
Et finalement ces larmes soudaines, violemment, de la sorte, c'est une façon comme une autre de dévisser le bouchon, de desceller l'ouverture, de prendre de l'air.
J'ai parfois l'impression lancinante que je ne vis qu'à travers les autres, leurs réussites, leurs chagrins, leurs histoires d'amour. La sensation de ne vivre que le dixième de tout ça, de prendre les choses par substitution pour ne pas tomber. Je ne sais pas comment sortir de cette impasse.
J'ai l'impression de me plaindre pour rien finalement, que tout ça ce n'est pas important, qu'à côté il y a des choses tellement graves, tellement plus vitales que mes petits soucis de jeune femme paumée. Je ne sais pas qui a raison, je ne sais pas si j'ai raison d'écrire ainsi, je ne sais pas si ça change les choses.
Je ne sais pas si en plus de deux ans, les choses ont véritablement changé. Je veux dire ... Profondément .. Est-ce que les choses ont pris un autre chemin, une autre direction.
J'essaie de regarder derrière moi et je ne trouve pas de réponse. Peut être pas encore assez de recul. Parfois, j'aimerais avancer le temps d'un seul coup, être dans quelques années, savoir si ce que je fais aujourd'hui servira à quelque chose ou du moins me servira à moi. Si j'aurai trouvé ce que je cherche et si ce quelque chose aura un nom ou un sourire. Je l'ai déjà dit, et écrit, le temps ne passe pas assez vite à mon goût. Je me sens trop souvent enfermée dans une période qui ne me ressemble pas.
Tout ça me fait sourire. Finalement, quand je serai au bout de ces quelques années, que j'aurai un homme rien qu'à moi, de l'amour à donner et p'têtre des enfants, est-ce que je serai heureuse d'être cette femme là. Sans regretter de n'avoir pas fait autrement, peut être m'être trompée, d'avoir idéalisé le futur ou de m'être posée trop de questions. Ou pas les bonnes. Je ne le saurai qu'en attendant. C'est la seule chose qui me reste à faire. Et le verbe, c'est tellement ça, tellement exactement ça. Attendre. On ne peut sûrement pas vivre quand on attend, il faut choisir. Mais je n'ai pas choisi, je suis trop emmêlée, je fais ce que je peux. C'est pas tous les jours facile. Et je me surprends à rêver d'être autrement, à penser que je ne me suffis pas à moi même, que je suis pas assez bien , seule, pour faire quelque chose, pour entreprendre une vie et un édifice.
Finalement le plus douloureux c'est ça, de penser qu'on est pas assez bien pour soi. Pas pour les autres. Mais pour soi, pour sa propre vie, ses choix. De ne pas se faire confiance.
La peur de mal faire. D'être trop, pas assez, jamais ...
C'est ça qui agrandit la solitude. On peut avoir des dizaines d'amis. Ca ne change rien au fait de pouvoir se sentir vraiment seule. Parce que c'est à soi qu'on raconte tout, c'est à soi qu'on se confie, à soi qu'on ne peut rien cacher. Ou pas longtemps.
Ouais ... c'est encore pas demain qu'on retirera la caillasse que j'ai en moi.
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samedi, 10 février 2007
Comme
Comme c'est vide ce soir
Comme ce sera vide ce week-end
Comme le temps passe
Comme la nuit tombe vite
Comme il fait noir
Comme les gens sont bêtes
Comme j'aurais aimé que tu m'agaces
Comme j'aurais aimé rire, pleurer ou sourire
Comme j'aurais aimé répondre à l'un de tes " posts "
Comme j'aimerais entendre ta voix, tes soupirs, ton drôle de désespoir
Comme j'aurais aimé te raconter ma soirée
Comme tu me manques

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vendredi, 09 février 2007
Avis de vent devant ma vie
C'est les vacances. J'ai l'impression que les dernières sont tout justes derrière moi et pourtant ça me fait du bien.
Comme m'ont fait du bien les flatteries de mon prof ou les nouvelles du spectacle de fin d'année. Le plein air, la réalisation d'un grand projet, et tout ce qui va tourner autour , tout ça ne peut que me mettre du rose aux joues. Je me sens tellement bien à imaginer tout ce prochain travail. Difficile sûrement mais tellement excitant.
Et puis aujourd'hui, grande rigolade en échauffement dit " autonome ". On s'est tous défoulés un max et on a beaucoup ri. Je me suis sentie exactement là où il fallait que je sois.
Une semaine ici. Sous les palmiers, à prendre le temps, à me faire plaisir, à répéter, à lire et à écouter de la musique.
Quelques jours à Lyon, un concert, des amis.
Et pour terminer un week-end avec ma maman. Pour profiter de quelques instants volés.
Et recommencer. Fin Fevrier. Recommencer, recommencer.

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lundi, 05 février 2007
Merci
D'où je vois toute la ville
Et pour le vent qui tourne autour
Des fenêtres de la tour
Pour le trottoir ruisselant
Pour le café les croissants
Et pour l'accordéon qui boite
Au fond du souterrain moite
Pour la nuit sur les bateaux-mouches
Et pour sa bouche
Merci
Pour les matins sur l'oreiller
A cause des congés payés
Pour les écrans de cinéma
Posés dans la rue parfois
Pour les divas dévorées
Pour les odeurs adorées
Pour la mer car elle est gratuite
Et pour certains soirs de cuite
Pour les vieux murs sous les affiches
Et l'herbe en friche
Merci
Pour cette pilule insensée
Que je prends sans y penser
Moi qui n'ai jamais fait l'amour
Avec un compte à rebours
Pour l'audace et le courage
De celles qui à mon âge
Ont su desserrer les coutures
Des générations futures
Pour ce plaisir qui nous dépasse

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dimanche, 04 février 2007
Ce plaisir qui nous dépasse
Ce dimanche ci c'était joli. Ca faisait longtemps que ça ne m'avait pas fait cet effet là.
D'avoir envie d'être demain, d'avoir hâte de reprendre mes cours, de recomencer autre chose.
Sans doute tout ça a été influencé par ma bonne soirée d'hier.
Je n'aime pas tellement sortir mais je m'aperçois que j'en ai besoin. Ca remet les idées en place et ça évite de ruminer toute seule.
Ouais c'était chouette et je ne me prive pas de me le dire, de l'écrire et d'y penser.
Un dimanche comme ça aussi parce que de plus en plus la sensation d'avoir trouvé une véritable amie. Et qu'elle avait le sourire en revenant de la plage. Et que son énergie, ce texte m'a empli d'un bonheur pur et intact.
Dire que tout a commencé par une bêtise un soir où on était toutes les deux connectées sur un forum commun. Que j'avais eu envie d'aller lui parler. Sans penser qu'aujourd'hui, elle prendrait cette place là, toute cette place là.
Que j'aurais si envie de la voir, pour de vrai cette fois, qu'on fasse des choses toutes les deux, de me dire si fort qu'elle me ressemble, qu'elle me comprend et qu'elle est si proche de ce que je suis, si familière. C'est comme si ces mois étaient des années, comme si je ne pouvais plus imaginer ne plus lui parler. Je me rends compte de tout ce qu'elle m'a déjà donné, de tout ce qu'on a échangé, de toutes les choses intimes dont on a parlé, de toutes ces soirées à rire et à pleurer et ne jamais s'en formaliser.
Encore deux à mois à patienter avant , enfin, de l'avoir avec moi pour quelques jours et que ça prenne encore plus de place qu'avant.
Parce que pour moi c'est une évidence, une telle évidence.
Dimanche influencé aussi par cette dernière semaine avant les vacances. Avant d'aller dire bonjour par ci par là. Avant de pouvoir parler à ma mère autrement qu'avec ce putain de téléphone. Avant de respirer un bon coup, réfléchir, prendre le temps.
Les choses avancent, lentement, evidemment. Mais on avance. Et il faut que je m'accroche à toutes ces choses qui vont venir envahir ma vie et ma maison.
A la musique qui hante mon ordinateur.
A la vie qui suinte tout autour
A tout ce qui est à portée de mes mains
A moi et à vous
Pour ce plaisir qui nous dépasse ... ( Jeanne Cherhal )
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mercredi, 31 janvier 2007
Un soir qui pèse une tonne
J'ai le moral tout au fond de mes chaussettes
Je ne sais plus si ce que je fais est bien
Si ce que je vais faire sera bon
Une enclume me tire vers le bas
Rester debout, rester debout
J'ai le moral au fond, tout au fond de mes chaussettes

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dimanche, 21 janvier 2007
Là debout et la rade devant
J.Salomé )

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samedi, 20 janvier 2007
Si je m'écoutais je m'entendrais

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lundi, 15 janvier 2007
Je voudrais
Attendre toute la nuit un texto qui ne vient pas
Allumer mon téléphone en sortant de cours avec dans le coeur des troupeaux d'éléphants
Avoir hâte de faire un week end à deux
Me faire du souci pour quelqu'un d'autre que moi
Entendre " tu es belle "
Sentir un baiser brûlant sur ce genou qui me fait mal
Compter les jours
Avoir les yeux qui clignotent
Dire à maman " je suis heureuse tu sais "
Avoir un vrai prétexte de moins écrire sur cette saleté de blog
Arrêter d'entendre les gens désespérés pour moi
Cesser de devoir supporter les blagues nulles à ce sujet
Regarder dans la même direction qu'un autre
Sentir de nouveau le bruit d'un organe qu'on descelle
Descellage un peu douloureux
Mais plein de promesses.

Mais tout ça ce sont des " je voudrais ". Des espoirs bien abimés. Des " Et si " . .
Quand j'ouvre les yeux, que la lumière m'aveugle, la lumière idiote et crue des dimanches soirs, je ne vois rien ni personne devant.
Je n'ai pas de force, pas de courage, pas de confiance. Je ne suis capable de rien, je me sens transparente. J'écoute les autres, je m'émerveille de leurs yeux brillants et de leur avenir. Mais tout est vide. Je suis réceptacle. Je suis vide amour.
Je suis entourée. Mais il me manque les bras, l'amour, l'essentiel, l'envie d'aller plus loin, d'aller plus haut, la p'tite flamme.
Et je n'ai pas envie qu'on me dise que j'ai la vie devant moi, que je suis jeune ou que ça viendra. Je me fous de tout ça, je préfère qu'on ne me dise rien.
Je préfère juste que ça arrive. Là, maintenant, bientôt, pour me réchauffer.
Si j'avais pu choisir entre moi et autre chose
C'est un peu moche a dire mais j'aurais pris autre chose
J'y pense assez souvent et je commence a m'y faire
Quand j'en aurais le temps je finirai même par me plaire
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mardi, 09 janvier 2007
A quoi je joue
La rentrée a accouché. De quelques heures pour l'instant et de bien plus dans quelques temps. Ben tu vois c'était pas si mal que ça finalement. Oui et hocher la tête. Ils sont bons ces comprimés. Quand on se drogue à la vitamine C, est-c'qu'on se drogue vraiment ? Ce sont le genre de questions déprimantes qui hantent le cerveau des nanas qui font gaffe à elles. Mais comme ça n'est pas mon cas, alors j'oublie ces considérations et demain c'est les soldes et je compte bien flâner dans les boutiques pour aérer ma cervelle d'angoissée.
Ce n'est pas tellement que je manque de quelque chose ( d'ailleurs qui va faire les soldes en manquant de quelque chose ? ça semble complètement incongru ) mais la foule pressée, les gens heureux, les musiciens sur la Comédie , le mime éternel et quelques rayons de soleil , ça rendra la journée bien à mon goût, bien légère, bien superficielle. Et ça fera plaisir aux multinationnales qui doivent compter les heures dès ce soir.
Ah tiens ma chanson préférée de Bratsch qui passe à l'instant. Le destin ? Oui bien sûr, il repassera demain celui là avec sa copine la chance. En attendant qu'est-ce que c'est beau. Beau et envoûtant. Ces mecs sont des génies. C'est dans ces moments là que je me mets à regretter d'avoir été si insouciante plus jeune avec la musique parce que quelque part, ça me fait un trou, un manque. Mais je n'ai ni le courage ni les moyens de reprendre et j'imagine que feignasse comme je peux être parfois ( je suis dure là non ? ) je préfère finalement entasser ça avec les " regrets " et mes nombreux abandons.
Et puis ça me fait penser que je trouve ça assez comique quand on me dit de cesser de regarder derrière moi. Encore faut -il qu'il y ait quelque chose à regarder devant. Et intéressant j'entends. Et ça, c'est pas toujours gagné même si blablabla, même si on se convainc tous les jours qu'on ne fait pas les choses pour rien et qu'on ne se trompe pas. Je dois être une éternelle insatisfaite. Ou une chieuse. Et sûrement les deux finalement.
Bon minuit approche à grands pas, l'inspiration me perd ou l'inverse. J'ai l'impression de radoter. Je continuerai demain. Ou pas.
Et en attendant une p'tite chanson ...
Dis-moi que tout va bien
au creux de l'oreille
Que je puisse enfin
enfin trouver le sommeil
Dis-moi que tout va bien
que je suis de taille
à pouvoir enfin
enfin trouver du travail
Dis-moi qu'on ne va pas
me mettre dehors
parce que je n'ai pas
de papiers ni de trésor
Berce-moi d'illusions
de rêves de môme
Quand on sera grand
ils seront gentils les hommes
Raconte-moi des histoires
que je fasse semblant de croire
Que j'ai la vie devant moi
La vie devant moi
Dis-moi que j'ai le temps
de courir le monde
avant que le monde
ne soit mis à feu et à sang
Dis-moi que j'ai le temps
de trouver l'amour
avant que l'amour
ne soit plus qu'un rêve d'avant
Berce-moi d'illusions
serre-moi plus fort
que je puisse encore
sentir l'herbe sous le béton
Dis-moi qu'un de ces jours
je retrouverai
le courage pour
avoir la vie dont je rêvais
Invente-moi des histoires
je ferai semblant de croire
Que j'ai la vie devant moi
La vie devant moi
Pour que je ferme les yeux
sur les portes qui se ferment
Pour que je les ouvre un jour
dis-moi que j'ai toujours
La vie devant moi
Zazie ( la vie devant moi )
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lundi, 08 janvier 2007
Angoisses

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samedi, 06 janvier 2007
Prise de cours
J'ai mal à la tête. J'ai dû trop dormir. Ou me coucher trop tard. Ou les deux.
Peu importe, on est samedi, milieu d'après midi et on arrive bientôt au terme de deux semaines de vacances décidément toujours trop courtes. Il va falloir reprendre du service et je vois d'ici que ça ne va pas être chose facile. La preuve, j'ai encore plus d'un jour de repos et ça fait déjà quelques jours que j'angoisse à l'idée de reprendre l'année. Et pourtant quand on sait que j'aime ce que je fais , ça semble carrément invraisemblable. Et pourtant. Pourtant j'en ai mal au bide. Sûrement parce que tout ce que j'espérais n'est pas arrivé, sans doute parce que la nana avec qui je commencais à me lier est internée jusqu'à perpette, sans doute parce que j'en demande chaque fois trop et que mon intégration me semble longuette. Parfois je me sens vraiment en décalage par rapport aux autres, le fait de ne pas avoir envie de trainer dans les bars à toutes les fins de cours, de ne pas m'amuser des mêmes choses. Ca me laisse sur la touche même si j'aime bien leur compagnie. Je suis toujours un peu décalée, toujours un peu en dehors du cercle " étudiant ". M'enfin c'est comme ça, je vais pas me refaire et les autres non plus. On verra bien comment se dérouleront les prochains mois.
J'ai toujours pas commencé à plancher sur un texte pour lundi. Je n'ai vraiment pas le goût à ça. D'ailleurs je n'ai pas d'idée et pas trop de choix. Je sortirais bien mais je vais avoir envie de dépenser et je n'ai rien à dépenser. Je vais attendre les soldes. Je dis ça et il se peut que je n'achète rien non plus pendant les soldes. Je culpabilise trop, je n'arrive plus rien à acheter. Y a deux ans c'était le contraire. Comme quoi on change.
Il fait super beau. Je pourrais aussi me balader dans le parc en face mais pourquoi ? avec qui ? Qu'est-c'que j'y ferais ... Je n'ai personne à appeler pour aller faire un tour et rigoler un peu. Je m'entends bien avec tout le monde mais je ne suis amie avec personne. Défaut de temps j'imagine. Mon manque de patience sûrement.
M'enfin il se trouve quand même que là, tout de suite, j'aimerais bien avoir quelqu'un à qui raconter tout ça au lieu de mon stupide blog.
Pfff, et le temps qui file ...

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mercredi, 03 janvier 2007
Trois p'tits tours et puis s'en vont

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dimanche, 24 décembre 2006
La boucle est bouclée
Père Noël,
Cette année, il n'y aura pas eu de neige en Décembre. Mais un mois un peu compliqué, un peu triste parfois, un peu long.
Un énième déménagement, des crises de nerfs, des confessions. Des mots de trop, des mots en poignards. Dans ses phrases, la cruauté, la détermination de ne pas me soutenir. Et aucun droit de réponse ;..
Durant ce mois de Décembre, il y aura eu aussi la triste tristesse, le manque, l'absence, le départ pour toujours. Réunion funéraire, des aux revoirs mouillés et des étreintes rassurantes.
Apprendre à vivre sans l'un d'entre nous, un maillon disparu, et l'on reforme la chaîne comme on peut, pour le futur et l'avenir, pour lui et pour chacun.
Il y a eu aussi du meilleur, la perspective d'une rentrée artistique riche. L'espoir d'un projet de groupe, la certitude que l'on me garde et que j'ai quelque chose à faire ici. Rien de particulièrement étonnant mais il est toujours agréable de se l'entendre dire surtout quand est, comme moi, sans cesse en doute et en failles.
J'ai confiance en tout ça, j'ai confiance en cette rentrée, en cette nouvelle année et je me fredonne inlassablement « le meilleur reste à venir, le meilleur reste avenir « . Ballade pour grands enfants, ballade pour conserver l'envie.
Cette année, pas de décorations, pas de lumières, pas de magie, je ne serai pas allée dans ton sens, Père Noël. J'espère que tu ne m'en veux pas. Pas de cadeaux à offrir, pas de sous, pas l'envie particulière de recevoir quelque chose. Noël, ça voulait dire quelque chose en famille. Noël, c'était l'Ensemble, le Tout, la réunion, la joie. Noël, c'était quand tout allait bien. Ou plutôt quand tout n'avait pas encore explosé. Maintenant, Noël c'est vide et j'ai déjà hâte que ça en finisse. Noël, ça reviendra peut être avec l'amour, le ventre rond et le reste.
Pas de voeux féeriques pour 2007. Juste que la vie poursuive son cours, qu'elle danse, qu'elle blesse, qu'elle valse comme elle en a l'habitude. Que ceux et celles que j'aime soient encore là, près de moi, pour longtemps, longtemps, longtemps avec leurs évidences, et leurs rires qui résonnent un peu partout.
En attendant, les ordinateurs débloquent, les gens meurent et le temps change sans cesse dans une imperturbable danse hivernale
Joyeux Noël à toi vieux bonhomme en rouge, à ceux qui auront pris le temps de me lire et tous ceux qui le veulent.

Eragon sur Windows Live Spaces: Partez sur les traces des dragonniers!
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jeudi, 14 décembre 2006
Voilà, voilà, voilà ...lala la lala lala
Qui les a cousues d'or et de lumière
Par le doux repos qui te sourit
Par le manteau qui t'a recueilli
Par le geste sain, par la caresse
De tant d'amour inscrit à ton adresse
Par les mots qui vibrent en somnolence
Par l'ombre portée du silence
Par la main déposée sur tes yeux
Qui les a couverts d'or et de lumière
Par cette rosée qui ne peut sourdre
Du chas gelé de tes frêles paupières
Par ce qui se fait quand rien ne se passe
Par les effets de tout ce qui s'efface
Pour que l'on retourne en innocence
Par l'ombre portée du silence
Qui les a tissés d'or et de lumière
Le monde se pend a ton souffle
Par la blancheur, par la brise légère
Le monde s'éprend de ton coeur
Qui ne bat plus que dans les autres coeurs
Par la main posée sur ton absence

Je t'aime ...
Live.com : Messenger vous présente son moteur de recherche !
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samedi, 11 novembre 2006
Armistice
Aujourd'hui c'est jour ferié. Armistice. Fin des hostilités.
Pour moi aussi, bizarrement, c'est un peu la fin des bagarres. Pour accepter la réalité. Pour avancer, pour lutter malgré les embûches. Elle avait raison. On tombe peut être. On tombera. Mais on se relève et on se relèvera. C'est comme ça.
J'avancais tranquillement, j'avais plus ou moins trouvé mon rythme de croisière, mon allure. J'avais l'impression de tout maitriser, de tout avoir sous mon contrôle. Et il a suffit de " ça " pour que je ne maitrise plus rien, pour que je ne controle plus rien. Que je trouve " l'autre " diaboliquement plus fort que moi. Et que ça m'écrase.
Ca sonnait pour moi comme un injuste injustice, presque une malédiction. Qui avait pû vouloir tout détruire ce que j'avais mis tant de temps à construire, qui avait voulu me montrer sans le savoir vraiment que cette ville était comme les autres, source de dangers et de problèmes en tout genre ? J'ai eu bien evidemment des moments de parano, d'impressions de persécutions, des troubles complètement extrèmes. Et quand les choses peinent à s'arranger, quand le temps s'allonge, alors vite fait, mal fait, on perd pied.
Et puis, parce que tout ne peut pas être noir, alors il y a cette voix, cette maman, ces mots -là qui rassurent. Ces mots et ces soupirs qui comprennent et aquiescent, qui ne minimisent rien, qui prennent en compte la douleur et la culpabilité. Et qui savent les calmer sans les ignorer.
Heureusement aussi, il y a le soleil, le froid qui n'arrive pas, la télé, les coups de téléphone et les sms. Encore 3 semaines, ça va passer aussi vite que lentement. Ca va encore demander plein d'énergie et tout ne se déroulera peut être aussi bien que prévu.
Mais au final, ça sonnera toujours un nouveau départ. Un peu boiteux surement. Mais bien plus rassurant aussi.
3 semaines, 3 semaines, 3 semaines ....
utilisez Windows Live One Care, c'est gratuit !
20:17 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 25 octobre 2006
Hier j'étais quoi ? Hier, je croyais être quoi ?
J'étais plus glissant que l'onde
Hier j'étais le roi du monde
Ma bouche était pleine et féconde
Aujourd'hui rien
Je ne soupçonne
En vérité
Rien de rien
Je te le dis, comprends-moi, elles me tiennent.
Qui me tirent vers le bas
Me répondent par des maux d'estomac
Mauvaises raisons, mauvais choix
Qui défilent devant moi
Me confondent
Et me laissent pantois
Je ne regardais que mon ombre
Hier j'étais bien seul au monde
Hier j'étais bien seul au monde
Aujourd'hui rien
Je ne décèle
A ton sujet
Rien de bien
Entre toi et moi, comprends, il me tue
Qui me tirent vers le bas
Me répondent par des maux d'estomac
Mauvaises raisons, mauvais choix
Qui défilent devant moi
Me confondent
Et me laissent pantois
Les possibles derrière moi
Je les traîne, qui les voit,
Ne me juge pas.

Windows Live Messenger sur i-mode : dialoguez sur votre mobile comme sur votre PC avec Bouygues TELECOM !
23:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Flou
Tout ça finira bien par passer. Il y aura d'autres matins plus luminueux. Et ça repartira comme c'est déjà reparti.

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lundi, 23 octobre 2006
il fait humide en Octobre
TEN : Windows Live Messenger illimité sur ton mobile !
22:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 16 octobre 2006
Grand chaos de petites pensées

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lundi, 09 octobre 2006
Les cailloux ne sont pas morts

Windows Live Messenger sur i-mode : dialoguez sur votre mobile comme sur votre PC avec Bouygues TELECOM !
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samedi, 30 septembre 2006
A la veille
M'hija quédate conmigo un rato ;
¿Porqué andas arrastrando esa desdicha?
Espérame un momento y te desato ;
Pero, qué enredo te has puesto, muchachita...
¡Qué amargos son los hechos que adivinas !
¡Qué oscura es la ronda de tu recuerdo !
Y en cuanto a tu corona de espinas,
Te queda bien, ¡pero la pagarás muy caro!
Con tu mirada de fiera ofendida,
Con tu vendaje donde herida no hay,
Con tus gemidos de madre sufrida,
Espantarás a tu última esperanza...
Haz de tu puño algo cariñoso,
Y haz de tu adiós un "ay mi amor",
Y de tu seña una sonrisita,
Y de tu fuga un "¡ya voy ya voy llegando!"
Ma fille, reste un peu avec moi ;
Pourquoi traînes-tu derrière toi cette infortune ?
Attends-moi un moment, je vais te détacher ;
Mais, dans quel imbroglio t'es-tu mises, ma petite
Comme les choses que tu devines sont amères !
Comme la ronde de tes souvenirs est sombre !
Et quant à ta couronne d'épines,
Elle te va bien, mais tu la paieras chère !
Avec ton regard de fauve offensé,
Et ton pansement sans blessure,
Avec tes gémissements de mère résignée,
Tu effraieras ton dernier espoir
Fais de ton poing quelque chose de tendre,
Et fais de ton adieu un ô mon amour
Et de ton signe un léger sourire
Et de ta fuite un Je viens ! J'arrive !

Windows Live Messenger illimité sur ton mobile !
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vendredi, 22 septembre 2006
Pérégrinations à la lueur de la lune
Retrouvez tout en un clin d'oeil avec Windows Desktop Search !
01:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 18 septembre 2006
Septembre espéré, Septembre réalité

TEN : Windows Live Messenger illimité sur ton mobile !
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vendredi, 08 septembre 2006
Partir sans se retourner, ne surtout pas se retourner
Marre des virus ? utilisez Windows Live One Care Beta, c'est gratuit !
02:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 05 septembre 2006
Chaque jour de plus
Si c'est un aller sans retour
Y a plus que du vide à la place
Mais que veux-tu que j'en fasse ?
A quoi ça sert la vie
Quand on meurt petit à petit
S'il ne reste plus que l'absence
A qui veux-tu que je pense ?
Je jure si tu reviens
Je saurai être heureux d'un sourire
Je jure que j'apprendrai à écrire
Tous les mots pour le dire
Chaque jour de plus est un jour de trop
Je plie déjà sous le fardeau
Chaque jour de plus est un jour de trop
Est-ce que tu reviendras bientôt ?
Et moi je sers à quoi
Si je n'suis plus la moitié de toi
Si ta vie n'est plus dans le mienne
Comment veux-tu que je tienne ?
Je jure si tu reviens
J'apprendrai à être différent
Je jure que je saurai simplement
Laisser le temps au temps
Chaque jour de plus est un jour de trop
Je plie déjà sous le fardeau
Chaque jour de plus est un jour de trop
Est-ce que tu reviendras bientôt ?
Il ne reste plus que l'absence
A qui veux-tu que je pense ?
Chaque jour de plus est un jour de trop
Je plie déjà sous le fardeau
Chaque jour de plus est un jour de trop
Est-ce que tu reviendras bientôt ?
Michel Fugain

20:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 04 septembre 2006
The songs what we sing
Reminded me of you
Before you got afraid
I wish that you could've stayed that way
I saw a little girl
I stopped and smiled at her
She screamed and ran away
It happens to me more and more these days
And these songs that you sing
Do they mean anything
To the people you're singing them to
People like you
I saw a photograph
A woman in a bath
Of hundred dollar bills
If the cold doesn't kill her, money will
I read a magazine
That said by seventeen
You life was at an end
I'm dead and I'm perfectly content
And these songs that you sing
Do they mean anything
To the people you're singing them to
People like you
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mercredi, 30 août 2006
3,2, 1 ...

TEN : Windows Live Messenger illimité sur ton mobile !
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mardi, 29 août 2006
Mon but dans la vie ? échouer
C'est que tout ce que j'entreprends fini par rater
Je suis monsieur désillusion le roi de l'annulation
Un collectionneur d'évènements qui n'arrivent jamais
J'ai toujours le sourire tout est sans surprises
Je vois mon avenir et ça va mal finir

23:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 20 août 2006
Souvenirs en vrac
MSN Hotmail sur i-mode : envoyez et recevez des e-mails depuis votre téléphone portable !
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jeudi, 17 août 2006
Les nuits sont acides

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jeudi, 10 août 2006
Se cogner entre nous, s'aimer malgré tout

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mardi, 08 août 2006
Ca pue la connerie
Découvrez Windows Live Messenger : le futur de MSN Messenger !
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samedi, 05 août 2006
Vagabondages

MSN Hotmail sur i-mode ! : envoyez et recevez des e-mails depuis votre téléphone portable !
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lundi, 31 juillet 2006
on rit des larmes
Une maison rien que pour nous, pour deux jours. Le calme et toute la vie qu'il y avait pourtant. Ce repas inoubliable. Simple mais merveilleux.
Aujourd'hui, avec le départ de tout le monde petit à petit, je vois les choses qui évoluent. Le mois d'Août qui court. Et le départ bientôt sonné. Tout ce que je vais perdre même si j'ai tant à y gagner. La peur de mal faire sans doute, l'angoisse de rester sur le carreau, de patauger dans des préoccupations lointaines, de mal vivre et de pas réussir à avancer. Tout ça, je ressens maintenant le besoin d'aller voir ce qui va se passer. Pour faire fuir ces angoisses.
La peur du " toute seule " aussi. Vraiment toute seule. Même s'il y a les amis, même s'ils y étaient tous ce week end et que je ne regrette rien, j'aurais certainement voulu moi aussi avoir des bras à serrer, des regards tendres à croiser, des yeux qui disent tout seuls que dans quelques années, on fêtera encore ces anniversaires là, ensemble et qu'on est bien simplement. Manque d'être aimée différemment que ce week end. Manque de la vie à deux et combler l'absence, le " rien du tout ".
Malgré tout, ce fut tout de même splendide. Même si, même si ...
J'imagine qu'il faut continuer à y croire, à s'ouvrir aux autres et à ne pas refuser de voir ce qui se passe pour que ça arrive. Pour qu'enfin, moi aussi, je comprenne que je suis l'Elle d'un Lui. Et que moi aussi j'ai le droit d'aimer et d'être aimée le plus simplement du monde.
.....

uvez tout en un clin d'oeil avec Windows Desktop Search !
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jeudi, 27 juillet 2006
20 ans, c'est maintenant et même plus demain

Retrouvez tout en un clin d'oeil avec Windows Desktop Search !
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samedi, 22 juillet 2006
Notre Bicoque
On aime bien les tordus les barjots les jobards
On aime les farfelus les fêlés les bizarres
On aime les disjonctés qu'ont perdu la raison
Les fous les enragés mais on n'aime pas les cons
Si t'es un voyou un pouilleux un poète
Si tu boîtes un peu de la tête
Un va-nu-pieds qui va nulle part
Le coeur perdu dans les ornières de sa mémoire
Un cheveu dans la soupe des puissants
Un grain de sable dans les pensées des bien pensants
Si tu t'uses à planter des clous dans les marteaux
Et à creuser ton trou avec des mots
Si t'es un cri si t'es un chant
Si tu te saoûles avec du vent
Si plutôt qu'être raisonnable
Tu préfères vendre ton âme au Diable
Si t'es toqué si t'es fada
Si t'as des pensées hors-la-loi
Si tu ne baisses pas ton froc
Si t'es toqué si t'es fada
Bienvenue dans notre bicoque
On aime bien les tordus les barjots les jobards
On aime les farfelus les fêlés les bizarres
On aime les disjonctés qu'ont perdu la raison
Les fous les enragés mais on n'aime pas les cons
Si t'as dans les yeux ces questions qui affament
Si ça boîte un peu dans ton âme
Entre le hasard et le ciel
Une fronde allumée au fond de tes prunelles
Ton regard d'ébouriffeur de Lune
Comme un espoir de ne pas crever pour des prunes
Si tu t'uses à planter ton rire dans l'infini
Et à semer le soleil de la zizanie
Si t'es un cri si t'es un chant
Si tu te saoûles avec du vent
Si plutôt qu'être raisonnable
Tu préfères vendre ton âme au Diable
Si t'es toqué si t'es fada
Si t'as des pensées hors-la-loi
Si tu ne baisses pas ton froc
Si t'es toqué si t'es fada
Bienvenue dans notre bicoque
On aime bien les tordus les barjots les jobards
On aime les farfelus les fêlés les bizarres
On aime les disjonctés qu'ont perdu la raison
Les fous les enragés mais on n'aime pas les cons
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mardi, 18 juillet 2006
Itinéraires
J'espère que les miens sont très très bien
C'était bien ce week end. Vraiment bien, vraiment reposant, vraiment ressourçant.
Dans un camping vraiment trop chouette. Avec plein d'arbres. Ne rien s'imposer, vivre à la minute et profiter du calme des bords de lac, des bêtises d'Olivier, des expressions bizarres de Pauline, du rire de Françou et de la sérénité de Laura.
Ne penser à rien. Juste être là, ensemble, à voir passer le temps sans s'ennuyer, à s'aimer autre part, plus calmement.
J'étais bien, j'étais loin de toute cette agitation lyonnaise, de tous ces soucis débiles, de ce job inconnu, de ces réponses négatives, de ces accrocs et angoisses diverses qui pourrissent mes journées habituellement.
Loin de la routine, du " toujours pareil", des habitudes, du monde ordinaire.
Loin des engueulades, des posts, des rumeurs, des jalousies, de la méchanceté.
Parfois, il faut savoir s'arrêter, souffler et regarder autour de soi pour comprendre à quel point c'est pas si loin pour etre bien.

Découvrez Windows Live Messenger : le futur de MSN Messenger !
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mardi, 11 juillet 2006
Déceptions et envies, paradoxe estival

Retrouvez tout en un clin d'il avec Windows Desktop Search !
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samedi, 08 juillet 2006
Ce serait bien quand même
J'ai besoin de partir
Besoin d'aller plus loin
Sur le bord de la peine
Je préfère être libre
Ca serait bien quand même
Qu'on s'en aille tout de même
Au-delà de la ville
Voir et danser Gitano
J'ai besoin de partir
Besoin d'aller plus loin
Sur le bord de la peine
Je préfère être libre
Ca serait bien quand même
Qu'on s'en aille tout de même
Au-delà de la ville
Voir et danser Gitano
Santa Maria Vanmara
On sera bien ensemble
Pour l'amour et le reste
Quand les fleurs se fânent
Et je vois des roses
Survoler haut le ciel
Voler comme des flamandes
Voler de ville en ville
Ca serait bien quand même
Quon se suive tous ensemble
Les guitares à l'épaule
Les besaces à l'avant
Le besoin de partir
Au plus loin de nous-mêmes
Voir l'homme et la femme
A cheval en Camargue
Si tu n'aimes pas mes rimes
Là bas m'attend quand même
Au-delà des mes cimes
Messager du voyage
Mais si elle a la danse au coeur
On se promet la terre
Propre et libre demain
Dans la tête et ailleurs
Si tu veux pas me suivre
Là bas m'attend quand même
Je suivrai l'autre rive
Des oiseaux du voyage
Si tu veux pas me suivre
Là bas m'attend quand même
Je suivrai l'autre rive
Des oiseaux du voyage

Les Oiseaux du Voyage - Dikès et Debout Sur Le Zinc
( Merci à Pauline d'avoir pensé à moi ... )
MSN Hotmail sur i-mode ! : envoyez et recevez des e-mails depuis votre téléphone portable !
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vendredi, 30 juin 2006
Le méli mélo de juin qui meurt

: le futur de MSN Messenger !
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lundi, 26 juin 2006
Bulle

Testez la future version de MSN Hotmail : Windows Live Mail !
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samedi, 24 juin 2006
Septembre .. question de vie ou de mort

: le futur de MSN Messenger !
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jeudi, 22 juin 2006
Il se fait rance
: le futur de MSN Messenger !
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vendredi, 16 juin 2006
J'aime pas

21:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Avenir où es tu ? Que fais tu ?

MSN Hotmail sur i-mode : envoyez et recevez des e-mails depuis votre téléphone portable !
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vendredi, 09 juin 2006
Si c'était pas l'été, est-ce que ce serait pareil ?

Testez la future version de MSN Hotmail : Windows Live Mail !
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lundi, 05 juin 2006
Les bulles remontent à la surface

Testez la future version de MSN Hotmail : Windows Live Mail !
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jeudi, 01 juin 2006
C'est pas de ça dont j'avais envie, madame la vie

MSN Hotmail sur i-mode ! : envoyez et recevez des e-mails depuis votre téléphone portable !
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mardi, 30 mai 2006
Pas pû, pas réussi

MSN Hotmail sur i-mode : envoyez et recevez des e-mails depuis votre téléphone portable !
23:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Sors du coin, il faut que je sorte du coin

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samedi, 27 mai 2006
Je ne sais pas respirer par la tête


Testez la future version de MSN Messenger : Windows Live Messenger !
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vendredi, 26 mai 2006
Je ferai sans, je ferai semblant

L'espoir de sentir près de moi ta présence et ta chaleur, je ferai sans
Je fais taire au fond de moi les mots d'amour comme on étouffe une rumeur
J'oublie l'avenir à contre-coeur, le présent je ne fais que l'oublier
Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant
Le courage que tu me révèles quand les forces m'abandonnent je ferai sans
Tes appels et ta voix que j'entends, que j'attends constamment, je ferai sans
Même si je m'applique à ne pas ignorer tes raisons tes arguments,
Ton souvenir a la force d' un coup de poing que je prends en plein dedans.
Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Un seul être vous manque et tout est dispersé
Je cherche alors la nuit pour m'échapper du jour
Qui a mis en lumière ton regard qui me suit
Qui me suit, qui me suit
Je remonte à contre-courant la force du torrent qui m'attire à toi
Je m'agrippe à tout ce que je peux à défaut de m'agripper à tes doigts
Je m'agrippe à tout ce que je peux, je m'agrippe à tout ce que je peux
Je m'agrippe à tout ce que je peux...
Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant
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mercredi, 24 mai 2006
Toi mon chat toi mon roi

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mardi, 23 mai 2006
Ecris moi
Les cigarettes se consument sous la lune
Le cabestan hissant
Le fardeau des enclumes
Taille les plumes
Du sang jaillissant
Sur l'horizon engorgé sous la brume
Je m'acclimate
Aux saisons à trois pattes
Qui se bousculent
Pour quelques patates
Ca fait du bruit dans les ciels
Ca ne dit rien mis à part l'écume
La bave brune s'écoulant
Les écorces laissent la place
Ecris-moi, crie-moi
Toi moi, crie-toi
Ecris-moi toi crie pas comme ça
Toi quoi qu't'as dans l'bas
Crie qu't'as des fois froid dans toi
Crois-toi moi pas
Ecris-moi toi une fois
Les hommes fous s'éclaboussent sous la rousse
L'or du croissant flottant
Sur la vague et la mousse
Qui taille douce
La branche plissant
Sous les images effritées de ta frimousse
Je décommunique
Et j'oublie cette musique
Qui me gargouille
Et me fait la nique
Ca fait du bruit dans les ciels
Ca crie des fois haut perché mais en douce
La lave brune s'écoulant
Si les mers meurent en déserts
Ecris-moi, crie-moi
Toi moi, crie-toi
Ecris-moi toi crie pas comme ça
Toi quoi qu't'as dans l'bas
Crie qu't'as des fois froid dans toi
Crois-toi moi pas
Ecris-moi toi une fois
Un brin d'herbe me cachait la vue du monde
Mets du faux cil à tes cils et du tragie dans la comédie
Moyennant quelques secondes, ici bas

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lundi, 22 mai 2006
Le cafard n'est qu'un sale con

Testez la future version de MSN Hotmail : Windows Live Mail !
15:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
On avance
Au fond de la baie de Somme,
La famille sur les transats,
Le pommier, les pommes.
Je regardais la mer qui brille dans l'été parfait.
Dans l'eau se baignaient des jeunes filles qui m'attiraient.
Les promenades le long des dunes, en voiture,
Pendant qu'elles regardaient en haut la lune pure.
Je mettais dans mes mains leurs doigts
Et j'étais le roi
Comme dans les chansons d'amour d'autrefois.
Tous ces petits moments magiques
De notre existence
Qu'on met dans des sacs plastique
Et puisqu'on balance,
Tout ce gaspi de nos curs qui battent,
Tous ces morceaux de nous qui partent,
Y'en avait plein le réservoir
Au départ.
On avance, on avance, on avance.
C'est une évidence :
On a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens.
On avance.
On avance, on avance, on avance.
Tu vois pas tout ce qu'on dépense. On avance.
Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense.
Il faut qu'on avance.
Le soir avec les petits frères, on parlait.
On voulait tout le monde refaire. On chantait.
Ces musiques et ces mots tendres,
Comme ils datent.
Ces lettres d'amour attendent
Dans quelles boîtes ?
Alain Souchon

Testez la future version de MSN Hotmail : Windows Live Mail !
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jeudi, 18 mai 2006
Il faudra du mercurochrome et beaucoup de courage

Testez la future version de MSN Hotmail : Windows Live Mail !
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lundi, 15 mai 2006
Tu retournera en cours parce que je t'aime

MSN Messenger : dialoguez gratuitement de PC à PC !
23:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 09 mai 2006
Le poids plein d'amour

Je porte le monde sur mon dos
Comme un lourd fardeau
L'atlas était plus fort que moi
Je plie sous le poids
La tête basse, je marche droit
Sans un sourire ni un mot
Et ceux qui m'aiment portent sur leur dos
Ma vie moi et mon fardeau
Avoir mal est bien inutile
La vie est assez difficile
Peut être partager le fardeau
C'est aimer ceux qu'il faut
Quand ce poids sera plein damour
Il ne sera plus lourd
Il s'envolera loin d'ici
Et je serai guérie
Lorsque j'march'rais la tête haute
Mon coeur sera votre hôte
A mon tour je pourrais porter
Je pourrais vous remercier
De m'avoir tant aidée
Je vous aime parents et amis
Mais je garde au chaud mes mercis
MSN Hotmail : créez votre adresse e-mail gratuite & à vie !
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Yalala yalalala

MSN Hotmail : venez tester la version bêta en exclusivité !
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samedi, 06 mai 2006
La flaque se prend pour la mer
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MSN Hotmail sur i-mode : envoyez et recevez des e-mails depuis votre téléphone portable !
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vendredi, 05 mai 2006
Pourvu
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mercredi, 03 mai 2006
Rongée par une perforatrice

MSN Messenger : dialoguez gratuitement de PC à PC !
14:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 30 avril 2006
Incompréhension
Not to sing this song in tears
For I feel so small
In this big black hole ...."
Retrouvez tout en un clin d'oeil avec Windows Desktop Search !
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samedi, 29 avril 2006
Y a eu l'écriture mon tonton et la musique

Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s'amuse bien, il n'tombe jamais dans les pièges
Il n'se laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s'occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse
Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Il travaille un p'tit peu quand son corps est d'accord
Pour lui faut pas s'en faire, il sait doser son effort
Dans l'panier de crabes, il n'joue pas les homards
Il n'cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare
Avant qu't'aies rien pu dire, il t'aime déjà au départ
Il n'fait pas de bruit, il n'joue pas du tambour
Mais la statue de marbre lui sourit dans la cour
Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours
Lui, pour leur faire plaisir, il raconte des histoires
Il les emmène par-delà les labours
Chevaucher des licornes à la tombée du soir
Comme il n'a pas d'argent pour faire le grand voyageur
Il va parler souvent aux habitants de son cur
Qu'est-ce qu'ils s'racontent, c'est ça qu'il faudrait savoir
Pour avoir comme lui autant d'amour dans le regard
MSN Hotmail sur i-mode : envoyez et recevez des e-mails depuis votre téléphone portable !
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samedi, 22 avril 2006
Ennui
Ennui. Je m'ennuie. Je m'ennuie à mourir. Elle est terrible cette expression. Mais j'ai l'habitude, j'étais une petite fille qui très souvent disait " je m'ennuie maman, je ne sais pas quoi faire ". Toujours. Comme un refrain qui revient. A peine périmé.

Tout savoir sur la sécurité de votre PC !
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mercredi, 19 avril 2006
Lettre ouverte

MSN Hotmail sur i-mode ! : envoyez et recevez des e-mails depuis votre téléphone portable !
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