dimanche, 06 mai 2007

Est-ce la fin du début ou le début de la fin ?

Dimanche 6 Mai. Coup du sort, anecdote du hasard, pied de nez, peu importe, le soleil est revenu. Les Elections aussi. Deuxième tour pesant et lourd comme avant un gros orage. Malgré tout, quelque part, on y croit, il le faut bien, mais le ventre est bien noué ...
 
Mon blog s'arrête aujourd'hui. Toujours envie d'écrire. Mais ça fait déjà un moment que je ne me sens pas libre de parler de ce que je veux, de qui je veux. Un moment que je me demande parfois si ça ne poussera pas à de mauvaises interprétations comme l'été dernier, si ça ne provoquera pas encore des engueulades ou plus grave, des incompréhensions. Et penser à tout ça m'emmerde. J'avais commencé cette page le plus sincèrement du monde, pour me soulager, pour me faire du bien, pour faire sortir et expulser tout un tas de choses qui restaient bloquées avant.
 
En ces temps de libertés freinées, je n'ai absolument pas envie de me censurer, de réfléchir à la manière de dire les choses, de me bailloner. Il existe, certes, un moyen de filtrer les entrées par un système de mot de passe. Mais je n'ai pas du tout l'envie de rentrer dans ce jeu-là, de déterminer qui a le droit et qui ne l'a pas. Notamment car cette fermeture de blog n'est dûe à personne en particulier mais à tout le monde en général justement ....


Néanmoins, je ne retiendrai que du bon de ces quelques années à écrire ici. Des commentaires réconfortants, des instants douloureux ou de grâce !
Merci à ceux et celles qui me lisaient, ceux et celles que ça a touché, ému, que ça intéressait, qui aimaient, qui étaient fidèles, présents.
 
;-)

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vendredi, 04 mai 2007

Plic Ploc

Plic ploc, plic ploc. Dégoulinante de pluie, je ne suis plus qu'un gros tas de vêtements mouillés, une ombre parmi les autres,  décalée autour de tous ces gens qui courent et qui s'abritent. Ca râle et ça fronce les sourcils, avec l'attaché case au dessus de la tête, ça fonce à toute allure sur son VTT en marmonnant. J'ai laissé tomber le parapluie et je laisse les gouttes dégringoler sur mon visage, dans mon dos, dans mon sac. Le moi de Mai commence sous la pluie incessante, le gros chagrin du ciel depuis le premier Mai. Tout juste. C'est marrant comme il fait rarement beau les premiers Mai. Au croisement de la rue, quelques cadavres de parapluies abandonnés dans le caniveau. Des sacs poubelles éventrés. L'odeur acre et persistante, cette odeur si particulière de la pluie, les remontées de la terre,  l'odeur trop présente du tabac dans le tramway. Tout ça donne une ambiance toute particulière. J'aime bien ces journées-là, l'impression que ça rend tout le monde vulnérable. Et que ça fait du bien parfois de voir qu'on en est tous au même point quand intempéries il y a. Une journée mouillée donc, journée humide, entre deux eaux. Singing in the rain. Le rire des camarades en sortant de cours, en rejouant Fred Astaire, sans claquettes et sans chapeau, les " et pis non, tant pis ", on repousse à plus tard. Tout ça n'est pas si grave.
 
8 semaines.
Il reste 8 semaines pour boucler ce projet. 8 semaines pour créer quelque chose, en être fiers, y croire, s'efforcer de faire de la pub, d'inviter du monde, de se faire plaisir. 8 semaines de galère donc, 8 semaines à douter et à enrager, 8 semaines à se prendre la tête et à la prendre aux autres. Mais aussi 8 semaines d'instants éphémères, 8 semaines de répétitions uniques, 8 semaines d'un spectacle qui ne reverra plus le jour ensuite. 8 semaines pour arriver au moment à la fois si jouissif et douloureux, ce moment où on referme le livre de cette aventure collective. Le dernier salut, le dernier cri de guerre, les dernières angoisses de dernière minute. Avant le vide, la nostalgie, le manque.
 
Je me suis remise dedans comme on se remet dans ce qui nous fait vibrer. Je crois que j'ai aussi besoin de ça pour avoir le nez dans le guidon jusqu'au bout et ne pas en décoller. Et pour ne pas trop regarder ce qui ne va pas ailleurs. C'est ma bouée de sauvetage, ma raison essentielle d'aller bien. C'est tellement facile de se concentrer sur quelque chose pour garder pieds. Ce que je crains, c'est le début de l'été. Et parce que je n'ai toujours pas trouvé de boulot, je commence à entrevoir une période estivale loin d'être réjouissante. Et je garde espoir bien sûr, je continue, je ne lâche rien. Mais, mais, mais ... On est déjà en Mai et les chances s'amenuisent petit à petit. Dans un peu plus d'une semaine, je reviens à Lyon pour le week-end pour me mettre à jour conernant  différents examens. J'aurais tellement aimé pouvoir venir en me disant que j'allais profiter de mon temps libre autrement, de façon sereine et détendue. Et je sais déjà qu'en une journée, je serai dans une salle de scanner ou à cracher mes poumons dans une cage en plastique. J'ai tellement hâte que tout ça soit fini. Que la page soit tournée pour de bon. Une nouvelle vie, une nouvelle moi, moins crevée et plus déterminée. Il va falloir encore un peu de patience ...
 
Peu à peu, l'eau sous les ponts, les maux de ventre, la distance, le méli-mélo des amitiés en danger. Contente d'avoir eu cette discussion ce soir et subitement ce " et pourquoi on ne se parle jamais de nous au fait ? ". J'étais contente que ce soit lui qui démarre, puisque c'était si important. Depuis longtemps, ce truc un peu bizarre qui stagnait et qui donnait un goût un peu écoeurant à l'ensemble. Sans doute encore dû à mon caractère passionné et impulsif. L'incapacité de réagir, d'aider, d'écouter. Alors oui, ce n'est pas facile et il va falloir du temps. Mais je me sens soulagée d'avoir dit ce que je pensais, d'avoir trouvé les bons mots cette fois et d'avoir senti que de l'autre côté, ça avait été compris comme il le fallait. C'est rassurant pour les jours, les mois, les années à venir. C'est tellement rassurant ...
 
La pluie continue ses tapotements mélodieux, le ciel crache de ses paupières des litres et des litres. Le mois de mai s'avance sans soleil, les annulations pleuvent elle aussi. Parfois, un coup de fil qui tire vers le haut, des milliers de minuscules détails à choper au bon moment. Ne jamais fermer les tiroirs trop tôt.
 
L'été était arrivé trop vite, l'hiver s'est vengé

 

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lundi, 30 avril 2007

C'est pas vraiment un palace

.......





Il me faudrait quelque chose à malaxer inlassablement et, peut être, finalement, le soulagement. Je ne suis pas arrivée à tout faire, j'avais mal, j'ai eu envie de me découper de nombreuses fois et encore une fois, aujourd'hui,  ça m'a brûlée et rien à faire. Qu'est-c'que je peux bien faire à part attendre et patienter ? Il n'y a rien à faire. Attendre, patienter. compter, voir s'écouler.


Je me suis sentie aussi bizarre en cette fin de week end parce qu'encore une fois, j'ai croisé une personne " par hasard " avec qui je n'ai rien à partager. Une de ces personnes que vous avez croisé une fois sur votre chemin et avec qui rien ne passe. Quelqu'un qui rentre dans mon espace vital et fait comme si on était proches, me bouffe mon air, mon intimité, me pose des questions, m'appelle, j'entends mon prénom sans cesse qui résonne, ça m'agace. Et finalement cette question qu'elle pose presque en rigolant. Et l'incapacité totale de répondre, je crois que j'aurais pû la giffler. Ou pleurer. Ou partir peut être. Du coup, je n'arrive pas à sortir le moindre mot et heureusement qu'elle était là, elle, pour lui dire. Le rire nerveux qui vient ensuite, les larmes au bord des yeux, les lumières s'éteignent. Le spectacle peut commencer et en moi la colère d'une maladresse et de phrases complètement à côté de la plaque. Je la déteste, je la déteste, je la déteste.

Et se retournant vers un de ses " amis " , ces mots improbables " Il était space mais je l'aimais bien " . Comme si de rien n'était, comme s'ils s'étaient disputés, qu'il était parti en voyage. J'ai eu l'espace de quelques secondes l'envie de hurler et de répéter férocement qu'il était mort, que de l'entendre dire ce genre de trucs me donnait envie de gerber et de lui en tartiner la tronche. Pff, et puis, parce que je sais, parce que c'est pas facile de réagir, parce qu'elle n'y peut pas grand chose au final, j'ai préféré mordre très fort l'intérieur de mes joues ...

Où est-il l'autre bout du monde toi qui sait ? Moi aussi je te retrouve quand je m'endors. Et moi aussi je veux " te revoir encore ". Hier j'ai " compté ". 5 mois quasiment. Presque la moitié d'une année. Et tellement de choses qui se sont encore passées. J'ai pensé à toi, pour les photos, parce que c'est toi le premier qui a posé avec les lapins. La naissance de tout ça. Toi qui a commencé la chaine qui, aujourd'hui, résonne comme un précieux hommage. T'aurais rigolé. Moi ça m'a fait marrer de refaire ça, ça faisait longtemps, ça sonnait bien, j'avais peur mais finalement, je me suis dit que tu aurais tellement aimé.


Alors voilà, Mai c'est déjà demain. Je ne veux pas de muguet. J'aimerais bien que les choses se fassent tout simplement. Je crois qu'il y a une confiance que j'avais portée en tout ce qu'on m'avait dit et que cette confiance s'est envolée tout récemment. Je me méfie, je déteste ça, je me sens bien trop en résistance, ça me fait tout contrôler et je sais bien que ce n'est pas possible. A un moment, le bouchon trop serré se dévisse et boum ! Il est des jours où ne pas savoir m'extasie, me regonfle et me fait du bien. Et d'autres où je crache mes angoisses de paumée en me promenant sur un fil de funambule.


J'ai créé mon petit cirque à moi, le clown blanc, les tours de piste, toujours en rond, toujours plus vite de quelques animaux sauvages plus vraiment sauvages, les acrobates aux figures périlleuses, le risque constant de la chute, la corde qui casse . Mais, tout en dessous, tout en bas, le filet de protection.


Tu verrais qu'au fond d'mon coeur

C'est pas vraiment un palace ...
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dimanche, 29 avril 2007

Mai, tu me manques

Oï danié buditié
Tumen maladova
Oï da paka solnichka
Romale nie vzia idiom

 

Quand l'air manque, le printemps est suffoquant. Et la mélancolie m'envahit de plein fouet. Domino, Domino. Et les phrases s'enchainent et dansent en ronde infernale dans ma boite crânienne. Je m'use à me retourner cette semaine géniale dans la tête. Les trois soirées à danser, rire, aimer, profiter. Les photos et les sourires encaissés. L'espoir de ce nouveau projet. Tout ce qui renait, fleurit et grandit, petit à petit. Un effort surhumain. Et tout ça retombe, comme un soufflé, dans un soupir.

Les maux de ventre d'un truc pas digéré, de sentiments et de faits mis de côté, niés, sous retardement. Dans l'attente et le silence.

Les maux de tête de l'incertitude et des questions redondantes. Plus la peine de prendre des médicaments.

La colère de cette élection, dans l'indifférence complète. L'immobilisme des autres, mon courage à qui il manque les jambes.

Et cette fin d'année qui s'avance beaucoup trop vite, tous ces gens à qui je donne ma candidature et qui ne rappellent jamais. L'argent qui commence à manquer. Mon impatience et ma solitude dans l'incompréhension. Et les propositions auxquelles on ne peut pas répondre parce qu'on ne peut pas, et qu'avec toute la meilleure volonté du monde, ce serait inenvisageable. ; le regard désolé des autres, leurs tapes sur l'épaule. Et comme une coquille, dans ma salutaire bicoque, je me referme, me résigne et me planque. Comment expliquer ? Et comment se rassurer soi-même ?

Il y a parfois, des drôles de sentiments qui submergent, d'un grand coup de dimanche soir. Des trous noirs et des ombres au tableau . Des écritures impossibles à déchiffrer, des signes indécodables, des montagnes bien plus hautes que l'Everest.

 

Alors voilà. Un plus un plus un plus un, ça fait pas toujours un compte rond. Et quand les appartements se vident, quand on se retrouve face à la réalité, aux évidences, aux difficultés, qui d'années en années, ne trouvent pas d'issue, je peine un peu à faire comme si de rien n'était.  Quand les seules échéances qui nous viennent en tête sont des rendez vous chez des médecins ou pour des opérations, quand l'avenir ne devient qu'une grosse masse floue et effrayante, quand on ne sait plus pourquoi on est fait, où tout ça va nous mener, si le chemin est le bon, si ça vaudra le coup et comment les choses vont se passer et surtout si elles se passeront.

 

Les soirs où ne sait plus, on arrose les déserts de grands ruisseaux salés et continus.

Les doigts serrés, le poing en poche ...

 

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mardi, 24 avril 2007

L'avenir ne reviendra pas

Les phases de combat approchent. Ou ont commencé.
Résultats navrants d'élections prévisibles. Réactions réactionnaires, puériles, effrayantes, consternantes.
Me suis réécoutée en boucle ce texte hier. Il y a des gens, qui, douloureusement ont le don d'anticiper les catastrophes.
C'est chacun pour soi et Dieu pour ceux qui veulent. Et à ceux qui diront que j'en fais trop, je répondrai simplement " on verra " C'est l'effroyable bond en arrière, et partout, autour, c'est pareil. Et puisque les choses peuvent recommencer, autant s'attendre à tout. Que dire de tout ça ?
 
Dans un millénaire, on parlera encore de ce millénaire. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve mais l’avenir ne reviendra pas. Et dans ce millénaire, c’est-ce siècle qui fera date et qui fera tâche.
Un siècle de turpitudes . Nous en sortons extenués, inhibés, esquintés, la queue entre les jambes de l’humanité. Nuit et goulags, charniers et brouillards. Dans la nuit, les feux d’artifice projettent les ombres de la colimmare, d’Hiroshima et des trains pour Auschwitz plutôt que le premier pas d’un homme sur la lune. Einstein tire la langue ou la beauté d’Ava Gardner. Mais l’histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi, de Sarajevo à Sarajevo, notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle de l’impuissance, voici venu le siècle de l’évidence. Fin de l’Histoire. Pensée unique. Nouvel ordre mondial.
Plus rien à voir, circulez. Nous avons obtempéré. Nous circulons sans rien voir.
 
A la compagnie aussi, nous circulons sans rien à voir. Et mettre des mots sur les maux ne suffit parfois pas. Tout le monde n'est pas prêt à tout entendre. Je me suis assise sur les objections des autres et j'ai profité en me disant que dans deux mois, ce serait la fin d'une année mitigée. On était 7. Un record. Qui a envie de faire ce métier ? Je ne sais plus trop bien, pourtant, je crois, je cherche à comprendre, constamment, j'écoute, je mesure. Mais je ne comprends pas. Entendre l'excuse des " problèmes personnels " commence à me chauffer sérieusement les oreilles. Les autres et leurs perpétuels drames personnels. Il faut savoir relever la tête pour soi bien sûr mais pour tous ceux qu'on prend en otage en décidant de s'en foutre. Tout ça me met dans une colère noire, mais je me tempère. L'envie que les choses aillent bien. Malgré tout.
 
Mais je commence à comprendre. Et deux années de la sorte font beaucoup.
D'autant plus en colère quand on sait que la culture est menacée à chaque instant et bien plus dans quelques temps.
C'est à nous, à moi, à eux, de défendre ça, défendre notre  " bifteack ", défendre la raison pour laquelle on se lève le matin, notre façon de s'enthousiasmer et de partager.
L'immobilisme m'inquiète, autant que l'individualisme, le chacun pour soi, la peur de l'autre et ce qui commence à se dessiner tout devant. Quant à l'utopie, elle devient un gros mot et une insulte.
Moi, dans tout ça, j'ai un mot à la bouche. Et je le tiendrai coûte que coûte juqu'au 6 mai, jusqu'à la fin de mon année, à tous ceux qui ne se prendront pas en charge, à mon dégoût de ce que je vois autour de moi.

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dimanche, 22 avril 2007

C'est salvateur ...

La fin de semaine a été mouvementée. Les nouvelles se sont bousculées. Pas forcément bonnes mais importantes en tout cas.  Jeudi, ça commence par un brutal " pas de sous, les subventions promises ne sont pas tombées ". Notre création annulée. La tête dans le goudron et le speed pour mettre en place ce qui sera encore fait dans l'urgence et le stress. Coup dur. Evidemment j'avais déjà mis tellement d'enthousiasme et d'énergie dans ce qu'on allait faire, je m'étais tellement investie, et j'y avais crû à la folie. Je suis profondément déçue. Et aussi très en colère de ces promesses non tenues, à la veille des Présidentielles. Je flaire le mauvais filon, ça me rend sur les nerfs.
 
Et puis ce cours ne s'est pas particulièrement bien passé, il s'est passé ce qu'il devait finir par se passer, on nous a dit ce qu'on devait finir par nous dire. C'est à dire la vérité. Nous ne sommes pas un groupe, on ne bosse pas ensemble. Et ça me pèse. Parce que j'ai quand même l'impression d'avoir donné beaucoup de moi dans ce cours, dans tous ces projets, d'être partie de Lyon pour y être, et je me rends compte que ça devient plus ou moins comme l'année dernière. Comment se fait-il que sur 18 élèves inscrits, on soit à chaque fois, 11 ou 12 maximum ? Je ne comprends pas.  J'ai beaucoup pensé à ça dans le train et je me suis promise d'en parler. Non seulement aux autres élèves ( censés être, au même titre que moi, des adultes responsables et des gens ultra motivés ) mais aussi au directeur. Cela a été dur d'ouvrir sa gueule l'an dernier alors qu'on était minoritaires à le faire mais, avec le recul, je n'ai aucun regret, j'ai fait ce que je devais faire. Même si ça a été compliqué et douloureux. Ainsi, dans la semaine qui vient, j'essaierai de m'entretenir avec Pierre, accompagnée de ceux et celles qui, comme moi, subissent cette mauvaise gestion de groupe. J'espère beaucoup en cette discussion. J'espère ne pas être déçue.  Du coup, " heureusement " que je partais à Lyon ensuite, ça m'a permis de faire fi de tout ça et de profiter de mes amis, de ma soirée de samedi, de discuter avec des gens, de rire, de vivre à fond.
Vendredi, comme prévu, je suis allée voir un nouvel ORL. Encore des surprises. Finalement le diagnostic est tout autre que celui qu'on m'avait donné. Alors pour l'instant, je suis en surdosage de médicaments en attendant un scanner des sinus et peut-être bien une opération. Ce ne sont ni des bonnes ni des mauvaises nouvelles. Il est évident que ça ne fait pas plaisir quand un médecin vous dit que " ça ne va pas être simple " en faisant la moue et qu'il est tout aussi évident que je ne me réjouis pas particulièrement à l'idée de passer 3/4 jours hospitalisée, avec des importants saignements. Mais, il faut aussi savoir ce que l'on veut. Et au bout de ces presque 5 années de difficultés " nasales ", j'ai du mal à envisager de ne pas tenter une opération. Même si je sais qu'il ya des risques, même si ça peut rater. Même si ça peut ne rien changer. J'imagine que ça ne sera pas fait avant l'automne, c'est peut être mieux d'éviter la chaleur et l'été qui risque d'accroitre les souffrances post-opératoires. Je ne veux pas me prendre la tête. Les choses se feront au fur et à mesure, sans précipitation.
 
Pour finir ce très court séjour, une soirée avec Elise, à se raconter là où on est, à rire pour rien et à s'encourager réciproquement pour les prochains mois. La musique, la découverte d'un lieu où on se sent bien " comme chez soi ", des discussions avec des gens qu'on connaît à peine mais à qui on ose confier des choses importantes ou banales, peu importe, des bonnes tranches de rigolade. Des moments comme il me fallait : simples, tendres et chaleureux.
Merci, merci, merci ...
 
Aussitôt rentrée
Aussitôt voté !
Et l'air du jour revêt le parfum acre des soirées tendues d'élections ...
 
 
 


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mercredi, 18 avril 2007

Mon coeur balance

La rentrée s'est passée à merveille. C'était inattendu. Mais j'aime ces surprises-là.
Je crois que, doucement, je prends mes marques et ma place. Il aura fallu du temps mais je ne suis pas mécontente du résultat.
Encore appris de nouvelles choses aujourd'hui. Cours de kinésio, j'en avais jamais entendu parler. C'était une chouette expérience, de nouvelles bases dans les jambes, j'adore me former. Et ça donne de l'assurance, de l'énergie, de la ténacité.
Cette semaine est un peu spéciale malgré tout. D'abord parce que ce week end, déjà, ce sera le premier tour des présidentielles et pas moyen d'échapper à la discussion. Y a une espèce de tension dans l'air. Et le soleil, qui fait ce qu'il peut, n'apaise pas ce genre de choses.
Et puis, il y a cette impression d'avoir presque fini l'année. Juste une impression evidemment. Mais en y regardant de plus près, c'est vrai que cela va passer excessivement vite. Jeudi, on commence les répétitions, ce week end, je serai à Lyon, et pendant Mai, tout est calculé au jour près. Je ne vais pas m'ennuyer, c'est la seule certitude que j'ai pour l'instant. Mais j'aime bien Montpellier, parce qu'en sortant de cours, avec les palmiers, le ciel très bleu, le parfum qui flotte dans l'air,  on se sent presque en vacances. C'est juste une sensation mais ça fait du bien de déguster et de savourer ce climat et cette ambiance si particulière. J'apprécie drôlement.

Alors voilà, je suis entre deux chaises. Hâte d'être à la fin de tout ça, de voir l'aboutissement de cette année de travail, de ce déménagement, et l'envie de profiter du moment présent parce que je sais déjà que je vais vite regretter, vite être " en manque ". Je crois que l'on est tous un peu comme ça et quelque part, ça me rassure. C'est parce que je réfléchis beaucoup trop. Mais je ne sais pas m'arrêter. J'ai besoin d'être dans quelque chose, n'importe quoi, écrire un texte, chanter, danser, rencontrer des gens, discuter, écouter. J'arrive à comprendre de mieux en mieux les moments où ça allait mal. Surtout il y a deux ans. Je n'ai pas supporté d'être sans activité, d'être " rien ", d'être au milieu de gens qui avancaient et n'avoir rien à quoi me raccrocher, quelque chose qui n'appartienne qu'à moi. Je crois vraiment avoir besoin de ça, d'un truc qui n'est qu'à moi, quelque chose que j'ai dans ma botte secrète et qui me donne envie de me lever le matin. Ca demande parfois de se donner un bon coup de pied aux fesses mais jamais je ne regrette. Comme mes yeux ont brillé, l'an dernier, pour " Blessures au visage ". Peu importe si c'était compliqué, s'il y a eu moults heurts. J'avais de la matière, j'étais sur scène, j'avais quelque chose à dire et une raison d'être là. Je me suis sentie vraiment exister. Et tout à coup, je n'avais plus peur de rien ni de personne. La scène, ça donne une force incroyable. J'ai tellement hâte. Ca fait déjà si longtemps ...
Souvent me percutent des envies de collectifs, de projets. Se bousculent dans ma tête d'inombrables idées de spectacles à créer et présenter. Mais l'obstacle est là :  je n'ai pas encore rencontré les personnes avec qui j'ai suffisamment d'atomes crochus pour tenter une aventure collective, des gens qui ont à peu-près la même vue que moi sur le théâtre, les mêmes envies, la même perception du spectacle. Alors, en attendant, je laisse germer tout ça en moi, je laisse ces idées suivre leur chemin et mûrir, peu à peu. Je tiens quand même à dire, à ceux et celles qui passeraient par là que je vais BIEN et que je fais tout pour que cette sérénité dure.

Il serait également temps que je range non ?

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dimanche, 15 avril 2007

Les lignes ne sont jamais droites

Eternel recommencement. On tourne la page, sans rien effacer.
Et ça s'écrit de nouveau tout seul. Le week end prend fin et les vacances en font tout autant. Imitation parfaite et c'est parfait.

Le soleil se fait attendre mais puisqu'il le faut, revient de nouveau. On enterre pour de bon la saison dernière. Certains mauvais rêves aussi.
Il y a des boites faites pour tout. Des archives en carton. Avec des étiquettes dont les écritures s'effacent peu à peu.

C'est plus comme hier mais pas encore comme demain. On attend et on espère. Pourvu que l'été n'arrive pas trop tôt.
Pourvu que tout se passe bien. Peut-être. J'aimerais. J'en suis sûre. Sûrement.
On compte les mois, les semaines et le temps perdu ou passé. Le temps qu'il nous faut.
On se souvient de l'année dernière, on prévoit, on envisage, on projette. On s'aime. Ou on essaie.

Aller à la SNCF, prendre un train, longer les quais de gare et de sa vie, creuser des sillons pour s'y planquer. Trouver un abri, un frère jumeau. Se creuser la tête, s'acharner, recommencer, faire des tas, empiler et ne plus réussir à compter.

Ecouter en boucle, poser ses doigts, ne pas s'arrêter et y croire
Un deux trois soleil, la douce complainte des enfants passe par la fenêtre et rentre avec un léger souffle d'air. Le sol est sec.
Si j'avais un marteau ...

Interagir. Réfléchir. Mais pas trop.
Ré mi fa sol la si do

C'est la rentrée
Et je me la souhaite bonne




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vendredi, 13 avril 2007

Avril, les nuances et les intempéries

Encore des merci qui passent. S'il y a bien une chose que je ne changerai pour rien au monde à l'heure actuelle, c'est les copains. Encore une soirée qui en témoigne. Tellement ri, tellement de bien, tellement agréable de pouvoir avoir la chance d'être soi, de parler de tout, de ne jamais sentir de gêne ou de sujet qui fâche. De la pire annerie aux confidences les plus émouvantes, non, je ne veux rien changer de tout ça. Même pas quand je me souviens de quelques engueulades gratinées. Et même si, aujourd'hui, on est tous aux quatre coins de France ( et même plus loin ), il y a toujours l'espoir et le projet vague et un peu fou d'un anniversaire, d'un premier de l'an à tous se retrouver. C'est ça qui nous rassemble, ça qui nous soude, et ça qui fait que la danse n'est pas terminée. Hâte, tellement hâte. Heureuse, tellement heureuse.
Et pourtant, ces derniers temps, ces dernières semaines, il y 'en a eu des remous, des décisions, des rencontres, des envies. Des trucs qui traînent et dont on ne trouve pas la solution, les choses qu'on résoud peu à peu et dont on voit, avec confiance, le tracé et tout le reste, assez flou, dans un coin, avec des noeuds et des rebondissements.
Avril est un mois que j'appréhende toujours de façon très différente mais toujours de manière très forte, impossible de savoir pourquoi. Je m'en fiche. Avril est toujours très spécial, Avril a eu son année noire il y a deux ans, deux ans déjà, deux ans et peu à peu, les choses rapetissent, j'y pense beaucoup moins qu'avant, c'est à peine si je reconnais tout ça de ma part, à peine si je peux me dire que ce n'est pas juste un rêve ou une invention. En deux ans, il s'est passé bien trop de choses pour ne retenir que ça et la route est encore loin d'être finie. C'est ça qui est chouette.
 
Et comme il y a toujours du moins drôle, il y a quelques nuages sombres qui plânent. Je vais arrêter de louer des appartements je crois, j'ai dit l'autre jour en rigolant. Relancée dans les papiers et l'acharnement. Dans l'attente surtout, face à des gens qui ne connaissent rien et ne savent pas plus et surtout qui ne sont jamais pressés de t'aider.  Heureusement, j'ai la chance d'avoir des voisins particulièrement coopératifs, avec qui je me lie un peu et ça me met du baume au coeur;  ça m'encourage à me battre. Mais bizarrement, malgré les coups de mous et le cafard parfois, je me reconnais néanmoins ce caractère fonceur et obstiné, qui m'a sauvée bien des fois d'évènements ou de personnes plutot mal intentionnées. Et si c'est génétique alors je dis merci Maman !
Autre chose bien moins amusante, c'est les examens que je dois repasser fin avril, l'espoir qu'on me propose autre chose, ce nouveau traitement " naturel " que j'essaie, l'espoir peut-être d'une opération " malgré les risques " . Des risques, on en prend en permanence de toute façon et j'en suis arrivée à un stade où j'ai tellement envie que ça change, tellement envie de respirer de nouveau normalement. Cela va faire plus de 5 ans que je ne sais plus ce que c'est que de vivre sans cracher ses poumons et sans s'aperger de cortisone pour respirer comme le commun des mortels. Car tout ça, à force, me prend le nez bien sûr, les poumons aussi mais aussi la tête, le moral, la volonté, la voix. Je me fous de savoir qu'il y a des risques importants, je suis bien droguée depuis des plombes à la cortisone, je ne croirai jamais que c'est mieux. Je ne pense même pas à ça, je ne pense même pas au fait que je suis terrorisée par l'anesthésie. Ce que je veux, c'est aller mieux. Je suis intimement persuadée que cet handicap nuit de façon ravageuse sur ma vie en général. Et en plus de ruiner petit à petit ma santé, je détruis aussi mon moral et ma combattivité. Ca m'épuise ...
 
Alors voilà, patienter encore un peu, espérer ne pas encore être déçue, observer de plus près l'évolution des choses, mesurer les risques, faire valoir mes envies et mes opinions, oser me surprendre et surprendre les autres, sortir, prendre l'air, faire des trêves en musique.
 
Avril n'a pas fini de me surprendre ...

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lundi, 09 avril 2007

Bird comme l'oiseau

samedi, 07 avril 2007

Ca s'conte en moi


C'est déjà une semaine de passée. Il fait beau et bon, c'est le printemps pour de vrai cette fois.
Mon entretien de jeudi s'est bien passé, j'ai eu la réponse l'après midi. Acte manqué. Je suis à la fois trop disponible et pas assez. Trop ambitieuse et pas assez.
Ce n'est pas raté , mais ce n'est jamais pour moi. Mais, quelque part, en raccrochant, j'étais rassurée.  En me disant que je n'aurai pas à annuler tout ce que j'avais prévu avant l'été.
Je vais pouvoir m'aérer la tête avec les copains, vagabonder un peu plus, apprendre à connaître Paris.

Assise à ma table, la fenêtre ouverte, comme je me l'étais promis, je me suis remise à écrire, doucement.
Ca donne deux textes en perpétuelle mutation. Un jour, j'espère qu'ils seront aboutis. J'ai du temps devant moi. Pour l'instant, j'en mets un ici. En espérant ne pas le regretter.
Rien d'exceptionnel mais à mes yeux, c'est important.
Ce besoin de création, ça me manquait, faire quelque chose de neuf, de nouveau, de ma propre initiative.
Et un jour, j'espère voir naitre l'ébauche de spectacle qui sommeille dans le fond de mes tiroirs depuis quelques années.
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Ca s’compte en mois

Ca d’vient une date, un anniversaire
C’est dans un trou, ça fait un creu, comme un ulcère

Il faut bien commencer ,fallait bien qu’il y ait un premier
Et dans cette pièce trop petite, une assemblée de corps tristes
On n’pense à rien, c’est la colère, le temps nous rattrape vite
Le silence a dévoré l’espace, au chaud, il s’est fait sa place

Ton  nom sur une porte, deux dates accolées
Des mains qu’on dirait de cire et les yeux collés
C’est difficile de le croire, de l’imaginer, de s’faire à l’idée
C’est la fin de ces quelques années

Et ces sons qui reviennent, des pellicules diapos en ronde dansante
Et cette voix, ces voix qui chantent les mélodies de cette absence
Triste compagne que ces mistrals gagnants, au bord du Caroussel
Et je t’entends murmurer tout au fond, t’as p’têtre rejoint le 7ème ciel

Ca s’compte en mois
Ca d’vient une date, un anniversaire
C’est dans un trou, ça fait un creu, comme un ulcère

J’étais , comme dans le conte,  ton p’tit poucet
Et t’essayais d’oublier de semer les cailloux
En rageant de ne pas réussir à m’abandonner
La répartie délicieuse et un air, un air si doux

Et me voilà, sans toi, avec un mensonge sur le bras
T’as réussi ton pari, sacré pied de nez
Des tas de nœuds, une pelote, le débarras
La terre creusée à la pelleteuse et les roses bientôt fânées

Les yeux déversent leurs jeysers salés
Avec dans la tête, les souvenirs, les repas d’été
Une grande table et des rires, allez viens,  on s’fait la belle
Les photos sont des traîtresses, des grandes filles cruelles

Ca s’compte en mois
Ca d’vient une date, un anniversaire
C’est dans un trou, ça fait un creu, comme un ulcère

Ca s'conte en moi ...
(  Lucie. T - Avril 2007 )


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mercredi, 04 avril 2007

Pause

 

Parfois, ça a du bon de bien dormir.

Je remets les pendules à l'heure et les choses à leur place.

Trêve. Pause. Et cesser un peu de s'inquiéter.

 

Pour l'instant je ne peux rien faire de plus

Il faut que je me mette ça dans le crâne

 

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En boucle toute la journée ... En souvenir ...

le lendemain de ton départ
je partirai et j'irai voir
de l'autre côté de la mer
le petit triangle dans l'hémisphère

parce que quelque chose
se cache là bas
quelque chose comme une partie
de toi

quelque chose qui fait
que chaque fois que j'y vais
c'est comme si
t'y étais aussi

et mes larmes gorgeront les rivières
et mes deux mains écorcheront la terre
j'arrêterai les passants en leur demandant
est ce que quelqu'un peut me parler
de mon père

ensuite j'écouterai
toutes les histoires
les fausses et puis les vraies
je m'accrocherai aux souvenirs
de tous ceux qui ne t'auront
pas vu vieillir
puisque je sais dès maintenant
que de toutes les façons
je n'aurai jamais assez de temps
pour te poser les vrais questions
qui es tu que voulais tu
que je devienne ou que je fasse
pour que je puisse te regarder
en face

et mes larmes gorgeront les rivières
et mes deux mains écorcheront la terre
j'arrêterai les passants en leur demandant
est ce que quelqu'un peut me parler
de mon père

après j'irai piquer une tête
juste en face de la chapelle des grecs
la plus grande des inspirations
me fera plonger
tout au fond du bouillon

et au milieu des milliers
de bulles d'oxygène
j'irai retrouver cette moitié
de mes gènes
je pousserai un dernier cri
pour que ça passe
avant de regagner la surface

et mes larmes gorgeront les rivières
et mes deux mains écorcheront la terre
j'arrêterai les passants en leur demandant
est ce que quelqu'un peut me parler
de mon père

( G. Batlik )



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mardi, 03 avril 2007

Crac !

A peine rentrée et le besoin évident d'écrire
Je suis énervée
 
Enervée contre cette journée de demain qui s'annonce pourrie et triste à mourir. Enervée parce que c'était demain qu'elle devait venir. Demain qu'on devait concrétiser tout ça, s'amuser, même se retrouver à trois, respirer un autre air. Passer nos vacances ensemble.
Je suis énervée de me dire que tout est gâché pour des raisons stupides, enervée par des paroles sans intérêt, énervée d'entendre la même chose tous les jours, enervée des noeuds que ça forme.
 
Je suis énervée de ma lâcheté, de mon manque de courage, de mon silence, de mon incapacité à me mêler aux autres. Enervée de voir l'image de moi que les autres me renvoient, enervée de leur manque de tact et énervée qu'en réalité, ce soit ma faute, lamentablement.
 
Je suis énervée de ne savoir qu'un jour sur deux où j'habite. Enervée de me dire que c'est dur de rentrer quand on est jamais vraiment parti.
Enervée d'aimer cette vie-là et de trouver que ça va trop lentement. Enervée de ne venir de nulle part.
 
Je suis énervée que tout ce que je commence à construire se casse la gueule, énervée de constater à quel point l'énergie que je donne n'aboutit à quasiment rien. Je suis énervée de ces gens qui n'arrivent pas à se mettre au boulot, énervée d'être toujours là en cours quand d'autres sèchent constamment. Enervée de donner et d'avoir si peu en retour.
 
Je suis énervée de ceux qui érigent des règles comme des grands barbelés, enervée de ne rien pouvoir faire et énervée de ne pas réussir à l'aider. Je suis énervée de tout ce que je m'interdis, enervée de mon défaitisme et du manque de confiance. Enervée de stagner, enervée de me voir stagner.
 
 
Enervée de l'ambiance tendue d'un monde qui change et des prémices d'elections navrantes.
Enervée de la décomposition de mon moral
Enervée de cette inconstance, de cette grande balancoire rouillée
 
 
Qu'est-c'qui m'retient ?
Qui m'retient ?
....


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Les tours d'horloge

Depuis ton départ,
Lyon est une gare
Et moi je suis resté lyonnais.
Tu es sur la ligne,
Moi à la consigne
Avec mes pièces de monnaie

 

Et les tours d'horloge
Me serrent la gorge,
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ?
Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues

 

Et le long du Rhône,
C'est pour ton fantôme
Que je laisse pendre ma main.
Maudissant ton nom
Car, du cabanon,
Tu me fais prendre le chemin

 

Et les tours d'horloge

Me serrent la gorge,
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ?
Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues

 

Et puis tu reviens
Dans mon quotidien,
J'apprends pas le carnet du jour
Qu'aujourd'hui les cloches
Célèbrent tes noces
Avec un autre mon amour

 

Et les tours d'horloge

Me serrent la gorge,
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ?
Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues

 

Quand d'autres rencontres
Dérèglent ma montre,
Alors je connais le repos.
Mais à chaque fois
Que j'ai vent de toi,
Je cavale après mon chapeau

 

Et les tours d'horloge

Me serrent la gorge,
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ?
Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues

( T. Fersen )

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dimanche, 01 avril 2007

Séquentiel

Trois jours qui sont passés à une vitesse folle. Une journée formidable dans l'Ardèche, plein de découvertes musicales et pas mal de déconnade. J'étais contente de les revoir, je m'aperçois qu'ils me manquent. Et c'était bizarre de se dire à bientôt sans vraiment savoir. C'est perturbant de ne pas voir à l'horizon, ça a quelque chose d'excitant aussi mais en général, ce n'est pas vraiment pas évident.

Une seule journée pour clotûrer ce court séjour qui aura eu différentes saveurs et qui aura fait ressurgir des choses assez inattendues. Je ne m'épancherai pas là-dessus, pas envie, pas l'énergie.

Ca me fait d'ailleurs songer à la question qui m'est pas mal revenue ces derniers temps " Pourquoi un blog ? " Et là, euh, que répondre ? Qu'il y 'en a qui préfèrent aller chez le psy, que d'autres écrivent des spectacles ou des chansons, qu'il y'en a qui ne disent rien et d'autres qui parlent beaucoup trop fort pour dire beaucoup trop de conneries. J'écris ici parce que ça s'est fait comme ça, sans trop réfléchir, parce que ça tombait bien. Parce que je n'arrive sûrement pas à tout dire et que les autres ne peuvent ou ne veulent pas tout entendre. Et surtout cet endroit, je n'en fais pas la pub, il existe, il est accessible mais je n'empêche personne d'y venir ou d'y sortir à tout moment. 

Hop, un noeud de moins. Je déteste par avance la soirée de mardi. J'espère me tromper. Mais j'aime pas les retours en train. Je commence à me dire une chose complètement démente et invraisemblable vu ce que j'ai écrit il y a si peu de temps : je n'aime pas les vacances. Enfin pas de cette façon-là. Je suis complètement double, je viens de passer quelques jours très chouettes. Quasi cyclothymique, c'est désastreux.  Et Jeudi, un aller-retour à Nimes dans la journée pour jouer de mes atouts dans le délicieux monde de la vente. Je devrais être folle de joie. En fait je suis contente mais je suis aussi très paniquée à l'idée de passer mes semaines dans cet univers-là qui est à mille lieux de moi. Mais putain, toujours le même problème, il faut bouffer, payer les cours l'an prochain, mettre de côté, encore, encore. 

Je ne suis pas très loquace en ce moment, je m'en suis encore aperçue l'autre jour. Ya encore du chemin, c'est pas le moment, ce n'est pas ma ronde, pas toujours, pas régulièrement. Ca résulte aussi de m'être aperçue que ce n'était pas toujours celui qui parlait le plus fort qui était le plus intéressant. Ca me fait penser au SLAM qu'on a vu hier en première partie de Debout sur le zinc. A force, ça m'écoeure, trop de mots, trop vite, ça m'a vraiment filé la nausée. Ca doit être pour ça que j'ai toujours adoré les improvisations théâtrales sans paroles ( ou sans langage compréhensible ou existant ) et que je suis aussi fan du jeu de clown et d'acteurs comme les Deschiens ou Buster Keaton. 

Je suis sidérée par le nombre de décibels, de bruits, de cris, de paroles auxquels on est soumis en permanence. Et juste le plaisir de savourer le silence, ça n'a pas de prix. C'est juste indispensable. 

Voilà, le séjour tire sur sa fin, je suis fatiguée, contente, nouée, perplexe, émue. Je ne suis plus une pelote mais un magasin de laine à moi toute seule. C'est bien ou mal, je n'en sais rien. Les premiers effets arriveront bien assez tôt.


J'aimerais écrire des mots d'amour
Parce que parler, c'est pas mon fort

....

J'aimerais écrire des mots d'amour,
Jeter l'éponge, un peu, tenter le sort.

 

( Les mots d'amour - Debout Sur Le Zinc )

   

mercredi, 28 mars 2007

Y a la gamine qui vient

La gamine a appelé

Elle compte passer demain

Nous voir et puis rester

Deux ou trois jours au moins

Le coeur est à la fête

Et ma main dans ta main

Le soleil sur la f'nêtre

Y a la gamine qui vient

 

(  F.Gaillard )

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Et hop, c'est déjà demain !

Au revoir Montpellier ma belle. On se revoit mardi midi.

Bonjour Lyon mon ancienne. Ton métro, ta croix-rousse, ta mauvaise mine.

Les vacances, comme des grands phares dans la tronche. Lumineuses et à toute vitesse.

 

 
 


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lundi, 26 mars 2007

Echeances

Me suis surprise à regarder les Tex Avery sur Canal comme avant. Avec une pause pas prévue pour renverser mes pâtes Bolo un peu partout. Je songerai un jour à engager une aide à domicile, ou, le cas échéant, à tenter d'apprendre à faire quelque chose de normal avec mes bras. Et encore ça, ça me fait rire.
Comme de me dire, en pouffant, que je vais bientôt devenir une pro dans l'assaisonnement des pâtes. Ca me rappelle une chanson tiens. Faudra que je la réécoute ...
Dernier week-end avant les vacances, on a changé d'heure, et du coup le soleil se couche plus tard, c'est agréable de l'apercevoir encore à 19 h. Bientôt profiter de la terrasse. Même pas pris le temps de nettoyer la table de jardin, de toute façon, le temps est encore incertain, et les invités ce n'est pas encore pour tout de suite.
En revanche, je me suis bien avancée sur mes lettres, c'est déjà ça de moins à penser, j'ai encore quelques enveloppes à refermer, des adresses à chercher. Mais ce n'est plus grand chose, du moins, pour l'instant, car dans quelques jours, il faudra tout recommencer. En y repensant j'ai été très productive en étant noctambule. Je ne sais pas, j'aime bien cette ambiance-là, quand tout le monde dort, quand je suis sûre de ne pas être dérangée. Je cherche, j'apprécie le silence, les quelques bruits de la nuit et c'est ainsi que j'avance le plus.
 
Dans mon plan " n'oublier personne ", je prévois sur mes post-it et ma cervelle de passer quelques coups de fil ici et là et d'écrire aussi. En ce qui concerne le fait de prévoir des séjours un peu partout, ça devient plus compliqué. Je ne sais absolument pas ce qui m'attend dans quelques mois, difficile donc de prévoir, encore moins de promettre quoi que ce soit. C'est aussi réaliste qu'agaçant.  Mais je note que la SNCF  ( trop bonne ! ) m'a envoyé un courrier pour m'avertir que j'aurai bientôt droit à un aller-retour en TGV pour 10 euros. Ca va être la bagarre pour savoir quelle destination je vais en faire profiter. Mais on n'y est pas encore. Les trucs qui me paraissaient super loin il y a à peine quelques semaines me semblent maintenant arriver à toute allure. Les vacances de Françou fin avril, le week end à Paris en Mai.

 
Ca me fait d'autant plus plaisir qu'il y a, depuis une ou deux semaines, une récidive des problèmes de factures, de logement. Après un cambriolage, des soucis de caution, me voici donc avec un dégât des eaux. Encore plein de courriers à écrire, des gens à relancer, une tonne d'énergie à mettre là dedans. C'est dire comme la motivation pointe en moi ...
En fait, je sais qu'il faudrait que je prenne ça avec plus de recul, d'ailleurs ça m'arrive, ça me fait marrer quand même, mais à force, ouais, c'est un peu pénible.
L'énergie, j'aimerais la mettre ailleurs, dans d'autres choses et pour d'autres causes. Bref, un truc dans la tête pendant les vacances. Essayer de le résoudre rapidement. J'aime pas que ce genre de soucis me plombent l'esprit, je suis bien trop vulnérable pour m'en foutre.
Voilà, les choses s'amassent, il y a quelque part des solutions et j'ai l'esprit relativement tranquille , j'ai hâte à la fois de commencer mes vacances et de reprendre mes cours avec la préparation du spectacle. Tout se mélange un peu, se disperse parfois mais finit par trouver le bon chemin. En tout cas, un chemin, déjà, c'est pas mal.

samedi, 24 mars 2007

Prête moi le printemps

J'ai commencé à lire ce roman cet après midi, presque en début de soirée.

Avec dans la tête les mêmes mots et des souvenirs presque communs.

C'était marrant d'imaginer que quelque part ailleurs, peut-être même pas si loin, y avait quelqu'un qui sentait les mêmes choses, qui se rappelle de trucs tellements pareils. J'trouve ça drôle, c'est comme quand on imagine qu'on a un espèce de sosie quelque part dans le monde, tout le monde s'est imaginé ça, petit, je crois. Que quelqu'un nous ressemblait, nous ressemblait vraiment, avec des traits identiques, une allure similaire et que pourtant cette personne ne sera jamais nous, ne vivra et ne pensera jamais pareil. Ca fait partie de la construction de l'identité j'imagine. Penser à ça. Après, ça disparait. Les adultes pensent pas à ce genre de choses ou alors ils n'en donnent pas l'air.

Bref, je me suis retrouvée conne à lire un bout de mon histoire par une nana que je ne connais pas, qui n'a ni le même âge, ni la même vie que moi. Mais qui a quelque chose, minuscule, tout petit, quelque chose qui est un peu de moi aussi.

Elle a les yeux bleus. Moi aussi, ils sont bleus. Et dans les siens, comme dans les miens, défilent des millions de personnes, de situations, d'émotions. Avec une analyse parfaite, distanciée, piquante. Et surtout ce bizarre sentiment de grandir, qu'ont toutes les filles de ma génération. Commencer à voir emmenager ses amis, entendre parler de pacs, de mariage, même d'enfants parfois, les premiers emplois et les premières fiches de paye, le premier CDI et les premiers gémissements de longue semaine, la première voiture à crédit et les premiers prêts. Tout ça émerge en masse tout autour, comme les bourgeons du printemps, avec la preuve irréfutable que le temps passe à une vitesse folle.

Et aussi cette période où l'on se rappelle "avant " et où on se repasse en mémoire les moments clés, importants, les instants gravés. Tout ça fait sourire, rire, et ça semble aussi proche que loin. Le temps où les mauvais souvenirs deviennent des histoires marrantes à raconter entre potes, les trucs où on se dit " putain, vivement que ce soit fini ". Et par le même temps, les souvenirs s'amenuisent, la mémoire sélectionne et l'on perd chaque jour quelques trésors ammassés.

Et ce n'est même pas triste, c'est le déroulement naturel des choses, la phase logique des évènements, et on n'y pense pas vraiment, on patiente, on s'immobilise, ça se fait tout seul.

Les pages se tournent, se tournent, se tournent, et je vois Amanda, qui peut être moi ou une autre, celle qu'on regarde dans le miroir un jour. Et l'image est de plus en plus différente chaque jour. Il y a comme une démultiplication. Celle d'aujourd'hui et celle d'il y a quelques jours qui broyait du noir, et celle d'il y a 3 ans qui n'était rien, et celle d'il y a 15 ans, tout petite, dans un coin. Comme des poupées russes, comme des milliers de moi à l'intérieur de moi et on ne sait jamais quand ça se terminera. En fait, on le sait mais la fin est triste. Alors on fait durer le jeu, encore et encore.

Tout évolue aussi, on ne voit jamais la même personne deux fois de la même manière, il y a souvent quelque chose qui change, parce qu'on voit autre chose, parce qu'on accepte de regarder autrement, d'apprendre, de connaitre. Ca ne peut jamais être pareil. Et à force, on fait un espèce de tri, on comprend ce qui nous fait du bien ou pas.

Une carte arrivée au nom de tous. La déception que je ne sois pas là à ce mariage, parce que les gens parlent sans cesse de réunion familiale. Qu'il faut que tout le monde soit là, que sinon, c'est moins bien, qu'il faut tout organiser. Non. J'ai dit non. J'ai dit non pas juste pour ça. Mais j'ai dit non. De toute façon, je serai bien occupée. Mais quand même, avant, je n'avais pas le droit de dire non, enfin, je crois, je ne m'autorisai pas ce pouvoir-là. Peut-être que la meilleure raison de voir les gens n'est pas de le voir pour leur faire plaisir. Je me suis dit ça un jour. J'ai trop voulu faire plaisir. Forcément les gens sont déçus, surtout quand on ne sait pas faire semblant. Ca se voit quand quelqu'un a envie d'être ailleurs, on ne voit que ça au milieu d'une foule. Du coup, cette fois, je serai ailleurs. Pour de bon. Je n'aurai pas à m'excuser. Et à quoi ça servirait ...

Non, ça ne sert à rien, je me dis que les gens comprendront ou pas, pas seulement pour cette fois-là mais pour le reste, ce qui se passera ensuite.

Elle parle de ses souvenirs d'enfance et les miens sont vagues, intentionnellement mis de côté, je ne sais pas.

Je me retrouve, plantée devant ce bouquin, à ne pas pouvoir m'empêcher de faire des comparaisons, des rapprochements. Je me vois pareil, adulte, avec le miroir en face, les compteurs électriques des copains et les centaines de moi Avant qui regardent, confiantes, l'avancée de l'existence.



Les beaux jours sont faits ainsi
On tourne la page
Et demain après aujourd'hui
Tremble dans mes nuits
Nos beaux jours mon tendre amour
Mettons-les en cage
Avant qu'un dernier ravage
Les ait flétris
(J. Ferrat )




Flash-Back


 

Photos triées, revues, redécouvertes

Elan de nostalgie ... Fin 2005, Début 2006

Je ne doute plus une seconde de nos brillantes qualités de danseuses et d'interprètes

Ce n'est plus à prouver, ça crève l'image ...

 

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jeudi, 22 mars 2007

Peut être partager le fardeau, c'est aimer ceux qu'il faut ...

Il y a un vent tout autour, un vent qui fait baisser les bras, qui donne du fil à retordre à un bon paquet de monde.
Un vrai mistral dévastateur.
 
J'ai déjà pû le constater autour de moi. Et le temps, complètement déréglé n'arrange rien à l'affaire. Je sens souffler une brise de découragement et rien à contrôler, juste à assurer mon amitié par quelques mots et de la sincérité, tenter de rassurer, ne pas tomber dans la facilité, préférer en dire peu que de dire mal. Voilà ce que je préfère, voilà ce que j'estime préférable. Je dis que je ne suis pas loin, c'est vrai, je ne suis jamais bien loin mais c'est douloureux de se sentir impuissante.
Et même quand on a vécu une situation comparable, même si on se rappelle du temps que ça a pris, des nombreuses semaines à convaincre, persuader, à se justifier, à réexpliquer les choses mille et mille fois. Même si tout ça, je connais déjà, chacun a son expérience personnelle, son " cercle " différent et je n'ai pas de conseil à donner. J'écoute, j'essaie de comprendre, j'encaisse ces paroles au fond de moi. J'espère que c'est ça l'amitié, donner de l'importance à ce que dit l'autre, prendre en compte ses paroles, sa douleur, son enthousiasme ..peu importe.
 
Et je pense aussi à tout l'espoir que j'avais mis dans ces vacances, la voir débouler, passer 6 jours ensemble, lui faire découvrir ici ... et les jours avancent, et ce projet tombe peu à peu à l'eau sans qu'on puisse rien n'y faire, comme si tout l'enthousiasme qu'on avait mis là dedans, toute l'énergie déployée, comme si tout ça ne changeait rien. Je suis épuisée de la joie que j'ai donnée pour cette occasion et je suis déçue, ça me rend triste, vide, je me dis qu'il y 'en a marre parfois, de tout repousser à plus tard. De devoir constamment attendre, qu'à certains ça ne plaise pas, de subir les à-priori des autres, d'être sous l'emprise de ceux dont l'avis ne compte pas.
Je me fous de tout ça et pourtant, ça me gâche ce plaisir là. Parce qu'on ne peut pas toujours faire autrement. Quelle merde ...
 
La fin de semaine s'annonce quand même plutôt jolie, et quel plaisir, ce soir, d'entendre sa voix, de discuter de tout et de rien, de ces prochains mois, de comprendre que malgré que chacun soit bien occupé, les liens soient toujours aussi solides. Ce n'est pas une année facile, et ce n'est pas si facile que ça de prendre des nouvelles des autres. Profondément je veux dire. Je ne le fais pas aussi souvent que je le voudrais. Mais après tout, tant pis, puisque le principal c'est quand même d'y penser. Quand les évidences sont là, on n'a plus tellement besoin de preuves. Plus tellement.
 
Je me prévois, demain, une après midi à la médiatheque, en espérant y trouver tout ce que je recherche.
Il parait aussi que le soleil recommence son ascension
 
Les beaux jours reviennent .... 

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mercredi, 21 mars 2007

A tâtons

Bienvenue au printemps, comme tous les ans, le 21 Mars ....
 
Je suis en panne sèche d'inspiration et d'autres choses.
Je ne me suis pas tenue à tout ce que j'avais dit que je ferais depuis quelques temps. Un peu en retard sur un planning imaginaire en fait. Il me reste une semaine.
Je suis revenue ravie de mes cours d'hier, j'ai particulièrement apprécié la première partie avec ce travail sur le rythme. Mes nombreuses années de formation musicale n'ont pas été vaines, ça me fait plaisir que les choses, des années après, prennent un sens tout particulier, même si ce n'est plus exactement le même domaine.
Parallèlement à ça, j'ai senti quelque chose de très bizarre qui ne m'était pas revenu depuis des lustres. Pas réussi à dire quoi que ce soit, pourtant , je crois, j'avais besoin de dire certaines choses, de me libérer, et non, pas moyen, personne à qui en parler, en discuter, à qui confier tout ça. Je n'ai pas réussi à trouver celui ou celle qui pourrait entendre ces choses-là sans s'en formaliser, sans forcément en reparler, sans en tenir compte ad vitam eternam. Tant pis, j'ai décidé de pas m'en tenir à ça, je pense qu'on ne peut pas tout dire, même aux gens de qui on se pense proches. Moi, en tout cas, je n'ai pas pû, je ne peux pas.
 
Je continue mes recherches. Je commence à faire le tour des institutions, alors, inévitablement, je tourne vite en rond. Et je rage de n'avoir jamais le profil recherché et que mes études soient directement associées à des choses négatives , que le fait de n'être pas étudiante " conventionnée " soit aussi rejeté. Sans me plaindre, je trouve qu'il y a une terrible injustice vis-à vis des gens comme moi qui ont choisi d'autres formules pour se former, pour apprendre, celles et ceux qui sont sortis du moule et des ministères.
Et c'est tellement compliqué d'expliquer et de faire comprendre tout ça aux autres, de leur dire que c'est un véritable tour de force de se faire accepter, de trouver, de convaincre.
Je ne jette pas l'éponge, ça jamais, mais parfois, j'aimerais que certaines personnes prennent ma place deux secondes au lieu de juger.
 
Je commence à bosser sur d'autres auteurs, du boulot à plusieurs, ça unit, c'est bien, ça fait d'autres possibilités que l'immuable duo. Ca me plait bien de bosser à trois. Pis y a moyen de bien se marrer. Je me cramponne sur ça, sur le bout de texte lu hier, sur les découvertes passées et à venir, sur les instants volés piqués à droite à gauche parce qu'en faisant vite le tour, c'est là où je me sens lheureuse et immensément libre.
 
Le reste...
Le reste ... on en reparlera ...

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lundi, 19 mars 2007

Errance joyeuse

Je crois qu'en ce moment il y a de l'à peu près dans l'air. On croit savoir, on croit dire les choses et en fait on ne les dit pas vraiment. On pense être proches, et on ne l'est pas, ou plus vraiment ou pas encore. C'est de l'environ , de l'approximatif, du presque. Je n'aime pas tellement cette sensation là, cette impression que certaines relations deviennent des habitudes, juste des habitudes et perdent en plaisir et en spontanéité et peut-être même en amour. Néanmoins, je pense que c'est une passade et comme toutes les passades, il faut patienter, ne pas s'engluer et reviendront d'autres moments, d'autres sensations.


Quelques choses se sont transformées dans mon esprit, la fin de semaine et cette grande discussion, une autre vision des choses. A croire que j'aime ça, avoir une autre, d'autres visions que la mienne, débattre, écouter les autres parce que ça semble tout simplement important pour comprendre et avancer. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Et avoir une autre manière de voir les choses m'a permis de revoir mon jugement sur certains trucs que j'avais détesté, écrasé du pied et boudé. Ce n'est pas devenu blanc, mais ça commence doucement à prendre une autre direction dans ma tête et à revêtir d'autres couleurs. C'est moins terne, j'aime bien, je me sens bien de penser ainsi.

Et ça me fait d'autant plus comprendre qu'une année, à certaines périodes de sa vie, c'est énorme et ça peut tout changer. J'aime l'idée que les choses ne soient pas figées, qu'on puisse changer d'avis, être éclairée différemment.


Du coup, inévitablement, ça a fait murir d'autres envies en moi, juste des hypothèses et des " peut-être " qui sont autant de portes ouvertes et de choix possibles pour plus tard.

Je ne sais pas trop, je crois juste qu'entendre ce prof nous dire qu'on n'est pas des employés, qu'on se doit de choisir, d'exiger même parfois. Ces mots finement placés et ces nombreuses discussions alors que j'étais arrivée si déçue, tout ça a fait du chemin petit à petit, pas vraiment vite, mais sûrement, avec la sensation profonde que rien n'est dû au hasard. J'ai eu longtemps le doute d'avoir orienté ma vie par hasard, inadvertance, rejet. Ce n'est pas vrai, et peu importe si j'ai tant de mal à l'expliquer et à raconter, je m'en fais mon territoire personnel.


Et puis parce que ça me fait plaisir et que je suis fan ...

Les Deschiens !!!


 

samedi, 17 mars 2007

Pas de poissons, des chansons

 

Merci de m'en avoir parlé

A réfléchir mais une bonne occasion de faire quelques découvertes

Et de s'amuser un peu

En plus c'est la ville des Montgolfières

Pourquoi pas, pourquoi pas ...

 

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mercredi, 14 mars 2007

Sans prévenir

 
Et paf !
Quelle conne celle-là à me raccrocher au nez. Formidable comme les gens peuvent être cyniques et dans le son de sa voix, de ses objections,  j'ai senti le même mépris qu'ailleurs, et puis, sans chercher à comprendre, sans se remettre en question, me faire dégringoler à nouveau les escaliers. Je déteste ça, je déteste le téléphone.
Comment un journée peut commencer avec tant de violence, je ne comprends pas, il faisait un chouette temps dehors.
Enième prise de tête sur mes recherches de l'été. Enièmes auto-discours " pas de panique, pas de panique ", enièmes banalités du genre " mais tu verras tu trouvera ". Pff, je n'en veux à personne, c'est certainement ce que je dirai aussi. Plus ou moins. Mais les discours aussi convenus tendent à me gonfler sérieusement ces temps-ci. On dirait presque que c'est devenu du langage courant chez un peu tout le monde, l'espèce de truc qu'on se refile pour que tout le monde aille bien. Surtout qu'on m'a dit la même chose l'année dernière. Voilà le résultat. Et je crois que le pire ( si tant est qu'il peut y avoir du pire dans ces morales à la con ), c'est le " ils ne savent pas ce qu'ils perdent ". Ce genre de phrases me donne envie de me taper la tête contre tous les murs de mon appartement. Mais je sais qu'il faut que je cesse de m'arrêter à ça puisqu'on appelle ça de la " maladresse ". Une de mes amies qui écrivait sur moi encore récemment " Une qu'a pas toujours envie d'avoir le tact pour dire aux gens qu'il y en a marre ". Voilà. C'est ça. Pas toujours le tact. Tout pigé Elise. Et désolée.
On se croirait au printemps. Tout est en avance cette année, c'est effrayant. Le temps, le soleil, les gens. Tout va un peu trop vite finalement autour, ça accroit la sensation de marcher au ralenti les jours de moins bien. En fait, je n'ai pas vu les mois passer depuis Septembre. Ca me semble près, loin, distancié, un peu tout à la fois. Mais je dis ça chaque année " scolaire ". Ce ne sont pas des vraies années, celles-ci sont traitres. Une fois le premier trimestre effectué, tout s'accélère à une vitesse folle. Et je n'ose pas imaginer quelle tournure prendront les évènements au sortir des vacances de Pâques. Waw, n'empêche, j'ai beau avoir plein de temps libre, ils vont faire du bien tous ces jours prochains. ce repos au printemps. Lyon est devenue mon espèce de destination phare. C'est un vrai nid de cinglés mais j'aime tellement aller les pousser des coudes pour rigoler. Et puis narcissiquement parlant, je ne vais pas cracher dans la soupe : c'est plaisant de se sentir attendue. Rien de très reposant au programme donc mais avec le but de repartir un peu plus légère. Et on en pense ce qu'on veut, pour moi, c'est déjà énorme. Ouais, ouais ouais c'est bientôt !
Mis à part ça, je suis en pleine réfléxion sur mes projets ces prochaines années et je suis forcée de constater que l'avenir est comparable à ce que je vois tous les matins sans mes lentilles. Du flou quoi. Je me sens partagée entre plein d'envies différentes et puis, dans le même temps, je suis bien souvent obligée d'être " réaliste ", et de diriger les prochaines années vers ce que je peux et pas forcément vers ce que je veux. Gros dilemme donc. En gros, je veux à la fois continuer mon école, commencer une formation professionnelle d'animation dans mon domaine. Et puis, peut être pas tout de suite, mais l'Ecole du FRACO ( Ecole du clown et de l'acteur comique ) à Lyon est une étape dans laquelle je voudrais mettre mes pas. Mais tout ça, c'est de l'argent, beaucoup de temps, d'années. Quel désordre. Même à moi ça donne le tourni.
 
 
" Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tell'ment troublant, laissez-moi dormir..."
 
 
 


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mardi, 13 mars 2007

Bilan

1 réveil embrumé

4 mails désagréables

1 mail encourageant

1 mal de crâne

3 personnes qui courent après le bus

2 improvisations mitigées

1 rôle de sucre

1 décrochage de téléphone de mauvaise humeur

1 appel inutile d'une agence d'intérim

1 blague sur la sclérose en plaques

3 histoires racontées

1 paquet de tomates cerises dévoré

10 ongles rongés

2 scènes révisées

 

 

 

Alors alors ? Je finis comptable ou obsessionnelle ?
 
 
 
 
 
 
 
 


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dimanche, 11 mars 2007

Combinaisons et fondations

Crevée. Une bonne nuit de sommeil me parait essentielle pour entamer la semaine du bon pied. Seul point noir : pas de professeur de chant demain donc pas de cours. Néanmoins il faut prendre les choses du bon côté ( sans blague ... ), ça veut dire que ça me laisse encore un peu plus de temps pour me consacrer à mes lettres et mes CV. J'ai déjà reçu quelques réponses négatives. Pas de désespoir à l'horizon, après tout je n'en suis qu'au début même si je ne peux m'empêcher de penser au pire et de me dire que si cette histoire d'embauche terminait aussi mal que l'été dernier, cela remettrait en question de nombreuses choses, en particulier mes cours l'an prochain et même ma vie ici. Autant dire que cette perspective m'est tout bonnement insupportable. Hors de question de faire marche arrière.

J'ai pensé à l'éventualité de passer le concours du Conservatoire mais cela implique beaucoup trop de suppositions. Rien que le fait de se consacrer à ça tout le mois de Septembre, ça me parait invraisemblable. Et en dernier lieu, après en avoir tant entendu parler, je ne suis plus sûre que ce mode de formation me corresponde vraiment.

Alors là se pose une question essentielle sur ce qui va se passer dans les prochains mois. Je reste confiante et j'espère vivement que le chemin n'était pas vain. Ca serait un trop gros coup dur de retomber à la page précédente. Espérons que ma bonne étoile veille sur moi. Secrètement, j'en suis sûre, surtout depuis que j'ai appris à regarder le ciel autrement, ce mois de décembre 2006.


Mes maux de tête reviennent pas mal en ce moment, ce qui contribue grandement à ma fatigue. Mais comme tout est lié, il serait plus judicieux d'aller consulter un ORL comme je me l'étais promis aux précédentes vacances. Mais alors c'est un vrai bordel depuis les réformes concernant la Sécurité Sociale. Du coup, je sens que ça va encore attendre un peu. Ce raisonnement doit encore témoigner de mon comportement dans l'urgence, j'ai toujours été  plus ou moins comme ça. D'ailleurs c'est dans cette urgence-là que je travaille le mieux étrangement. Ca m'a longtemps désolée mais je m'y suis faite à force. Après tout, tant que ça ne m'handicape pas, je ne vois pas pourquoi je m'en formaliserai.


J'ai repensé également à un autre truc récemment. Ce que j'allais faire de mon violon. Il parait assez improbable dorénavant que j'y revienne. Ca fait tellement de temps sans rien en faire. Je suis maintenant incapable d'en faire quelque chose, j'avais bien essayé l'été dernier, mais sans succès. Pourtant, à force de boulot, de stages, de toutes ces années en Ecole de Musique, j'avais acquis un bon niveau. Mais sûrement pas suffisant pour choisir délibérément ce que je voulais jouer. La classe d'orchestre, à force, ça me cassait un peu les couettes. Le répertoire était bien trop souvent exaspérant. Et puis cette espèce de truc figé m'insupportait, cette manie d'habiller les gens pareil, de rendre les choses trop rondes. Enfin je crois que j'étais trop jeune pour oser casser ce moule et faire autre chose. Si j'y étais inscrite maintenant, les choses seraient bien différentes evidemment. Mais tout ça est hors de propos pour une quantité de raisons. Et je dois bien avouer que c'est dommage puisque la musique m'a manquée tout ce temps. Malgré tout ce que je peux reprocher à certains points de l'enseignement que j'ai suivi, il y avait une espèce d'ambiance sympa, un espèce de grand club pas fermé du tout, et l'éclosion de plein d'émotions.


Du coup tout ce retour en arrière nostalgique ne répond pas à mes interrogations. Je m'étais toujours dit, que quand j'arrêterai, je revendrai cet instrument pour pouvoir accomplir les choses toutes fraiches mais ce n'est finalement pas aussi simple. Ca se fera peut-être le jour où je n'aurai plus le choix, plus les moyens de faire autrement, quand j'aurai le couteau sous la gorge et qu'il me faudra trouver une solution rapide et efficace.

En attendant, cela fait toujours un lien avec des temps perdus de vue. Un peu comme une construction, le besoin d'avoir des fondations. Mes fondations à moi ce sera quelques partitions, des vieux morceaux de collophane et un violon Vuillaume.

Après tout, pourquoi pas ...
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vendredi, 09 mars 2007

Dépoussiérage

Et oui, ce n'est même pas encore le printemps mais aujourd'hui c'était grand ménage. Tri de papiers, réorganisation totale.

Et puis c'était marrant de retomber sur ces classeurs entiers de boulot, d'analyses de spectacle, de résumés de cours, même ces premiers cours de Fac ( Ah Besançon, sa fac, ses cours de pratique à 60 ... )  sur des trucs qui ne m'intéressaient qu'à moitié ( du moins pas suffisamment pour être passionée ). De relire des pages entières noircies d'une écriture qui s'ajuste avec le temps, devient plus claire, plus limpide. C'est fou comme en 5 ans les choses ont changé, évolué, grandi. Et en regardant derrière, je trouve une suite complexe mais logique à tous mes agissements.

Certains trucs, en particulier les débuts de ma pratique théâtrale me semblent tellements éloignés de ce que je fais à présent, tellement moindres, si petits. Quel plaisir de se rendre compte du chemin parcouru même si ça n'a jamais été très facile. Combien de fois me suis-je trouvée nulle, bancale, sans présence. Mais pour quelques réussites et encouragements;ça valait le coup, je crois.

Tous ces classeurs, ces dossiers, tous ces papiers, je les avais abandonnés plusieurs années,depuis mon bac. Comme une volonté de couper net le lien avec ce monde dans lequel je ne me sentais pas du tout à ma place. Le jour d'obtention de mon Bac a été un moment exquis de soulagement, une grosse page sombre tournée pour de bon et jamais je n'ai eu de nostalgie de ces années-là qui rimaient bien trop avec décalage et souffrance.

Malgré celà, je dois bien avouer que c'est là que j'ai construit ce que je suis et je fais aujourd'hui. Quelques années à se sentir un peu trop en dehors de la ronde, un peu trop décalée. Sans en avoir de prétention evidemment. Mais les autres avec leurs impénétrables rondes, leurs dessins déjà tracés me fatiguaient.

Heureusement, il y avait ces cours en dehors et les gens que j'y croisais. Qui avaient autre chose à m'apporter et à qui je m'accordais de donner quelques trucs.

Je crois que tout ça est censé, logique. Même si parfois, j'aimerais que tout aille plus vite, c'est quand même allé vite, je n'ai pas mis si longtemps à plonger et à me décider.

Ca, c'était un évènement. Le genre de grosses décisions qui peut tout bouleverser.

Du coup à mon dernier séjour à Lyon, j'ai récupéré ce gros tas de passé et je l'ai emporté avec moi ici car je suis intimement convaincue que ça va me servir. D'une façon ou d'une autre. 


Lucie, Terminale L1, Lycée St Exupéry, écrits en majuscules, en gros, en gras, en couleurs et en en-tête, ça a au moins le mérite de me faire marrer et me rappeler mes piètres qualités d'informaticienne.

 

mardi, 06 mars 2007

J'émince le noir

Pourquoi BORDEL tout est aussi compliqué.?

Pourquoi ai-je écrit que je démarrerai la semaine sereine si c'était pour rêver tout de suite après de choses si monstrueuses ?

Je ne comprends pas, je pensais que tout ça c'était fini, ça avait fini par disparaïtre petit à petit, au fil des choses et des jours, sans rien faire de spécial, simplement parce que le temps avait sûrement agi seul, comme un grand. C'était devenu comme un voile, une ombre et je pensais que ça n'allait pas tarder à s'enfouir pour toujours, à être juste un vague souvenir les jours moins drôles.

Et encore une fois, je me suis trompée. Ce n'est pas parti. Et ça devient encore plus fort que jamais, comme une deuxième page qui s'ouvre. Le noir, la nuit et tout qui recommence. La silhouette dans la pièce, la torture, la mort, le vide, la peur. Ce sont toutes ces choses qui hantent de nouveau mes nuits et ce ne sont pas que des cauchemars puisque je les vois, je vois tout, éveillée, et je ne peux qu'allumer la lumière et faire le guet. Je suis en train de devenir dingue.

J'ai l'impression de revenir dans le passé, dans la vie d'avant, dans l'enfance. Quand on a encore peur du noir et des fantômes. Quand on insiste pour avoir une faible lumière dans la pièce, quand on cherche à se faire protéger puisqu'on ne peut encore le faire tout seul.

Je ne suis plus une enfant, ça fait déjà un moment que cette page est tournée,qu'elle est loin derrière moi, que ce fichu monde insouciant est relégué aux oubliettes et à l'écoeurement. Mais je ne me sens pas plus rassurée. Je crois que ce soir, au travers de ce dialogue avec ce type qui a compté un peu, c'est devenu un peu plus limpide.

Les gens ne savent jamais quoi te dire en ces circonstances, je suis pareil, qu'est-c'qu'il y a à dire finalement, autre que ce que lui m'a dit ce soir, de me reposer, de me calmer, d'arrêter de flipper en permanence pour des choses qui n'existent même pas. Evidemment qu'il a raison, evidemment qu'ils ont tous raison. Mais si c'était le  jour, si c'était concret, si c'était réel, ça serait tellement plus simple. On dirait que je n'arrive pas à en parler normalement, peut être que j'ai honte de tout ça, de cette histoire, de ces déceptions et de ces tristesses accumulées. Ca ne ressemble tellement pas à ce que je suis au quotidien. Ca ne ressemble vraiment pas à la couleur dans mes yeux et dans mon univers. Tout est tellement loin. J'aurais peut être dû me faire aider à la suite de ce traumatisme , d'aller parler de la violence du geste, du fait, de l'isolement dans lequel ça m'a conduit, du sentiment iréel de persécution. J'aurais sûrement exprimer ces choses-là à ce moment-là, ne pas croire que tout irait mieux du jour au lendemain et que je pourrai tout recommencer à zéro. Ca nécessite tellement de courage et de renouvellement de recommencer à zéro.

Ca me donne envie de me renouveller à l'infini, comme enlever une grosse couche de peau morte et être à neuf dessous.
Une sorte de nouveau départ
J'commence à trouver tout ça franchement débile
Et effrayant

 

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dimanche, 04 mars 2007

Maman Papa

Maman, maman, en faisant cette chanson
Maman, maman, je r'deviens petit garçon
Alors je suis sage en classe
Et, pour te fair' plaisir

J'obtiens les meilleures places
Ton désir
Maman, maman, je préfèere à mes jeux fous
Maman, maman, demeurer sur tes genoux
Et, sans un mot dire, entendre tes refrains charmants
Maman, maman, maman, maman


Papa, papa, en faisant cette chanson
Papa, papa, je r'deviens petit garçon
Et je t'entends sous l'orage
User tout ton humour
Pour redonner du courage
A nos cœurs lourds
Papa, papa, il n'y eut pas entre nous

Papa, papa, de tendresse ou de mots doux
Pourtant on s'aimait, bien qu'on ne se l'avouât pas
Papa, papa, papa, papa

Maman, papa, en faisant cette chanson
Maman, papa, je r'deviens petit garçon

Et, grâce à cet artifice
Soudain je comprends
Le prix de vos sacrifices
Mes parents
Maman, papa, toujours je regretterai
Maman, papa, de vous avoir fait pleurer
Au temps où nos cœurs ne se comprenaient encor pas

Maman, papa, maman, papa

 

( G.Brassens )

 


Hop hop hop. Fin du Week end. J'ai tranché. Après Léo Ferré, je vais plancher sur Brassens en cours de chant. J'aurais pû continuer de bosser l'interprétation d' Avec le Temps, mais je trouve qu'à force, j'y perdais en émotions. Finalement la première fois était la mieux et pourquoi, ça je l'ignore. Je la reprendrai un jour, c'est sûr.

En attendant, voilà une chanson que j'aime beaucoup et qui est pile poil dans ma tonalité. Ni trop basse ni trop haute. 

Demain, reprise d'une vie sociale normale après une semaine en piteux état. Plein plein de boulot en perspective. En particulier la reprise du travail sur les objets. Je ne sais pas à quoi m'attendre mardi, on verra bien, le début était prometteur.
Et mercredi, journée au CRIJ pour bosser cet été. Une grosse et surprenante semaine à venir donc. Et c'est plutôt sereine que je pense l'entamer.  

 


 

samedi, 03 mars 2007

Il faut alterner

Week end. Deux mots pour deux petits jours.

Bon on peut pas dire que je l'ai vraiment mérité puisque je suis restée malade allitée toute la semaine.

M'enfin bon, c'est comme ça. J'ai Sallinger de Koltés à lire avant demain soir. Je m'y suis toujours pas mise, c'est la galère. Il faudrait aussi que je bosse mes textes de scènes et que je commence mes lettres de motivation pour cet été. Bosser, tel est mon but estival. Pas réjouissant mais nécessaire.

 

Bref sinon, la vie suit son cours,  On se rapproche du printemps sans avoir eu d'hiver, c'est très étrange, je me suis même demandée hier quand est-c'qu'on passait à l'heure d'été alors que j'ai l'impression que l'heure d'hiver, c'était hier. Bientôt l'heure des élections aussi. Et c'est à toi que je pense chaque fois que cette idée me traverse l'esprit. Dire qu'on pourra même pas s'engueuler cette fois-ci sur nos intentions de vote, qu'il n' y aura aucun débat houleux,pff,  ça me rend triste rien que de l'écrire. Mais après tout, tu es peut être parti avant le pire. Mais tu me manques. Invariablement, c'est fou comme je sens comme tu étais important pour moi, tout ce qui n'est plus là depuis ta mort. Le vide est énorme. Si tu avais su, peut être te serai-tu davantage accroché. Et puis finalement, je n'en sais rien.

 

La semaine dernière, il y a tout pile 7 jours, je suis allée à Sète. C'était agréable de sortir un peu de Montpellier et de se rapprocher de la mer. J'en ai profité pour aller visiter l'Espace Brassens, une sorte de musée intimiste et émouvant. J'ai beaucoup aimé, je me suis promis d'y emmener Françou fin Avril lorsqu'elle viendra à l'occasion du Festival de chansons Boby Lapointe à Pézenas.

 

Je crois que c'est tout pour aujourd'hui. Je vais me mettre au boulot. Koltès et Corneille m'attendent à bras ouverts.

 

mercredi, 28 février 2007

Qui est invincible ...

Et le virus continue sa lancée. Vlan. Vlan. En espérant que les jours seront meilleurs bientôt, que la tête ne tournera pas autant comme ça, l'impression de tomber, cette sensation d'être crade et vilaine. J'ai hâte que tout ça soit fini, cet état ne me ressemble pas. Je déteste être malade, c'est quasiment une phobie finalement. 

C'est pas tous les jours facile la vie d'une grippée.

Ces jours, isolée, à rester dans mon lit, sans rien faire de spécial, ça a fait ressurgir certaines ombres au tableau, la solitude encore, le gris du gris. Malgré le soleil.

J'aime pas cette sensation , cette impression que le téléphone ne sonnera jamais, que si je n'avais pas cet ordinateur, j'aurais pû rester malade plusieurs jours sans qu'il se passe quelque chose. Même s'ils sont là. Rien n'est là paradoxalement. Je pense qu'on se soigne avec autre chose qu'avec des médicaments et j'ai eu l'impression de n'avoir que des médicaments. Ca ne pouvait pas être suffisant. Ce n'est pas dire qu'il n'y a personne, ce n'est pas affirmer que personne ne pense à moi, je ne croirai jamais ça.  C''est une sensation. Accentuée par le fait de vivre seule ici bien sûr, de ne pas avoir d'amis sur qui compter dans cette ville, d'être encore un peu trop en train d'emménager, pas totalement implantée, trop sur un pied.

Et pourtant, je l'aime cette ville. Je crois que je l'aimerai toujours un peu quelque part. Au moins pour ce soulagement que j'ai eu quelques soirs de septembre, pour les larmes, les  rires et les visites des autres. Le besoin de se lancer, ça, c'était vital, c'était une respiration, c'était pour pouvoir vivre. Evidemment que ça ne peut pas tout supprimer, evidemment que ça n'allait pas tout effacer, tout l'avant, tout ce qu'il y avait et ce qu'il y a encore de tout cassé. Le camion s'en va et je souris pour toujours ?  Je ne crois pas aux miracles, pas aux contes de fées et pas à l'instantanéité du bonheur. Etre heureux, ça prend du temps. Le chemin est long mais si on sait déjà qu'on est dessus, on a peut-être fait une partie du boulot. C'est ce que je me dis. J'espère avoir raison. J'espère beaucoup tout court.


Les vacances de Pâques vont arriver vite. Plus que je ne le pensais, surtout après cette semaine écorchée. Témoin de bons moments, j'ai hâte bien sûr. Alors qu'une fois tout fini, ça me rendra probablement triste. C'est toujours comme ça pour les choses qu'on attend longtemps. Les choses, les gens , peu importe. Tout ce qu'on met du temps à faire éclore et qu'on aimerait savourer plus que tout. C'est là qu'on se rend compte que le temps est élastique. A la fois long et court. On ne décide pas, c'est la relativité. Et c'est pas moi qui l'ait inventée.

C'est dingue cette vague sensation de tourner en rond, de redire les mêmes choses, de m'écouter parler ou écrire ou vivre même. Me regarder vivre et être incapable de changer quelque chose. Cette dévorante envie de mettre les pieds dans le plat, de me trouver un mec ,même idiot, même pas mon genre, un truc qui me ferait bouger, quelque chose ou quelqu'un qui me parlerait d'autres, d'autre chose,  me donnerait son point de vue à lui sur la vie, sur tout, sur rien, sur le monde, sur ce qui tourne et ne tourne pas.

J'aimerais tellement avoir tout ça à raconter ou même à me raconter à moi, que ça me fasse souffrir, me fasse rire, ou bien me laisse indifférente. Pouvoir mettre des sentiments sur des choses, pouvoir adorer ou haïr, mettre du bordel sur cette mer calme. Ce vide qui m'envahit, ce trop plein de relations lisses et feutrées.


Je voudrais du bruit, un grand capharnaüm et du désordre un peu partout.
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vendredi, 16 février 2007

Sodade Sodade

J'avais écrit quelque chose hier et puis j'ai tout effacé et je recommence. Ca ne m'allait pas, les mots n'étaient pas les bons, ils me semblaient fades, pas appropriés, à côté de la plaque. Je voulais que cette soirée soit retransmise au mieux et ça n'allait pas, ça n'était pas ça du tout.
Il y a deux jours, ma soeur est venue dans le coin. On a passé la soirée de mardi ensemble et elle a dormi ici, chez moi. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas passé une soirée si merveilleuse. Je crois que jamais auparavant, on n'avait été que toutes les deux, seules, sans rien autour, dans un autre cadre, dans ma vie à moi. Et j'ai découvert comme on était proches, comme on était parfois si semblables, à la fois pudiques et excentriques, réservées et sitôt après à se marrer ensemble comme des bossues.
Du coup, en la quittant hier matin, malgré le sourire béat qui ornait mon visage, je sentais mon estomac se serrer. Parce qu'elle et moi, c'est deux fois par an, ce n'est de la faute de personne, c'est comme ça, c'est parce qu'on ne peut pas tant faire autrement.
Il y a eu, dans cette même journée, un cri de joie. Un courrier. L'agence. Les sous qu'ils m'avaient enlevés de la caution. Soulagement et puis cette fois ci je peux le dire, fierté.
Fierté d'avoir trouvé en moi le courage de persévérer, de ne pas laisser tomber. Et voilà en même temps un poids qui fond dans mon crâne. Et un souci en moins.
Et il y a eu cette sieste. Ce réveil bizarre. Le noir, il faisait si sombre. Et tout à coup en allumant la musique, une immense crise de larmes qui dure, qui dure. Calmée. Je reprends mes esprits et je ne sais pas exactement pourquoi tout ça. Ou alors je ne le sais que trop bien. Parce que toutes ces choses refoulées, le besoin de tout contrôler jusqu'à s'envoyer droit dans le mur, je ne comprends pas comment on peut agir comme ça de sorte à se détruire soi-même.
En parallèle, ces discussions avec ceux que je ne connais pas, qui me parlent d'elle, que je ne comprends pas, qui sont à la fois si intéressants et si désespérants. A la fois lumière et douleur. Et comme je suis une véritable éponge, j'absorbe, j'absorbe, j'absorbe. Jusqu'à en avoir mal au coeur.
Et finalement ces larmes soudaines, violemment, de la sorte, c'est une façon comme une autre de dévisser le bouchon, de desceller l'ouverture, de prendre de l'air.
J'ai parfois l'impression lancinante que je ne vis qu'à travers les autres, leurs réussites, leurs chagrins, leurs histoires d'amour. La sensation de ne vivre que le dixième de tout ça, de prendre les choses par substitution pour ne pas tomber. Je ne sais pas comment sortir de cette impasse.
J'ai l'impression de me plaindre pour rien finalement, que tout ça ce n'est pas important, qu'à côté il y a des choses tellement graves, tellement plus vitales que mes petits soucis de jeune femme paumée. Je ne sais pas qui a raison, je ne sais pas si j'ai raison d'écrire ainsi, je ne sais pas si ça change les choses.
Je ne sais pas si en plus de deux ans, les choses ont véritablement changé. Je veux dire ... Profondément .. Est-ce que les choses ont pris un autre chemin, une autre direction.
J'essaie de regarder derrière moi et je ne trouve pas de réponse. Peut être pas encore assez de recul. Parfois, j'aimerais avancer le temps d'un seul coup, être dans quelques années, savoir si ce que je fais aujourd'hui servira à quelque chose ou du moins me servira à moi. Si j'aurai trouvé ce que je cherche et si ce quelque chose aura un nom ou un sourire. Je l'ai déjà dit, et écrit, le temps ne passe pas assez vite à mon goût. Je me sens trop souvent enfermée dans une période qui ne me ressemble pas.
 
Tout ça me fait sourire. Finalement, quand je serai au bout de ces quelques années, que j'aurai un homme rien qu'à moi, de l'amour à donner et p'têtre des enfants, est-ce que je serai heureuse d'être cette femme là. Sans regretter de n'avoir pas fait autrement, peut être m'être trompée, d'avoir idéalisé le futur ou de m'être posée trop de questions. Ou pas les bonnes. Je ne le saurai qu'en attendant. C'est la seule chose qui me reste à faire. Et le verbe, c'est tellement ça, tellement exactement ça. Attendre. On ne peut sûrement pas vivre quand on attend, il faut choisir. Mais je n'ai pas choisi, je suis trop emmêlée, je fais ce que je peux. C'est pas tous les jours facile. Et je me surprends à rêver d'être autrement, à penser que je ne me suffis pas à moi même, que je suis pas assez bien , seule, pour faire quelque chose, pour entreprendre une vie et un édifice.
Finalement le plus douloureux c'est ça, de penser qu'on est pas assez bien pour soi. Pas pour les autres. Mais pour soi, pour sa propre vie, ses choix. De ne pas se faire confiance.
La peur de mal faire. D'être trop, pas assez, jamais ...
 
C'est ça qui agrandit la solitude. On peut avoir des dizaines d'amis. Ca ne change rien au fait de pouvoir se sentir vraiment seule. Parce que c'est à soi qu'on raconte tout, c'est à soi qu'on se confie, à soi qu'on ne peut rien cacher. Ou pas longtemps.
Ouais ... c'est encore pas demain qu'on retirera la caillasse que j'ai en moi.
 
 

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samedi, 10 février 2007

Comme

 

Comme c'est vide ce soir

Comme ce sera vide ce week-end

Comme le temps passe

Comme la nuit tombe vite

Comme il fait noir

Comme les gens sont bêtes

Comme j'aurais aimé que tu m'agaces

Comme j'aurais aimé rire, pleurer ou sourire 

Comme j'aurais aimé répondre à l'un de tes " posts "

Comme j'aimerais entendre ta voix, tes soupirs, ton drôle de désespoir

Comme j'aurais aimé te raconter ma soirée

Comme tu me manques

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vendredi, 09 février 2007

Avis de vent devant ma vie


C'est les vacances. J'ai l'impression que les dernières sont tout justes derrière moi et pourtant ça me fait du bien.
Comme m'ont fait du bien les flatteries de mon prof ou les nouvelles du spectacle de fin d'année. Le plein air, la réalisation d'un grand projet, et tout ce qui va tourner autour , tout ça ne peut que me mettre du rose aux joues. Je me sens tellement bien à imaginer tout ce prochain travail. Difficile sûrement mais tellement excitant.
Et puis aujourd'hui, grande rigolade en échauffement dit " autonome ". On s'est tous défoulés un max et on a beaucoup ri. Je me suis sentie exactement là où il fallait que je sois.
 
Une semaine ici. Sous les palmiers, à prendre le temps, à me faire plaisir, à répéter, à lire et à écouter de la musique.
Quelques jours à Lyon, un concert, des amis.
Et pour terminer un week-end avec ma maman. Pour profiter de quelques instants volés.
Et recommencer. Fin Fevrier. Recommencer, recommencer.
 

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lundi, 05 février 2007

Merci

Pour le haut plateau de Belleville
D'où je vois toute la ville
Et pour le vent qui tourne autour
Des fenêtres de la tour
Pour le trottoir ruisselant
Pour le café les croissants
Et pour l'accordéon qui boite
Au fond du souterrain moite
Pour la nuit sur les bateaux-mouches
Et pour sa bouche
Merci

Pour les matins sur l'oreiller
A cause des congés payés
Pour les écrans de cinéma
Posés dans la rue parfois
Pour les divas dévorées
Pour les odeurs adorées
Pour la mer car elle est gratuite
Et pour certains soirs de cuite
Pour les vieux murs sous les affiches
Et l'herbe en friche
Merci

Pour cette pilule insensée
Que je prends sans y penser
Moi qui n'ai jamais fait l'amour
Avec un compte à rebours
Pour l'audace et le courage
De celles qui à mon âge
Ont su desserrer les coutures
Des générations futures
Pour ce plaisir qui nous dépasse
( Merci - Jeanne Cherhal )
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Merci à
Gabi pour le tout nouveau, pour le maintenant et l'après
Zou pour ses mots, sa connaissance de l'autre, son amitié inmesurable
Laura pour ses inquiétudes et ses conseils
Pauline pour les montagnes très russes et l'espoir toujours
Françou pour la vie qui avance et pour le temps passé ensemble
Tous pour la confiance et l'énergie
Au théâtre, " c'est un peu une déclaration même si je sais que tu n'es pas le remède ni la solution, tu n'es qu'une attelle à mon bras "


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dimanche, 04 février 2007

Ce plaisir qui nous dépasse

Ce dimanche ci c'était joli. Ca faisait longtemps que ça ne m'avait pas fait cet effet là.
D'avoir envie d'être demain, d'avoir hâte de reprendre mes cours, de recomencer autre chose.
 
Sans doute tout ça a été influencé par ma bonne soirée d'hier.
Je n'aime pas tellement sortir mais je m'aperçois que j'en ai besoin. Ca remet les idées en place et ça évite de ruminer toute seule.
Ouais c'était chouette et je ne me prive pas de me le dire, de l'écrire et d'y penser.
Un dimanche comme ça aussi parce que de plus en plus la sensation d'avoir trouvé une véritable amie. Et qu'elle avait le sourire en revenant de la plage. Et que son énergie, ce texte m'a empli d'un bonheur pur et intact.
Dire que tout a commencé par une bêtise un soir où on était toutes les deux connectées sur un forum commun. Que j'avais eu envie d'aller lui parler. Sans penser qu'aujourd'hui, elle prendrait cette place là, toute cette place là.
Que j'aurais si envie de la voir, pour de vrai cette fois, qu'on fasse des choses toutes les deux, de me dire si fort qu'elle me ressemble, qu'elle me comprend et qu'elle est si proche de ce que je suis, si familière. C'est comme si ces mois étaient des années, comme si je ne pouvais plus imaginer ne plus lui parler. Je me rends compte de tout ce qu'elle m'a déjà donné, de tout ce qu'on a échangé, de toutes les choses intimes dont on a parlé, de toutes ces soirées à rire et à pleurer et ne jamais s'en formaliser.
Encore deux à mois à patienter avant , enfin, de l'avoir avec moi pour quelques jours et que ça prenne encore plus de place qu'avant.
Parce que pour moi c'est une évidence, une telle évidence.
 
Dimanche influencé aussi par cette dernière semaine avant les vacances. Avant d'aller dire bonjour par ci par là. Avant de pouvoir parler à ma mère autrement qu'avec ce putain de téléphone. Avant de respirer un bon coup, réfléchir, prendre le temps.
Les choses avancent, lentement, evidemment. Mais on avance. Et il faut que je m'accroche à toutes ces choses qui vont venir envahir ma vie et ma maison.
A la musique qui hante mon ordinateur.
A la vie qui suinte tout autour
A tout ce qui est à portée de mes mains
A moi et à vous
 

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Pour ce plaisir qui nous dépasse ... ( Jeanne Cherhal )
 
 
 


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mercredi, 31 janvier 2007

Un soir qui pèse une tonne

J'ai le moral tout au fond de mes chaussettes

Je ne sais plus si ce que je fais est bien

Si ce que je vais faire sera bon

Une enclume me tire vers le bas

Rester debout, rester debout

J'ai le moral au fond, tout au fond de mes chaussettes 

 

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dimanche, 21 janvier 2007

Là debout et la rade devant

Mes bonnes paroles d'hier sont sous la poussière. Mais je n'oublie rien. Je passerai le plumeau dans la semaine.

Et nous voilà dimanche soir. Il parait que la semaine prochaine sera froide. L'hiver arriverait donc avec sa grande couverture blanche. Mais ça ne sert à rien, il ne neige pas ici.

Demain je dois poster mes résultats d'IRM  à mon médecin. Evidemment, comme je le préssentais. Ce ne sont pas pas mes ménisques. Il n'y a quasiment rien. Mais j'ai mal. Sans doute une anomalie de la rotule, une déformation. Et rien à faire à part attendre. Je déteste attendre comme ça, ne pas pouvoir me soulager, rester les bras croisés.

Je déteste qu'on me fasse croire que tout ça c'est dans ma tête, que c'est moi qui l'invente.

Ca m'avait déjà fait ça au moment du début de mon asthme. Obligée d'aller aux urgences complètement flippée. Parce que ne plus respirer, c'est se sentir partir. Et c'est un trop mauvais souvenir. Deux jours plus tard ce crétin de médecin qui vous dit " Vous n'avez qu'à vous calmer, vous serez moins étouffée " .

Et quelques mois plus tard, on me dépiste un asthme assez important avec une capacité respiratoire à moins de 60 %. Et enfin je me fais soigner. Il aura fallu attendre ça. Attendre qu'un médecin un peu consciencieux prenne le temps de faire des examens.

On verra mercredi, ou jeudi. En attendant, je ne sais pas ce qu'il faut que je fasse ou pas, s'il faut que je reprenne le sport, si je prends le risque. Prendre des risques, j'ai l'impression que je ne connais pas. Et même si ceux qui m'aiment ne sont pas d'accord, je ne trouve qu'il n'y a pas grand chose de risqué dans ma vie. J'aimerais comme eux comprendre ces choses,


" Je pense que dans tes yeux, ca ne va surement pas assez vite, mais je trouve que tu avances drolement, tu sais ?"



Je crois en effet que dans mes yeux à moi,tout tourne au ralenti. Comme si tout n'allait pas assez vite, comme si tout n'était pas assez bien. Et je ne peux pas être fière de moi. Parce que je déteste ce mot, parce qu'il me rappelle trop de souvenirs, trop d'affronts. Et quand on ne sait pas être fière de soi, quelquefois pour tout ce qu'on a abattu comme travail, pour tout ce qu'on a fait et qui mérite récompense, alors là, tout semble difficile et on n'a plus la force de soulever des montagnes.

Et en relisant ces lignes ce soir, je me dis qu'en effet, il y a quelque chose que je n'ai pas encore pigé. Et qu'il va bien falloir pourtant.



" La pire des soitudes n'est pas d'être seul, c'est d'être un compagnon épouvantable pour soi même ...en s'ennuyant en sa propre compagnie " (
J.Salomé )

 

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samedi, 20 janvier 2007

Si je m'écoutais je m'entendrais

Nouveau week end. Nouvelles humeurs. Nouveaux espoirs. Pour combien de temps?

Je n'ai pas envie de me poser la question je n'ai plus envie de me poser de questions. Pas ce soir, pas maintenant.


Je profite de ce coup de fil inopiné, de ces livres essentiels, de ces lignes vitales.

Je profite de ce qui vient. De la minute et de l'instant. Du présent et du moment. De là, d'ici, du temps.


J'ai sur le bout de la langue une douceur nouvelle. Une saveur sucrée.

Il me manquait la saveur. Il nous manque toujours quelque chose.

Je veux que tout ça dure.
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lundi, 15 janvier 2007

Je voudrais

 
 

Attendre toute la nuit un texto qui ne vient pas

 

Allumer mon téléphone en sortant de cours avec dans le coeur des troupeaux d'éléphants

 

Avoir hâte de faire un week end à deux

 

Me faire du souci pour quelqu'un d'autre que moi

 

Entendre " tu es belle "

 

Sentir un baiser brûlant sur ce genou qui me fait mal

 

Compter les jours

 

Avoir les yeux qui clignotent

 

Dire à maman " je suis heureuse tu sais "

 

Avoir un vrai prétexte de moins écrire sur cette saleté de blog

 

Arrêter d'entendre les gens désespérés pour moi

 

Cesser de devoir supporter les blagues nulles à ce sujet

 

Regarder dans la même direction qu'un autre

 

Sentir de nouveau le bruit d'un organe qu'on descelle

Descellage un peu douloureux

Mais plein de promesses.

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Mais tout ça ce sont des " je voudrais ". Des espoirs bien abimés. Des " Et si " . .
Quand j'ouvre les yeux, que la lumière m'aveugle, la lumière idiote et crue des dimanches soirs,  je ne vois rien ni personne devant.
Je n'ai pas de force, pas de courage, pas de confiance. Je ne suis capable de rien, je me sens transparente. J'écoute les autres, je m'émerveille de leurs yeux brillants et de leur avenir. Mais tout est vide. Je suis réceptacle. Je suis vide amour.
Je suis entourée. Mais il me manque les bras, l'amour, l'essentiel, l'envie d'aller plus loin, d'aller plus haut, la p'tite flamme.
Et je n'ai pas envie qu'on me dise que j'ai la vie devant moi, que je suis jeune ou que ça viendra. Je me fous de tout ça, je préfère qu'on ne me dise rien.
Je préfère juste que ça arrive. Là, maintenant, bientôt, pour me réchauffer. 

Si j'avais pu choisir entre moi et autre chose
C'est un peu moche a dire mais j'aurais pris autre chose
J'y pense assez souvent et je commence a m'y faire
Quand j'en aurais le temps je finirai même par me plaire


 
 


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mardi, 09 janvier 2007

A quoi je joue

La rentrée a accouché. De quelques heures pour l'instant et de bien plus dans quelques temps. Ben tu vois c'était pas si mal que ça finalement. Oui et hocher la tête. Ils sont bons ces comprimés. Quand on se drogue à la vitamine C, est-c'qu'on se drogue vraiment ? Ce sont le genre de questions déprimantes qui hantent le cerveau des nanas qui font gaffe à elles. Mais comme ça n'est pas mon cas, alors j'oublie ces considérations et demain c'est les soldes et je compte bien flâner dans les boutiques pour aérer ma cervelle d'angoissée.
Ce n'est pas tellement que je manque de quelque chose ( d'ailleurs qui va faire les soldes en manquant de quelque chose ? ça semble complètement incongru ) mais la foule pressée, les gens heureux, les musiciens sur la Comédie , le mime éternel et quelques rayons de soleil , ça rendra la journée bien à mon goût, bien légère, bien superficielle. Et ça fera plaisir aux multinationnales qui doivent compter les heures dès ce soir.
Ah tiens ma chanson préférée de Bratsch qui passe à l'instant. Le destin ? Oui bien sûr, il repassera demain celui là avec sa copine la chance. En attendant qu'est-ce que c'est beau. Beau et envoûtant. Ces mecs sont des génies. C'est dans ces moments là que je me mets à regretter d'avoir été si insouciante plus jeune avec la musique parce que quelque part, ça me fait un trou, un manque. Mais je n'ai ni  le courage ni les moyens de reprendre et j'imagine que feignasse comme je peux être parfois ( je suis dure là non ? ) je préfère finalement entasser ça avec les " regrets " et mes nombreux abandons.
Et puis ça me fait penser que je trouve ça assez comique quand on me dit de cesser de regarder derrière moi. Encore faut -il qu'il y ait quelque chose à regarder devant. Et intéressant j'entends. Et ça, c'est pas toujours gagné même si blablabla, même si on se convainc tous les jours qu'on ne fait pas les choses pour rien et qu'on ne se trompe pas. Je dois être une éternelle insatisfaite. Ou une chieuse. Et sûrement les deux finalement.
Bon minuit approche à grands pas, l'inspiration me perd ou l'inverse. J'ai l'impression de radoter. Je continuerai demain. Ou pas.
Et en attendant une p'tite chanson ...
 
 
Dis-moi que tout va bien
au creux de l'oreille
Que je puisse enfin
enfin trouver le sommeil

Dis-moi que tout va bien
que je suis de taille
à pouvoir enfin
enfin trouver du travail

Dis-moi qu'on ne va pas
me mettre dehors
parce que je n'ai pas
de papiers ni de trésor

Berce-moi d'illusions
de rêves de môme
Quand on sera grand
ils seront gentils les hommes

Raconte-moi des histoires
que je fasse semblant de croire

Que j'ai la vie devant moi
La vie devant moi

Dis-moi que j'ai le temps
de courir le monde
avant que le monde
ne soit mis à feu et à sang

Dis-moi que j'ai le temps
de trouver l'amour
avant que l'amour
ne soit plus qu'un rêve d'avant

Berce-moi d'illusions
serre-moi plus fort
que je puisse encore
sentir l'herbe sous le béton

Dis-moi qu'un de ces jours
je retrouverai
le courage pour
avoir la vie dont je rêvais

Invente-moi des histoires
je ferai semblant de croire

Que j'ai la vie devant moi
La vie devant moi

Pour que je ferme les yeux
sur les portes qui se ferment
Pour que je les ouvre un jour
dis-moi que j'ai toujours

La vie devant moi

 
Zazie ( la vie devant moi )


 
 


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lundi, 08 janvier 2007

Angoisses


Jamais je n'ai été aussi angoissée à l'idée de reprendre



Est-c'qu'au moins, je ne me trompe pas de chemin ?



Faudra que je songe à me reposer la question
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samedi, 06 janvier 2007

Prise de cours

J'ai mal à la tête. J'ai dû trop dormir. Ou me coucher trop tard. Ou les deux.

Peu importe, on est samedi, milieu d'après midi et on arrive bientôt au terme de deux semaines de vacances décidément toujours trop courtes. Il va falloir reprendre du service et je vois d'ici que ça ne va pas être chose facile.  La preuve, j'ai encore plus d'un jour de repos et ça fait déjà quelques jours que j'angoisse à l'idée de reprendre l'année. Et pourtant quand on sait que j'aime ce que je fais , ça semble carrément invraisemblable. Et pourtant. Pourtant j'en ai mal au bide. Sûrement parce que tout ce que j'espérais n'est pas arrivé, sans doute parce que la nana avec qui je commencais à me lier est internée jusqu'à perpette, sans doute parce que j'en demande chaque fois trop et que mon intégration me semble longuette. Parfois je me sens vraiment en décalage par rapport aux autres, le fait de ne pas avoir envie de trainer dans les bars à toutes les fins de cours, de ne pas m'amuser des mêmes choses. Ca me laisse sur la touche même si j'aime bien leur compagnie. Je suis toujours un peu décalée, toujours un peu en dehors du cercle " étudiant ". M'enfin c'est comme ça, je vais pas me refaire et les autres non plus. On verra bien comment se dérouleront les prochains mois.
J'ai toujours pas commencé à plancher sur un texte pour lundi. Je n'ai vraiment pas le goût à ça. D'ailleurs je n'ai pas d'idée et pas trop de choix. Je sortirais bien mais je vais avoir envie de dépenser et je n'ai rien à dépenser. Je vais attendre les soldes. Je dis ça et il se peut que je n'achète rien non plus pendant les soldes. Je culpabilise trop, je n'arrive plus rien à acheter. Y a deux ans c'était le contraire.  Comme quoi on change.
Il fait super beau. Je pourrais aussi me balader dans le parc en face mais pourquoi ? avec qui ? Qu'est-c'que j'y ferais ... Je n'ai personne à appeler pour aller faire un tour et rigoler un peu. Je m'entends bien avec tout le monde mais je ne suis amie avec personne. Défaut de temps j'imagine. Mon manque de patience sûrement.
 
M'enfin il se trouve quand même que là, tout de suite, j'aimerais bien avoir quelqu'un à qui raconter tout ça au lieu de mon stupide blog.
Pfff, et le temps qui file ...
 

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mercredi, 03 janvier 2007

Trois p'tits tours et puis s'en vont

Bonne année à tous !


Et vlan, 2007 est arrivée. Espérons qu'elle soit riche en tout, et surtout pas trop douloureuse. On verra bien, advienne que pourra et caetera, et caetera ...

Me voilà rentrée de Lyon. Avec dans la tête des supers vacances, les meilleures depuis bien longtemps. Cette configuration là, au complet, tous ceux là, ça fait longtemps que j'en avais envie et même s'il manquait , lui, ça sentait le regroupement et ça m'a fait drôlement du bien.

Drôlement du bien tous ces regards, ces fous rires et ces câlins. Drôlement du bien de revenir à l'essentiel. Drôlement du bien d'évacuer ( ou du moins de tenter ) les soucis ordinaires et les mini angoisses.

Drôlement rigolo de revoir Lyon, trop petite pour tous ces gens, comme si il y avait trop de monde, comme si elle allait exploser par trop de trafic. Cette ville m'exaspère autant qu'elle m'émeut et j'imagine que c'est ça qui me donne envie d'y venir même si je n'y habite plus.

Bref, des chouettes moments passés en compagnie de ceux qu'on aime, ça donne sacrément la pêche et quand il faut partir, quand on sait qu'on reviendra pas avant le printemps et qu'on sent que sa mère est tristoune, c'est pas évident de monter dans un tgv bondé. Mais 2 heures de voyage et me voilà arrivée. Me voilà pour repartir de plus belle. Pour y croire encore plus qu'avant.


Janvier commence bien, il fait même pas froid, et j'ai des amis absolument exceptionnels.

J'ai encore quelques jours avant d'attaquer le deuxième trimestre et je me sens plut^t bien dans mes baskets.



Ps : Ah si j'ai quand même oublié mon beau pull à Lyon. Merdouille, première gaffe de 2007 ...
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dimanche, 24 décembre 2006

La boucle est bouclée


Père Noël,


Cette année, il n'y aura pas eu de neige en Décembre. Mais un mois un peu compliqué, un peu triste parfois, un peu long.


Un énième déménagement, des crises de nerfs, des confessions. Des mots de trop, des mots en poignards.  Dans ses phrases, la cruauté, la détermination de ne pas me soutenir. Et aucun droit de réponse ;..


Durant ce mois de Décembre, il y aura eu aussi la triste tristesse, le manque, l'absence, le départ pour toujours. Réunion funéraire, des aux revoirs mouillés et des étreintes rassurantes.


Apprendre à vivre sans l'un d'entre nous, un maillon disparu, et l'on reforme la chaîne comme on peut, pour le futur et l'avenir, pour lui et pour chacun.


Il y a eu aussi du meilleur, la perspective d'une rentrée artistique riche. L'espoir d'un projet de groupe, la certitude que l'on me garde et que j'ai quelque chose à faire ici. Rien de particulièrement étonnant mais il est toujours agréable de se l'entendre dire surtout quand est, comme moi, sans cesse en doute et en failles.


J'ai confiance en tout ça, j'ai confiance en cette rentrée, en cette nouvelle année et je me fredonne inlassablement «  le meilleur reste à venir, le meilleur reste avenir «  . Ballade pour grands enfants, ballade pour conserver l'envie.


Cette année, pas de décorations, pas de lumières, pas de magie, je ne serai pas allée dans ton sens, Père Noël. J'espère que tu ne m'en veux pas. Pas de cadeaux à offrir, pas de sous, pas l'envie particulière de recevoir quelque chose. Noël, ça voulait dire quelque chose en famille. Noël, c'était l'Ensemble, le Tout, la réunion, la joie. Noël, c'était quand tout allait bien. Ou plutôt quand tout n'avait pas encore explosé. Maintenant, Noël c'est vide et j'ai déjà hâte que ça en finisse. Noël, ça reviendra peut être avec l'amour, le ventre rond et le reste.


Pas de voeux féeriques pour 2007. Juste que la vie poursuive son cours, qu'elle danse, qu'elle blesse, qu'elle valse comme elle en a l'habitude. Que ceux et celles que j'aime soient encore là, près de moi, pour longtemps, longtemps, longtemps avec leurs évidences, et leurs rires qui résonnent un peu partout.


En attendant, les ordinateurs débloquent, les gens meurent et le temps change sans cesse dans une imperturbable danse hivernale


Joyeux Noël à toi vieux bonhomme en rouge, à ceux qui auront pris le temps de me lire et tous ceux qui le veulent.

 

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jeudi, 14 décembre 2006

Voilà, voilà, voilà ...lala la lala lala

 " Oh mon ami, c'est mal fait,

s'est fait la malle aujourd'hui ... "



Mercredi dernier. Le téléphone qui sonne avec tous ces gens autour. Trop de tous ces gens autour. 

La voix de Laura, tremblante et désespérée.

" Il vaut mieux que tu sortes ". Je sors, je sais. Enfin non, je ne sais rien. Comment croire à cette mauvaise blague qui n'en est pas une, comment se dire que plus jamais je ne te reverrai. Je ne peux pas arriver à m'imaginer sans toi, je ne peux pas y croire, je suis trop loin,.350 km de trop.

Je déteste la distance plus que tout.

Et personne ici à qui en parler, personne à qui le dire, personne d'autre que ceux qui sont aussi secoués que moi.

Et dans le train, la prise de conscience, les larmes à n'en plus finir. Je viens pour toi et cette fois ci ça ne me rend pas heureuse. Je comprends peu à peu l'irréversible. Et ça me fait tellement de mal.


Mais on était là tous les quatre. Et ça débordait de chagrin partout autour de toi, et ça sonnait la fin de notre histoire commune. Et c'était comme des milliers d'épingles en plein coeur.

Du mal à te regarder, le regard fixe sur ces mains qui n'étaient déjà plus les tiennes, ton visage éteint pour toujours, pour toujours, pour toujours.


Le sentiment que tout ça a été beaucoup trop court. On a même pas pu se dire tous les deux que ça faisait pile 3 ans qu'on s'était croisés. On n'a pas pû rechanter cette chanson de Brassens.


Reste juste les souvenirs, les images si fortes, les mots, les discussions sur tout ce qui te tenait tellement à coeur, les brouilles, les bras du départ, le soleil du beaujolais.


Et ces quatre roses rouges. Près de toi. Près de ta peau. Rouge la peau.



Par la main déposée sur tes lèvres
Qui les a cousues d'or et de lumière
Par le doux repos qui te sourit
Par le manteau qui t'a recueilli
Par le geste sain, par la caresse
De tant d'amour inscrit à ton adresse
Par les mots qui vibrent en somnolence
Par l'ombre portée du silence

Par la main déposée sur tes yeux
Qui les a couverts d'or et de lumière
Par cette rosée qui ne peut sourdre
Du chas gelé de tes frêles paupières
Par ce qui se fait quand rien ne se passe
Par les effets de tout ce qui s'efface
Pour que l'on retourne en innocence
Par l'ombre portée du silence


Par la main posée sur tes cheveux
Qui les a tissés d'or et de lumière
Le monde se pend a ton souffle
Par la blancheur, par la brise légère
Le monde s'éprend de ton coeur
Qui ne bat plus que dans les autres coeurs
Par la main posée sur ton absence
Par l'ombre portée du silence
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Je t'aime ...


 




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samedi, 11 novembre 2006

Armistice


Aujourd'hui c'est jour ferié. Armistice. Fin des hostilités.


Pour moi aussi, bizarrement, c'est un peu la fin des bagarres. Pour accepter la réalité. Pour avancer, pour lutter malgré les embûches. Elle avait raison. On tombe peut être. On tombera. Mais on se relève et on se relèvera. C'est comme ça.


J'avancais tranquillement, j'avais plus ou moins trouvé mon rythme de croisière, mon allure. J'avais l'impression de tout maitriser, de tout avoir sous mon contrôle. Et il a suffit de " ça " pour que je ne maitrise plus rien, pour que je ne controle plus rien. Que je trouve " l'autre " diaboliquement plus fort que moi. Et que ça m'écrase.


Ca sonnait pour moi comme un injuste injustice, presque une malédiction. Qui avait pû vouloir tout détruire ce que j'avais mis tant de temps à construire, qui avait voulu me montrer sans le savoir vraiment que cette ville était comme les autres, source de dangers et de problèmes en tout genre ? J'ai eu bien evidemment des moments de parano, d'impressions de persécutions, des troubles complètement extrèmes. Et quand les choses peinent à s'arranger, quand le temps s'allonge, alors vite fait, mal fait, on perd pied.


Et puis, parce que tout ne peut pas être noir, alors il y a cette voix, cette maman, ces mots -là qui rassurent. Ces mots et ces soupirs qui comprennent et aquiescent, qui ne minimisent rien, qui prennent en compte la douleur et la culpabilité. Et qui savent les calmer sans les ignorer.


Heureusement aussi, il y a le soleil, le froid qui n'arrive pas, la télé, les coups de téléphone et les sms. Encore 3 semaines, ça va passer aussi vite que lentement. Ca va encore demander plein d'énergie et tout ne se déroulera peut être aussi bien que prévu.


Mais au final, ça sonnera toujours un nouveau départ. Un peu boiteux surement. Mais bien plus rassurant aussi.


3 semaines, 3 semaines, 3 semaines ....


 


 



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mercredi, 25 octobre 2006

Hier j'étais quoi ? Hier, je croyais être quoi ?

C'est tellement ça ce soir, c'est tellement exactement ça ...



Hier j'étais le roi du monde
J'étais plus glissant que l'onde
Hier j'étais le roi du monde
Ma bouche était pleine et féconde
Aujourd'hui rien


Si je claironne
Je ne soupçonne
En vérité
Rien de rien


Le soir venu, les angoissent reviennent
Je te le dis, comprends-moi, elles me tiennent.


Mauvaises raisons, mauvais choix
Qui me tirent vers le bas
Me répondent par des maux d'estomac
Mauvaises raisons, mauvais choix
Qui défilent devant moi
Me confondent
Et me laissent pantois


Hier j'étais le seul au monde
Je ne regardais que mon ombre
Hier j'étais bien seul au monde
Hier j'étais bien seul au monde
Aujourd'hui rien


Si je t'appelle
Je ne décèle
A ton sujet
Rien de bien


Le soir tombé, le doute s'insinue
Entre toi et moi, comprends, il me tue


Mauvaises raisons, mauvais choix
Qui me tirent vers le bas
Me répondent par des maux d'estomac
Mauvaises raisons, mauvais choix
Qui défilent devant moi
Me confondent
Et me laissent pantois


La nuit est pleine et je vois
Les possibles derrière moi
Je les traîne, qui les voit,
Ne me juge pas. 



Debout Sur Le Zinc - Le roi du monde
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Flou

Flou.


Voici le seul mot qui résonne dans ma tête aujourd'hui. La mise au point n'a pas marché, je vois tout trouble et c'est désagréable.



J'aurais voulu que ces doutes ne me reviennent pas encore cette fois dans la tronche, j'aurais voulu ne pas ressentir encore le poids de ces angoisses, de ces doutes. Ne plus douter de mes capacités, ne pas me demander ce que je suis en train de faire et si c'est ça que je veux vraiment faire.

C'est comme si un jour ma vie , mes choix étaient une évidence et le lendemain, je n'en veux presque plus et j'en suis dégoûtée. Je crois que c'est l'avenir qui me fait peur. Avancer à tâtons et ne voir qu'au dernier moment ce qui se passera ensuite. Je pense que j'aimerais pouvoir voir plus loin, envisager l'après, pouvoir dire " ensuite " et que ça me fasse du bien .


Pour l'instant, ça me ronge. J'ai l'impression d'être mauvaise. En cours, avec les autres, constamment. L'impression de ne pas être crédible dans ce que je fais, dans ce que je suis. Et toutes ces impressions qui n'en sont peut être pas me mettent si mal à l'aise.

Alors j'ai grossi, j'ai pas mal mangé il y a quelque temps et maintenant qu'il n'y a plus rien dans mon placard et qu'il faut que j'attende une semaine pour faire les courses, je me sens particulièrement ridicule.

Tout ça finira bien par passer. Il y aura d'autres matins plus luminueux. Et ça repartira comme c'est déjà reparti.

En attendant, les cailloux s'entassent ....
( Je déteste cette note, tant pis, je la publie quand même .. )
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lundi, 23 octobre 2006

il fait humide en Octobre

Le mois d'octobre tend à se terminer. Je suis rentrée de Lyon. Avec dans les poches un long week end délicieux. Par petites touches, par coups de " rien du tout " qui font beaucoup.

Mais evidemment, c'est toujours trop étrange de repartir, comme ça, le sac sur l'épaule.

A croiser ces regards tristes sur les quais tout gris, assister aux retrouvailles des amoureux, regarder ceux qui, comme moi, ne quittent personne et arrivent sans personne non plus.


La migraine m'accompagne, le tram plein, la musique dans les oreilles, bercée par les rires des autres. Reprendre les habitudes, refaire la même chose, avoir plaisir à se retrouver chez soi même si c'est tout vide. Même s'il pleut, même si j'ai mal au coeur et que je ne pense qu'à dormir.


En ce moment. Je n'ai ni l'impression de me sentir bien. Ni le sentiment d'être mal. Je crois que c'est l'automne qui fait ça. Le fait d'être un peu vide moi même, un peu humide aussi. De voir les choses se passer, les apprécier mais aujourd'hui, ce soir, c'est comme si ça ne changeait rien.

Se lasser de ces offres d'emploi, chercher, se vendre, toujours. Le succès qui ne vient pas, l'amour qui n'est pas là. Ca me fatigue, j'ai l'impression d'avancer trop lentement. Je n'arrive pas à voir beaucoup plus loin et ça me fatigue.


Mon corps ressemble à ma tête. Un peu maltraité, un peu déformé. Je me suis mise en tête de perdre du poids. D'abord pour entrer dans toutes ces fringues relayées au placard. Et puis aussi pour me sentir mieux, pour me sentir un peu plus jolie. La période pluvieuse , les petits problèmes de fille etc font que je me sens bien laide en ce moment. Et que du coup je ne fais aucun effort. Ou alors je me sens ridicule.


J'aurais envie de m'acheter une ou deux fringues mais pas de boulot, pas de sous, je me contenterai de l'essentiel. Et pour Noel je m'excuserai de ne pas pouvoir combler tout le monde.

Le fric est une source inimaginable de soucis. De prises de tête. Sans cesse, calculer, compter et souvent se dire non. Pour ne pas culpabiliser. J'aimerais que tout ça soit un peu plus simple et en même temps je me dis que ces choses là font partie de l'apprentissage de la vie.


Je me sens un peu fouilli ce soir, je pense qu'encore une fois, je serai la seule à me comprendre mais finalement c'est encore ça le plus important. Se comprendre ....

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lundi, 16 octobre 2006

Grand chaos de petites pensées

Il y a des journées où le soleil ne fait pas effet. Des journées qui ont mal au crâne et qui marchent sur des vieux chewing gums dans les rues sales.


La mécanique, un peu toujours. Prendre l'habitude de prendre des habitudes, c'est un peu une ronde perpétuelle. Le nez dans le chocolat chaud dès le petit matin et le bleu des yeux dans le bleu des cieux.

On ne se rend pas toujours compte de ce qui nous pollue la figure tous les jours. Comme la sonnerie du réveil est insupportable.



Journée un peu étrange, un peu lancinante. J'ai oublié de manger, ça revient dans mon esprit, comment j'ai pû ? Et comment j'ai tenu ? C'est marrant ces interrogations sans réponses, ces oublis, tout qui revient toujours, qu'on fait ou qu'on ne fait pas, qu'on veut ou qu'on ne veut pas, qu'on sait ou qu'on ne sait pas.

Je suis ailleurs, je ne suis pas en cours, j'ai mal à la tête, j'en peux plus d'avoir mal à la tête. Au moins une fois par semaine, j'en peux plus. Les autres n'ont pas mal à la tête toutes les semaines. Les autres crient et rient très fort dans le Tramway et me filent le bourdon.


Les journées sont de plus en plus courtes, et le temps file. Bientôt, sans s'en rendre compte, on sera en Novembre et on pensera tous à ces putains de fêtes de Noël. Et bientôt, on y sera, toujours sans s'en rendre compte ou en faisant semblant. Mes billets pour Lyon sont achetés. Bizarre de revenir comme ça, de passage. Retrouver le parfum acre du métro, le bus n°18 toujours en retard, les lycéens de St Ex qui fument sur le trottoir en ricanant, mes grandes affiches de Bénabar, le panier vide du chat, les vrais repas avec de la viande saignante.


Ce sera l'occasion de reprendre un peu de force, de se donner mutuellement du courage entre copains, passer un peu de temps ensemble, retrouver ce qui fait l'évidence entre nous. Ca, c'est tout ce que j'aime dans la perspective de ces deux petits bouts de papier sncf. Avec d'autres " peut être " , et l'improvisation viendra bien assez vite. Je ne me fais pas de soucis.


Je pense à ce regard, ce regard inconnu. Regard que j'ai fini par détourner pour tout un tas de raisons débiles. On aurait dit que c'était doux, c'était loin tout ça, j'ai vu beaucoup de regards tristes, de mots emprisonnés ou de yeux empoisonnés. Ce regard là était différent des autres, abimé peut être, cerné, fatigué mais doux.

J'avais mis ma jupe bleue marine, celle qui tourne quand je marche d'un pas rapide. Celle qui me fait une jolie silhouette.


Ce soir, j'essaierai de ne pas me coucher trop tard. Demain j'ai envie d'être vivante, souriante, envie de plaire et d'être moi.


Les bonnes nouvelles commencent à tomber, et puis " La Rade " merveilleuse de Tiersen est programmé sur " repeat " ....
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lundi, 09 octobre 2006

Les cailloux ne sont pas morts

C'est sous les larmes que se terminera ce week end ensoleillé. C'est le ventre explosé par le nombre incalculable de conneries que j'ai avalé en deux jours que je vais m'endormir.


Ca sera comme ça et demain s'il fait beau, si le soleil passe un peu par le volet roulant, peut être ?  j'espère, ça ira de nouveau mieux. Et tout sera oublié. Tout ou presque.


Comment oublier ces angoisses, ces espérances et ces dilemmes, ces questions d'orientation, ma misère sentimentale. Je ne peux rien oublier de tout ça. Toutes ces choses là vivent avec moi et elles sont plus ou moins supportables selon les circonstances, selon les jours, ou même selon le temps, donnée si superficielle mais ô combien importante concrètement ...

J'ai passé ma journée à chercher ces infos introuvables, à faire des calculs sur des sommes décidément trop élevées, à réfléchir à toutes les possibilités. J'ai beau me dire qu'il faut que j'attende les propositions de mon conseiller à la mission locale, je ne sais pas, c'est plus fort que moi, je me prends le chou là dessus insatiablement. Douloureusement.


Venir à peine de faire sa rentrée et déjà devoir réfléchir à " plus tard " à " demain " parce que bientôt ce sera trop tard, que si je veux des financements, si je veux de l'aide, ce sera très vite trop tard. Alors se dépêcher, essayer de ne pas se tromper. 


J'espère encore, j'espère toujours continuer à être dans la bonne voie. C'est fou cette peur de toujours faire mal les choses, d'être toujours à la masse, systématiquement négativement différente, faible, incapable.


Je n'aime pas non plus ces piques qui me sont adressées souvent sur le ton de l'humour, ces petites phrases ou ces mots tout cons qui une fois de plus, me font saigner. Cette impression que les gens ne voient qu'en moi qu'un amusement, une surface, un décor.

Je sais que  tout cela, j'en suis entièrement responsable, je n'avais qu'à fermer ma gueule, être là sans être là, ne pas trop m'impliquer, pas trop déconner. C'est comme ça que les autres font, c'est comme ça que les autres sont.

Je crois que j'aurais préféré ça à y réfléchir. Ca m'aurait volé moins de confiance, moins d'amour propre. Ca aurait fait moins de morceaux par terre.

Maintenant c'est fait. On retourne pas en arrière. Je peux juste essayer de vivre autrement. Et commencer autre chose.


Advienne que pourra ... advienne que pourra.
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samedi, 30 septembre 2006

A la veille

C'est Lhasa qui illustre cette soirée. Et qui l'illustre bien en plus. En demi teinte.


Plongée entre deux humeurs, entre plein de sentiments différents. Ce n'est pas de la peur.


C'est plus que ça. L'impression de jouer sa vie.


Lhasa chante. Et moi je pleure et je ris.


On peut tout faire en même temps quand on est à l'orée de l'existence



M'hija quédate conmigo un rato ;  
¿Porqué andas arrastrando esa desdicha?
Espérame un momento y te desato ;
Pero, qué enredo te has puesto, muchachita...
¡Qué amargos son los hechos que adivinas !
¡Qué oscura es la ronda de tu recuerdo !
Y en cuanto a tu corona de espinas,
Te queda bien, ¡pero la pagarás muy caro!


Con tu mirada de fiera ofendida,
Con tu vendaje donde herida no hay,
Con tus gemidos de madre sufrida,
Espantarás a tu última esperanza...
Haz de tu puño algo cariñoso,
Y haz de tu adiós un "ay mi amor",
Y de tu seña una sonrisita,
Y de tu fuga un "¡ya voy ya voy llegando!"

                    


 


Ma fille, reste un peu avec moi ;
Pourquoi traînes-tu derrière toi cette infortune ?
Attends-moi un moment, je vais te détacher ;
Mais, dans quel imbroglio t'es-tu mises, ma petite


Comme les choses que tu devines sont amères !
Comme la ronde de tes souvenirs est sombre !
Et quant à ta couronne d'épines,
Elle te va bien, mais tu la paieras chère !


Avec ton regard de fauve offensé,
Et ton pansement sans blessure,
Avec tes gémissements de mère résignée,
Tu effraieras ton dernier espoir
Fais de ton poing quelque chose de tendre,
Et fais de ton adieu un ô mon amour
Et de ton signe un léger sourire
Et de ta fuite un Je viens ! J'arrive !

 

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vendredi, 22 septembre 2006

Pérégrinations à la lueur de la lune

C'est si bon tout ce qui m'emplit en ce moment. Cette impression de légereté, de planer, de voler au dessus de tout , ce sentiment magique de sérénité. Le soleil qui inonde la pièce de bon matin, mon envie de danser pour n'importe quelle occasion, juste pour déconner, ma bonne humeur pour de vrai. Enfin, enfin ! Depuis le temps que j'attendais ça, comme ça, pas forcément consciemment. L'envie d'être juste bien. Etre bien et que ça dure.


J'arrive bientot à terme de deux semaines de cette vie solitaire. La vie tant attendue, la vie redoutée. Ce petit nid à moi, ces petits éléments qui me font me sentir si bien, mes photos accrochées sous une vitre en plastique, mes disques qui tournent, qui tournent et retournent, mon téléphone qui pense à sonner quelquefois. Le sourire. Mon sourire à moi qui refait surface peut à peu. Ma bulle indestructible qui se détruit peu à peu. Leurs voix, le plaisir de les avoir autour de moi, le bonheur de retrouver des relations plus simples. Plus simples et tout ça simplement. Le bonheur que ça n'ait pas clashé pour de bon. Et le sentiment que plein de choses ont changé. Des petits rien qui font tout.


L'impression que ça y'est, je ne me sens plus agressée. Je ne suis plus victime, je suis actrice pour de bon. De mes rêves qui deviendront actes et réalité.


Tout ça, tout ça me fait tellement de bien. Tout ça qui me réchauffe. Tout ça qui s'assemble pour tracer joliment un beau maintenant. Tout ça qui me sauve, tout ça qui me repose, tout ça qui me berce.


J'ai aimé t'entendre ce soir Maman. Ces premiers jours où l'on savait pas trop quoi se dire. Où on laissait des silences bizarres. Et peu à peu, je ne sais pas, peut être toi aussi tu as compris. Je t'ai entendue autrement. Rassurée toi aussi. Tellement rassurée.

Et alors les mots sont devenus miel. Et tu as eu envie de me dire que ce qui m'inquiétait était résolu, que les choses s'étaient apaisées en parlant. Que je n'avais plus de soucis à me faire. Plus aucun.

Tu as aussi dit tout aussi simplement que tu avais eu envie d'appeler " ta petite fille ". Tu as ri. Moi aussi, ça m'a fait sourire. Et j'ai compris ce que tu essayais de dire. Et j'ai compris que tu avais compris tant de choses. Que ce départ , que ce nouveau départ t'avait ouvert les yeux sur certain reproches. Que tu t'en voulais presque. Que tu comprenais ...



Moi aussi je suis rassurée maman. Rassurée que ça commence comme ça, aussi bien. Qu'une nouvelle relation entre nous débute dans le soleil et la bonne humeur.


Et quelques semaines qui passent. Et la vie qui grandit et moi avec. Devenir adulte,comprendre les choses. Devenir moins dure. Je me suis juste aperçue que j'évoluais tellement en ce moment.


Perdre l'habitude de subir. Prendre l'habitude de sourire. Mieux respirer evidemment. Et bien dormir.

Pour mieux vivre.
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lundi, 18 septembre 2006

Septembre espéré, Septembre réalité

Un coup de fil. Quelques vérifications et voilà. Je suis de retour. Chez moi. Maintenant il y a tout. Maintenant il ne reste plus qu'à patienter jusqu'à la rentrée.Trouver ce job.


J'avais tellement misé sur ce départ, j'ai eu tellement de peurs, d'angoisses, de doutes. Tout se mélangeait sans arret. J'étais méfiante, méchante, bizarre.


Je m'étais dit que cette fois, il fallait que les choses aient changé. Que deux ans après cet échec écoeurant à Besançon , il fallait que je me trouve enfin. Qu'il fallait que cette fois, la vie ait bon gout, que je me sente bien chez moi, que les larmes ne coulent plus en permanence.


Du coup j'avais espéré, espéré, espéré. Et les jours qui approchaient ce départ. Et l'obsession que tout se passe bien, que je ne loupe pas d'occasions, que je dise au revoir à tout le monde, sans blesser personne. C'était devenu un véritable fardeau tout ce processus de départ, tout ce décompte, tous ces au revoirs.


Et samedi 9 Septembre, il était temps de partir, temps de faire comprendre à mes parents que cette fois c'était la bonne. Il était temps pour moi de m'envoler un p'tit peu, de prendre du temps pour moi, de gouter au silence et à la sérénité.


Et les nuits ont été douces. Et les jours ont été apaisants. Petit à petit, apprivoiser son espace, sa solitude, redevenir vraiment responsable, ne devoir compter que sur soi, trouver sa place dans cette ville inconnue. Laisser le soleil caresser mon visage et enfin penser que le bien être réside quelque part par là.


Semaine riche. Semaine pluvieuse. Semaine tout. Semaine rien.


J'ai été heureuse de les entendre à l'autre bout du fil. Leur dire que tout va bien et cette fois ci, ne pas mentir. Les rassurer, rire, partager.



Et vendredi soir, quand les larmes ont coulé sous un mal de tête fracassant, c'est toute cette angoisse qui semblait retomber, tous ces jours où je m'étais dit " pourvu que ... ", toutes ces semaines à y croire et à imaginer, toutes ces heures à appréhender et aimer cette nouvelle vie que je ne connaissais pas encore. Des gros sanglots pour dire que ça y'est, c'était fait, que c'était bien et que ça allait continuer à l'être.


Et que c'est le début d'autre chose ...
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vendredi, 08 septembre 2006

Partir sans se retourner, ne surtout pas se retourner

Des joues qui piquent



Des gorges qui se resserrent



Des mots qui coincent



Des pitreries sauve tout



Des larmes aigres douces
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 La mélancolie a revêtu des odeurs de cartons et de fouilli.



Ma soirée vire à la joyeuse mélancolie, à la tristesse en forme d'éclat de rire.


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mardi, 05 septembre 2006

Chaque jour de plus

A quoi ça sert l'amour
Si c'est un aller sans retour
Y a plus que du vide à la place
Mais que veux-tu que j'en fasse ?


A quoi ça sert la vie
Quand on meurt petit à petit
S'il ne reste plus que l'absence
A qui veux-tu que je pense ?

Je jure si tu reviens
Je saurai être heureux d'un sourire
Je jure que j'apprendrai à écrire

Tous les mots pour le dire

Chaque jour de plus est un jour de trop
Je plie déjà sous le fardeau
Chaque jour de plus est un jour de trop
Est-ce que tu reviendras bientôt ?

Et moi je sers à quoi

Si je n'suis plus la moitié de toi
Si ta vie n'est plus dans le mienne
Comment veux-tu que je tienne ?

Je jure si tu reviens
J'apprendrai à être différent
Je jure que je saurai simplement
Laisser le temps au temps


Chaque jour de plus est un jour de trop
Je plie déjà sous le fardeau
Chaque jour de plus est un jour de trop
Est-ce que tu reviendras bientôt ?

Il ne reste plus que l'absence
A qui veux-tu que je pense ?


Chaque jour de plus est un jour de trop
Je plie déjà sous le fardeau
Chaque jour de plus est un jour de trop
Est-ce que tu reviendras bientôt ?


Michel Fugain

 

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lundi, 04 septembre 2006

The songs what we sing

I saw somebody who
Reminded me of you
Before you got afraid
I wish that you could've stayed that way

I saw a little girl
I stopped and smiled at her
She screamed  and ran away
It happens to me more and more these days

And these songs that you sing
Do they mean anything
To the people you're singing them to
People like you


I saw a photograph
A woman in a bath
Of hundred dollar bills
If the cold doesn't kill her, money will

I read a magazine
That said by seventeen
You life was at an end
I'm dead and I'm perfectly content


And these songs that you sing
Do they mean anything
To the people you're singing them to
People like you
 
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The songs what we sings - Charlotte Gainsbourg


Texte de Neil Hannon

mercredi, 30 août 2006

3,2, 1 ...

J'avais espéré une dernière semaine douce comme du miel. Respirer à grandes goulées de l'air qui fait du bien. Des grands éclats de rire. Des fous rire même. Des blagues, des sourires complices, des dernières balades, une dernière fois prendre le vélo et faire le tour de ce quartier, de ces rues que j'ai parcourues 5 ans. Les magasins que j'aime bien, des vendeuses un peu fofolles mais bienfaisantes. Retrouver les habitudes, encore, mes itinéraires préférés, l'odeur crasseuse du métro, la foule, l'odeur des agendas avant de prendre la route.


J'avais vu des repas joyeux, des couverts qui se cognent, des récits hilarants. L'entente, comme ça, belle, comme celle que j'ai souvent espérée.


J'avais voulu des discusssions, comme ça, pour rien ou pour tout, à discuter fringues ou appartement. Se donner des petits conseils de déco, se rendre compte qu'on aime les mêmes choses, me concocter un petit nid ensemble avec nos volontés. Et avec Amour bien sûr.


J'avais crû en un week end à plein. Une assemblée de folie douce. S'égosiller et prendre du bon temps. Avoir le temps pour une fois de ne penser à rien d'autre. Juste profite du moment, justre regarder les autres et se dire qu'ils vont me manquer. Et leur dire, ne pas oublier de leur dire.


J'avais fait des plans pour ces derniers moments. J'avais imaginé ces dernières semaines. Je voulais pas grand chose. Juste que ça soit doux. Juste que ça me ressemble et que je puisse partir le coeur léger vers le tout neuf. Pas trop pleurer. Avoir envie de projets. Me ressourcer.


Des choses simples. De l'amour cru. Des aux revoirs. Mais pas tristes les aux revoirs. Non. Ensoleillés plutot. C'est le mot. C'est exactement ce mot là qui convient.
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mardi, 29 août 2006

Mon but dans la vie ? échouer


De déceptions en déceptions my best of my spécialité
C'est que tout ce que j'entreprends fini par rater
Je suis monsieur désillusion le roi de l'annulation

Un collectionneur d'évènements qui n'arrivent jamais
J'ai toujours le sourire tout est sans surprises
Je vois mon avenir et ça va mal finir


 




J'ai des mots dégueulasses qui me viennent à la bouche. Des mots vilains, des mots salis, des mots qui tonnent. Envie de me foutre des claques, envie de foutre des claques à cette " amie ", envie de bras, de la douceur de la semaine dernière, de blagues, de mots tordus pour pas me faire mal à l'estomac.


Et la chanson qui tourne dans ma tête " Swing du nul, c'est le swing du nul ... " Je suis vraiment naze. Et ce soir est un soir de merde, comme tous ceux qui suivront. Avec le gout en bouche d'un échec de plus, d'une déception supplémentaire. Encore. Encore. Ca ne s'arrete donc jamais. On dirait que tout ce que j'entreprends est voué à l'échec, au " rien du tout ", au mauvais, à l'inexistant.


Encore une fois rien n'aura lieu. Encore une fois à repartir avec l'envie de vomir. A faire semblant, à digérer tant bien que mal la nausée qui m'envahit. Et la sensation que ça recommence sans cesse ainsi. Et puisqu'il y a des gens qui réussissent, il faut des gens qui perdent, des gens qui ratent. Et parmi ceux là, y aura moi. Vlan, boum, patatras.


Et la ronde n'est pas finie. Parce que finalement, tout ira bien à la rentrée. Je serai très probablement entourée de gens très bien. Un petit monde recréé. Un joli appartement.


Mais le couteau continue sa lancée et devrait pas tarder à tout transpercer, emmenant avec lui ce qui me restait de confiance. Si au moins celle ci, je pouvais la retrouver un peu. Si j'avais l'impression ( t même juste l'impression ) qu'on puisse m'aimer vraiment, me trouver belle, avoir envie de construire des choses avec moi. Le clown est fatigué, il est femme, il est " elle ", il aimerait une bouche et des bras. Et des jolies promesses pour tenir le coup.


Les rires sont usés, éssouflés. Fini ce monde là où je ne suis que n'importe quoi. J'attendrai plus que les feuilles tombent. J'attendrai pas cent ans.


Le décompte est un pauvre con, les jours filent à une vitesse débile et samedi prochain je dormirai déjà autre part en essayant d'oublier ce qui s'est passé dans ma tête et ce qui aurait pu etre possible. En cherchant en vain ce que je ne trouve pas.


En oubliant que c'est tristement pitoyable tout ça. Ridiculement sordide.
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dimanche, 20 août 2006

Souvenirs en vrac

La semaine se termine. Une semaine que je suis seule.  Le début difficile , la difficulté de l'inconnu. Sûrement. Et puis je me suis occupée. Pas mal d'internet evidemment. Parler aux autres, naviguer, lire des trucs et me marrer. Pas mal de télé aussi, moi qui avait  perdu l'habitude. Des séries idiotes parfaites pour me distraire, des jeux télé, de la bonne humeur.


Cette semaine j'ai aussi ressorti mon violon. 7 ans que lui et moi on était fâchés à cause d'une sombre histoire. Une audition humiliante, une connasse de pianiste et voilà, on ferme la boite pour toujours en se disant qu'on aurait mieux fait de se casser une jambe le jour où on s'est inscrite à ce cours. Paf, j'ai refermé la boite et puis j'ai dit adieu à la musique. Comme ça, aussi vite. Et là l'instrument entre mes mains et j'étais émue même si je n'ai plus envie d'en jouer. J'ai revécu ce dernier jour. Atroce. A essayer de se contenir, de ne pas craquer, de ne pas m'énerver, de ne pas pleurer. Mon regard sombre. Et mes larmes dans la voiture. Tout ça je m'en souviens si bien. Et quand je suis allée voir " la tourneuse de pages " la semaine dernière, tout ça sonnait plus fort que jamais. Un relan du passé, la vielle histoire qui remonte.


Cette semaine j'ai rangé des affaires pour l'arrivée de David et Goldine, mes amis du nord. Je suis tombée sur des photos, des trucs vieux, si vieux, ma frange horrible, des séjours en pologne et en italie organisés par le collège avec des prises de vues affreuses,  felix bébé, toutes les maisons que j'ai écumées et où je ne suis jamais restée, toutes ces régions que j'ai aimées puis quittées pour à chaque fois me refaire un nid autre part et ne plus jamais entendre parler de ceux avec qui on s'était promis de jamais se quitter, j'ai revu des gens dont je me souvenais à peine. Que sont -ils devenus ? où sont -ils ? Est-c'qu'ils vont bien ? Bizarrement, c'est toutes ces questions là qui viennent alors qu'à l'époque on s'en fichait.

Je suis tombée sur des lettres, des cartes postales, des souhaits de bonne année par ce copain de là bas, cette lettre rouge pleine d'amour d'un ancien amoureux, des fleurs et des notes de musiques sur des cartes d'anniversaires banales.


Cette semaine, j'ai commencé à rassembler les cadeaux, la vaisselle, mes affaires, les trucs dont je me servirai pas d'ici le déménagement. Bizarre de refaire tout ça deux ans après Besançon. Et se dire que cette fois faut que ça marche. Qu'il faut que cette fois je sois vraiment heureuse, que je rencontre les bonnes personnes, que je fonce et que je ne m'arrête plus.

J'ai retrouvé plein de trucs, des toutes petites choses, des grands souvenirs pourtant, une guirlande lumineuse. Ben oui, je me souviens où elle était accrochée. Est-ce que je la mettrai cette fois ? Comment je vais décorer ? Comment faire pour que cet appartement soit définitivement le mien ?


Cette semaine, je me suis posée pas mal de questions, j'ai eu mal à la tête, le côté gauche, une migraine quoi. Ce soir, c'est dimanche. Le 20 déjà. Je ne compte plus les jours avant le départ. Je vais tenter de profiter des dernières semaines.


Déjà profiter de demain. J'ai hâte.
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jeudi, 17 août 2006

Les nuits sont acides

Il est tard. Déjà 2 heures passées. Je n'arriverai pas à dormir maintenant. Pas maintenant. Pourtant, je suis fatiguée. J'ai les yeux qui piquent, le teint gris, les membres engourdis.


J'ai peur de dormir. Peur d'aller me coucher. Peur d'une certaine solitude. L'angoisse des rêves, des cauchemars. Retrouver en duel des choses désagréables. Trop remuer. Crier.

Tout ça ne fait que retarder mon coucher. Je dis " plus tard" , je pense " tout à l'heure". Et quand l'échéance approche, à bout de forces, épuisée, je vais m'allonger dans ce grand lit froid en espérant que la nuit sera calme. Et sereine.


C'est la sérénité qui me manque. La détente, le bien être en toutes circonstances. Pouvoir se lever le matin, se coucher le soir et s'endormir, calmement. Simplement. Comme ça, naturellement, pouvoir se dire qu'on est là où il faut, au moment où il le faut. C'est ça que j'aimerai. Au lieu de ça, je tourne et je retourne, j'ai mal au ventre, je suis instable, flemmarde, nouée. C'est douloureux et ça ne fait rien avancer.


Autour de ça, il y a des choses qui ne sont pas bien démmêlées et qui prennent de la place. Ce boulot que je n'ai pas trouvé, mon etat de non activité permanente, ce concours qui n'est pas du tout au bon moment parce qu'encore une fois, tout le monde sera occupé et que je ne peux pas demander aux personnes autour de moi de me prêter leur attention tout le temps, que je me sens dépendante de Marie. Et que tout ça me gonfle terriblement.


Le constat n'est pas effrayant. Je suis juste troublée, fatiguée, désorientée. Tout cela passera sans doute. C'est même plus que probable. Avec du temps, de la patience, des choses concrètes surtout car le concret est important, il fait du bien et rassure. J'attends tout ça maintenant, tout le meilleur qui doit arriver.  Le meilleur et l'essentiel. J'ai soif d'essentiel.


En attendant, je vais éteindre toutes les lumières, fermer le clapet de l'ordinateur, faire un détour par la salle de bains, quelques grammes de ventoline et filer sous la couette. S'endormir sans peur. Sans coups de feu. Sans mort, sans blessés, sans poursuite.


Juste dormir et que ça fasse du bien.
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jeudi, 10 août 2006

Se cogner entre nous, s'aimer malgré tout

Pfff, dernier article plein de confusions, plein de trop dits ou de non dits. Pourquoi j'ai pas repris le papier pour tout ça ? Pourquoi j'ai laissé ces phrases aux yeux de tous ...  ces tous qui étaient finalement si peu concernés par tout ça, finalement, finalement.


Trop de choses restées nouées ces dernières semaines. Trop de silences. A croire que tout roulait aussi bien, à continuer de faire " comme si "


Alors que ...


L'important c'est d'arriver à en parler. A faire sortir des trucs pas forcément faciles. 

Pas toujours agréables à écrire et encore pires à lire. A ne pas toujours se dire ce qui fait plaisir. Tant pis. Cogner. Mais pour mieux continuer de s'aimer.


Finalement là dedans, l'honnêteté d'abord. Blessante. Mal dite l'honnêteté. Trop brute, trop esquissée.

Des malentendus qui s'emprisonnent sur eux mêmes. Les cailloux qui reviennent. Le goût acre des amitiés fracassées.


Je viens de pleurer des minutes et des minutes en continu. Immobile. Touche " stop ". Arrêt sur image. Merde, merde, merde. Pauvre conne. Je suis une pauvre conne.


20 ans de souvenirs, de déjà vus, d'images, de peurs qui sont là, dans ce regard vitreux et quelques gouttes trop salées. Les remords, le sentiment d'avoir mal dit, d'avoir trop dit, de pas savoir m'y prendre, d'être pas douée pour tout ça, en plus d'être pas douée pour le reste. Le mal être d'avoir peut être cassé quelque chose. Pour des conneries, pour des interprétations faussées, pour des angoisses. Pour des trucs comme ça. Gâchis.


Mais heureusement l'espoir. L'espoir que finalement ça sauve l'avenir. Que comprendre qu'il vaut mieux s'écorcher sur le moment qu'entretenir des tensions, des douleurs, des maux de ventre. Laisser gonfler nos esprits plein de déceptions et de blessures.


De pas avoir à dire qu'on est biens pour l'être, savoir passer du temps ensemble sans se dire que ça se passe bien, parce que ça devrait. Toujours. C'est comme ça et puis c'est tout.



Ce con de soleil tape à n'en plus pouvoir. On fait tous des conneries. L'important, c'est de continuer à croire en ce que l'on vit, tout seul, et avec les autres.

 Ca c'était pas pour rien ....
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A l'ombre plus jamais

A l'ombre plus jamais

A l'ombre plus jamais ...

mardi, 08 août 2006

Ca pue la connerie

Ca me saoûle, ils me saoûlent, elles me saoûlent. On pourrait tout conjuguer. Mais je ne sais même pas si j'en ai le courage. On laisse tomber, on laisse ça sur le bas côté et quand ça deviendra urgent, on reprendra la pelote.


Mon bureau s'entasse en un immense merdier, comme ma vie. Comme mes relations. Comme mes envies. Je savais même pas qu'on pouvait mettre un tel désordre dans des pensées. Un espèce de fouillis inextricable, un truc fou qui rend taré.


Je sais pas pourquoi c'est toujours compliqué. Pourquoi les phrases sont toujours pleines de " oui mais .." On dit oui ou on dit non, bordel ! On dit pas " oui mais .." Qu'est-c'que ça peut me gonfler ça. Comme si la vie était pas déjà assez bordélique, comme si on se prenait pas déjà assez la tête sur plein de trucs. On dirait qu'il faut en rajouter une louche, encore, histoire de bien montrer aux autres qu'on est occupé.


Et puis merde. A quoi ça sert de m'énerver là dessus ? J'ai décidé d'arrêter de me rendre coupable du merdier des autres. Et puis le silence des uns, les histoires des autres, tout tourne autour du petit monde de chacun, ses petites fatigues, ses petites déceptions et moi je suis pareil j'imagine. Mais c'est énervant. Vraiment !


Ce qui me fait tenir, je crois, c'est l'échéance, la date fixée, une certaine motivation qui, même si elle n'est pas au beau fixe constamment, m'aide à tenir debout et à rien laisser tomber.


J'aimerais bien que les humeurs de chacun ne m'atteignent pas comme ça, que je cesse de me préoccuper de petites bassesses ordinaires et puis penser juste à moi. Pour une fois. Rien devoir à personne.


Et dire " MERDE " une bonne fois pour toutes.


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samedi, 05 août 2006

Vagabondages


Vraiment bizarre ce mois d'Août. Une impression de déjà vu peut être. Ou alors carrément la nouveauté qui étonne. J'en sais rien.


Je me suis levée tard. Après avoir lutté avec mon nez une bonne partie de la matinée. On dirait que lui aussi est capricieux en ce moment. Ca sent l'inflammation. les cartilages en mauvais état. Je sais même pas si je retournerai chez le médecin. Si c'est pour avoir encore un de leurs médicaments débiles sans savoir ce que j'ai vraiment, j'ai pas envie. Avaler pour avaler, ça fait plus partie de ma vie.


La fièvre aussi. Présente. Le sentiment d'être faible, d'avancer à tâtons. Malade psychosomatique je suis. C'est ça qu'ils diraient, eux qui ont fait des études, eux qui savent. Je me fous de mettre des mots compliqués sur tout ça, j'aimerais juste comprendre ce qui se passe en moi.      


Je veux arrêter de cacher les symptômes de mes maladies mais les guérir cette fois.


C'est peut être ça aussi que je veux faire de mes angoisses, de mon malaise. Arrêter de me voiler la face, cesser de cacher le trouble par le rire et prendre à bras le corps le mal pour le faire partir. Stopper les illusions, les faux semblants, les apparences. Je crois tout simplement que je n'ai plus besoin de camoufler tout ça. Parce que je sais qu'ils savent. Et moi aussi je sais.


Pas mal pensé à plein de choses. Des trucs liés ou pas. Pas mal répondu à des questions " ça ca bien toi ? " Parfois c'était " oui " parce que oui sincère et véritable, parce que grand jour et grande motivation. Mais bon, j'avoue, souvent c'est " oui " parce que pas envie d'argumenter, pas envie d'expliquer, pas envie de répéter, pas envie. Du coup, par un" oui ça va ", on clot tout vélléité d'aide de son interlocuteur. On dit qu'on va bien, c'est comme ça que les gens vous foutent la paix. C'est pas méchant ce que je dis là. C'est juste que parfois, on a pas envie de devoir ranger les mots, faire des phrases, expliquer aux autres, devoir ressasser plein de vieux trucs. On a juste envie de digérer seule son malaise. L'apprivoiser pour mieux le dégager. Si on y arrive ....


Je crois que Félix me manque. Un chat pourtant. Juste un animal. Mais je suis persuadée que sa présence m'était rassurante, qu'elle me montrait qu'il y avait besoin de si peu pour être bien, qu'il fallait profiter des choses les plus banales. Le monde sans lui, c'est vraiment le vide. Du coup, se surprendre à s'émerveiller devant les pubs pour aliments pour chats. Débile, ridicule.

Ca sonne encore pire que je me l'étais imaginé. J'espère que ça passera. Ou si ça passe pas, que les gens m'en voudront pas pour ça.


Les gens et moi, ça fait pas toujours un compte rond. C'est plein d'épines et de silences. De oui et de non. Un jour, j'ai envie. L'autre pas. Je suis une intermittente de la sociabilité. Une oubliée de l'amour, une égratignée de l'amitié.


C'est marrant d'avoir rencontré tant de gens. Mais d'en avoir retenu si peu. Et eux aussi. Leur façon de venir vers moi, l'intérêt qu'ils portent aux choses. Je suis spectatrice et actrice. Et s'il faut sauter le cap, je ne sais pas. Je deviens débutante. D'ailleurs, je suis sûre que je ne sais plus comment aimer quelqu'un. J'ai mis tout ça dans des cartons. P'têtre qu'en les défaisant là bas, ça ressortira. Dans le fond, je l'espère.

J'aime juste pas qu'on me dise que j'ai tout pour être heureuse. Ce sont des gens qui ont tout justement qui se permettent de dire des conneries pareilles. Ca les fait déculpabiliser tranquillement sur leur petite vie de monsieur ou madame tout le monde.

 Le bonheur, c'est un peu la chance, le hasard. D'ailleurs, y 'en a qui le seront jamais heureux. Moi j'aime pas qu'on me dise " comment ça se fait que tu sois seule ". Je suis seule parce que je ne sais pas aimer. Parce que c'est pas de chance. Parce que c'est comme ça. Parce que. Il faut arrêter de toujours poser des questions.


Arrêter de poser son regard plein de pitié de merde sur les autres, sur les " seuls ", sur les " pauvres ", sur les " malchanceux ". Chacun son truc. Mais il faut arrêter avec ça, ça devient pénible. Ca me donne envie de m'enterrer dans un trou de de n'en plus ressortir.


Je hais les gens avec leurs regards de pitié, leurs ambitions pourries,  ceux qui se regardent le nombril en couple, ceux qui pensent que la vie c'est fait pour travailler et se marier.


Moi je crée les choses comme ça vient, je n'ai pas besoin d'obligations et d'institutions pour me sentir moi. Et le chemin que j'emprunte, on est peu dessus. J'aime bien cette liberté là. Et ceux qui y croient avec moi.
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lundi, 31 juillet 2006

on rit des larmes

Plus de 20 ans que je me démène


Plus de 20 ans que je meurs demain


Plus de 20 ans que je revis la veille


Plus de 20 ans et je n'y comprends rien



Plus de 20 ans à se lever matin


Avec ce mal de crane et cette douleur aux reins


Plus de 20 ans à se poser des questions


A quoi bon ?





Pourquoi donc cette chanson tourne t-elle comme ça dans ma tête depuis quelques temps ? Quelle est cette sieste après laquelle je me réveille pleine de blues, de peurs et de tristesse. L'euphorie retombée. Le charme a désopéré. L'éphémère a disparu. Envolé.


Et pourtant c'était bien. C'était tellement bien. Les voir là. Tous. Presque tous. A s'amuser ensemble, à rire, à discuter. Juste profiter. Quel bonheur de voir ça, sous mes yeux, d'avoir enterré le temps des secrets et celui des " il ne faut rien dire " et des " faut pas que ça se sache "


Une maison rien que pour nous, pour deux jours. Le calme et toute la vie qu'il y avait pourtant.  Ce repas inoubliable. Simple mais merveilleux.


Aujourd'hui, avec le départ de tout le monde petit à petit, je vois les choses qui évoluent. Le mois d'Août qui court. Et le départ bientôt sonné. Tout ce que je vais perdre même si j'ai tant à y gagner. La peur de mal faire sans doute, l'angoisse de rester sur le carreau, de patauger dans des préoccupations lointaines, de mal vivre et de pas réussir à avancer. Tout ça, je ressens maintenant le besoin d'aller voir ce qui va se passer. Pour faire fuir  ces angoisses.


La peur du " toute seule " aussi. Vraiment toute seule. Même s'il y a les amis, même s'ils y étaient tous ce week end et que je ne regrette rien, j'aurais certainement voulu moi aussi avoir des bras à serrer, des regards tendres à croiser, des yeux qui disent tout seuls que dans quelques années, on fêtera encore ces anniversaires là, ensemble et qu'on est bien simplement. Manque d'être aimée différemment que ce week end. Manque de la vie à deux et combler l'absence, le  " rien du tout ".


Malgré tout, ce fut tout de même splendide. Même si, même si ...


J'imagine qu'il faut continuer à y croire, à s'ouvrir aux autres et à ne pas refuser de voir ce qui se passe pour que ça arrive. Pour qu'enfin, moi aussi, je comprenne que je suis l'Elle d'un Lui. Et que moi aussi j'ai le droit d'aimer et d'être aimée le plus simplement du monde.


.....

 

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jeudi, 27 juillet 2006

20 ans, c'est maintenant et même plus demain


20 ans. Ca y'est, c'est arrivé.


20 ans et après ?


20 ans c'est aujourd'hui et ça le sera déjà plus demain.


20 ans, je m'en fous d'habitude.




Oui. Mais là. Là c'est particulier. Là aujourd'hui, ça résonne partout.



A la fois amère et heureuse. Epanouie et paumée.



Que cette année est encore passée vite. 

Difficilement, douloureusement mais vite.


Et ce soir, là, dans les premières minutes de ce nouveau cap, c'est les souvenirs qui ressurgissent. Des images en vrac de ces deux dernières années. Une renaissance. A s'être trouvée à 18 ans, ça fait finalement que deux petites années que je vis, que je suis là, dans ce monde que j'ai appris à apprécier et à combattre de temps en temps quand il se fait dur et sec.


Deux ans d'un incroyable bouleversement, deux ans d'amitiés ininterrompues, deux ans de vrai, de vérité, de bien être. Deux ans sans avoir honte d'être soi, d'apprécier enfin le bonheur d'être quelqu'un et de se faire aimer, juste pour ce qu'on est, sans artifices ni masque.



En quelques mois, réapprendre certaines choses. Ne plus avoir peur.

Surtout ne plus avoir peur.


Profiter, enfin. Vivre tous les jours pour ce qu'il y a de mieux.


C'est dingue comme tous ces gens, passés, présents, m'ont transformée, m'ont révélée. Sortie la tête de l'eau, j'ai rejoint le bord du bassin et aujourd'hui c'est moi qui trace, la tête droite.


Voilà pourquoi ce jour est marquant, pourquoi cette année est comme ça, si forte, si importante.


Voilà pourquoi en septembre, je les emmène, eux, elles, tous ceux qui m'épaulent chaque jour et respirent avec moi quelque soient les circonstances.


Ils seront avec moi. Quelque part. En attendant les retrouvailles. Les tgv. Les quais. Les au revoirs et les " à la prochaine ".


 En attendant l'été prochain, pour fêter la prochaine année, le prochain cap.



 

Joyeux Anniversaire moi !
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samedi, 22 juillet 2006

Notre Bicoque

On aime bien les tordus les barjots les jobards
On aime les farfelus les fêlés les bizarres
On aime les disjonctés qu'ont perdu la raison
Les fous les enragés mais on n'aime pas les cons

Si t'es un voyou un pouilleux un poète
Si tu boîtes un peu de la tête
Un va-nu-pieds qui va nulle part
Le coeur perdu dans les ornières de sa mémoire
Un cheveu dans la soupe des puissants
Un grain de sable dans les pensées des bien pensants
Si tu t'uses à planter des clous dans les marteaux
Et à creuser ton trou avec des mots


Si t'es un cri si t'es un chant
Si tu te saoûles avec du vent
Si plutôt qu'être raisonnable
Tu préfères vendre ton âme au Diable
Si t'es toqué si t'es fada
Si t'as des pensées hors-la-loi
Si tu ne baisses pas ton froc
Si t'es toqué si t'es fada
Bienvenue dans notre bicoque

On aime bien les tordus les barjots les jobards
On aime les farfelus les fêlés les bizarres
On aime les disjonctés qu'ont perdu la raison
Les fous les enragés mais on n'aime pas les cons

Si t'as dans les yeux ces questions qui affament
Si ça boîte un peu dans ton âme
Entre le hasard et le ciel
Une fronde allumée au fond de tes prunelles
Ton regard d'ébouriffeur de Lune
Comme un espoir de ne pas crever pour des prunes
Si tu t'uses à planter ton rire dans l'infini
Et à semer le soleil de la zizanie


Si t'es un cri si t'es un chant
Si tu te saoûles avec du vent
Si plutôt qu'être raisonnable
Tu préfères vendre ton âme au Diable
Si t'es toqué si t'es fada
Si t'as des pensées hors-la-loi
Si tu ne baisses pas ton froc
Si t'es toqué si t'es fada
Bienvenue dans notre bicoque


On aime bien les tordus les barjots les jobards
On aime les farfelus les fêlés les bizarres
On aime les disjonctés qu'ont perdu la raison
Les fous les enragés mais on n'aime pas les cons

mardi, 18 juillet 2006

Itinéraires

Si on reconnaît quelqu'un à ses copains
J'espère que les miens sont très très bien


C'était bien ce week end. Vraiment bien, vraiment reposant, vraiment ressourçant.


Dans un camping vraiment trop chouette. Avec plein d'arbres. Ne rien s'imposer, vivre à la minute et profiter du calme des bords de lac, des bêtises d'Olivier, des expressions bizarres de Pauline, du rire de Françou et de la sérénité de Laura.


Ne penser à rien.  Juste être là, ensemble, à voir passer le temps sans s'ennuyer, à s'aimer autre part, plus calmement.


J'étais bien, j'étais loin de toute cette agitation lyonnaise, de tous ces soucis débiles, de ce job inconnu, de ces réponses négatives, de ces accrocs et angoisses diverses qui pourrissent mes journées habituellement.


Loin de la routine, du " toujours pareil", des habitudes, du monde ordinaire.


Loin des engueulades, des posts, des rumeurs, des jalousies, de la méchanceté.



Parfois, il faut savoir s'arrêter, souffler et regarder autour de soi pour comprendre à quel point c'est pas si loin pour etre bien.

 
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mardi, 11 juillet 2006

Déceptions et envies, paradoxe estival

Que la mer est belle. Que la mer me manque. Que l'air se fait rare ...
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Ambiance estivale. Fin de coupe du monde. Fin de la fausse " fête " à la con.

Marre de l'aggressivité, de la susceptibilité. On dirait que les gens sont à fleur de peau, que dès qu'on rigole d'un truc qu'il faut voir comme  "sérieux" , ça y'est, on est bannis, intolérants, et j'en passe .. Ben tant pis alors !


Que les gens pensent ce qu'ils veulent, qu'ils aient raison ou tort, je m'en tape le coquillard !


Mis à part ça, ça va plutot très bien. Toujours pas de boulot c'est vrai. Mais une présence rassurante. Des discussions agréables, qui font sortir du quotidien, qui me font me dire qu'il existe un " après " , des espoirs et des jolies promesses.


Fin du mois et je reverrai ma soeur. Sa petite fille a 5 ans aujourd'hui. Déjà. Déjà ...

J'ai hâte de les revoir, de pouvoir profiter d'un peu de temps avec elles à discuter ou à rien dire, plus simplement.


Demain, officiellement je suis locataire de mon futur logement. Peut être que je ne serai pas acceptée au conservatoire. Peut être que si. C'est tellement aléatoire, tellement de " peut être " , tellement de suppositions plus ou moins douloureuses.


En tout cas, une chose est sûre. C'est une nouvelle vie qui s'avance. Un nouveau chemin.


Pas très loin du précédent. Mais plus nourri, plus ombragé, plus parfumé. Plus plus.


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samedi, 08 juillet 2006

Ce serait bien quand même

J'ai besoin de partir


Besoin d'aller plus loin


Sur le bord de la peine


Je préfère être libre


 


Ca serait bien quand même


Qu'on s'en aille tout de même


Au-delà de la ville


Voir et danser Gitano


 


J'ai besoin de partir


Besoin d'aller plus loin


Sur le bord de la peine


Je préfère être libre



Ca serait bien quand même


Qu'on s'en aille tout de même


Au-delà de la ville


Voir et danser Gitano


 


Santa Maria Vanmara


On sera bien ensemble


Pour l'amour et le reste


Quand les fleurs se fânent


 


Et je vois des roses


Survoler haut le ciel


Voler comme des flamandes


Voler de ville en ville


 


Ca serait bien quand même


Qu’on se suive tous ensemble


Les guitares à l'épaule


Les besaces à l'avant


 


Le besoin de partir


Au plus loin de nous-mêmes


Voir l'homme et la femme


A cheval en Camargue


 


Si tu n'aimes pas mes rimes


Là bas m'attend quand même


Au-delà des mes cimes


Messager du voyage


 


Mais si elle a la danse au coeur


On se promet la terre


Propre et libre demain


Dans la tête et ailleurs


 


Si tu veux pas me suivre


Là bas m'attend quand même


Je suivrai l'autre rive


Des oiseaux du voyage


 


Si tu veux pas me suivre


Là bas m'attend quand même


Je suivrai l'autre rive


Des oiseaux du voyage

 

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Les Oiseaux du Voyage - Dikès et Debout Sur Le Zinc

( Merci à Pauline d'avoir pensé à moi ... )



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vendredi, 30 juin 2006

Le méli mélo de juin qui meurt

Ces jours derniers, j'avais eu envie d'écrire. Et puis, c'est comme si c'était plus possible. Pas définitivement. Mais plus possible sur le moment. Plus les bons mots qui sortent, ça ne venait pas, ça ne coulait pas. J'ai préféré attendre plutôt que dire ce qui ne me ressemble pas.


Pas grande nouvelle. Toujours sans emploi. C'est marrant le ton de maman qui m'appelle et qui dit soudain  " ça va pas fort en ce moment hein ? " Là, les larmes qui viennent et que je retiens.


Oui c'est ça. Mal, ce serait exagéré. Ca va pas fort, c'est bien, c'est ça le terme, c'est elle qui a trouvé les mots.


Cette envie que tout coule naturellement, pour une fois, pour un moment, que tout soit limpide ou presque. Une large vue sur après. Pouvoir faire les choses clairement sans tourner dans sa tête ce putain de " et si .."


Malgré ça, y a eu plein de positif ces dernières semaines. L'été déjà. Le soleil, l'odeur de la crème solaire que j'adore, les nouvelles têtes à rencontrer, les anciennes à revoir, les soirées filles ou tendresse. Tout ça a enveloppé le tout de douceur. Et parfois ça fait du bien.


Mercredi, je vais signer mon bail. Je suis contente d'aller faire un saut d'une journée à Montpellier. Respirer l'air du Sud et pourquoi pas, faire un saut à la mer ?


Et puis très vite, ça arrive d'un peu partout, du Sud, de la Belgique ou même de tout près. Des choses de prévuées, des " peut être " et aussi un week end deja inoubliable. Ce sera tout bientôt. Avec des arbres, une grande tablée et de la musique.


20 ans, hourra, me voilà.
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lundi, 26 juin 2006

Bulle

Je suis allée lire le blog de Pauline ce matin. Et puis je me suis dit " ben mince, c'est étrange que ça fasse tant écho"


Mais pas de la même façon, pas pour les mêmes choses. Pas tout à fait.


Je suis dans une bulle. Je ne sais pas de quoi mais une bulle. Une bulle d'avenir, de futur, de promesses et de jolies rencontres.


Une bulle où je n'arrive plus à les écouter, eux que j'aime pourtant.


Une bulle dans laquelle ils entrent à peine au jour d'aujourd'hui. Où je me suis isolée sans que ce soit particulièrement inconfortable.


Une bulle d'air où je pense à moi et où j'ai enfin l'impression de me faire plaisir et de m'occuper exclusivement de moi.


Une bulle égoïste où j'ai juste envie de laisser mes pensées trottiner tranquillement


Une bulle étroite où il n'y a plus de place pour personne


Une bulle où Septembre devient de plus en plus important


Une bulle où je ne suis plus si pressée de tous les revoir


Une bulle où je m'en veux parfois de penser tout ça


Une bulle où le temps n'existe plus vraiment.


Une bulle colorée, vide mais qui se remplira tout bientôt.  De lui, de vous, de nous.
Tout bientôt, tout bientôt ....
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samedi, 24 juin 2006

Septembre .. question de vie ou de mort

Septembre. Septembre, vivement. Si hâte. Si besoin


Mais finalement l'été sera court. On est déjà presque en Juillet.


Je sens en moi un besoin de partir. De refaire mes affaires, deux ans après le départ à Besançon, de partir de nouveau et cette fois que ce soit une réussite. De m'éloigner d'un certain quotidien.


Besoin d'une autre vie, de remettre tout à zéro, de reculer les horloges et de foncer.


Besoin de voir d'autres gens, d'avoir d'autres conversations, d'autres priorités.


Faire autre chose, tout simplement. Arrêter de tourner autour de 4 / 5 personnes.


Je sens tout ça bouilloner, macérer, agir.



Je sens comme tout ça va etre terriblement important.


Nécéssaire.


Vital.
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jeudi, 22 juin 2006

Il se fait rance

Il y a eu tant de choses ces derniers temps. Des bouleversements, du temps.


Des pleurs aussi, des " tant pis ", bien trop, beaucoup trop, de l'ennui, du rêve et de l'amitié aussi.


Et pourtant. Pourtant. S'il y a bien un moment de souffrance, c'est celui là. C'est ce soir, c'est maintenant, là tout de suite. Déchirée entre trop de choses, étirée jusqu'à la déchirure.


Et je me retrouve là, à me demander si je suis pas en train de faire une connerie, à voir les autres réussir, briller, avancer, aller voir leurs amis, partir en vacances. Et moi je ne fais rien, je passe mon temps à demander des jobs qui me dégouteront aussitot. Du temps à guetter un appel, un message, un email, peut être à attendre qu'un ancien quelqu'un me demande si tout va bien, me lance une perche, me donne de l'intéret. Finalement, non. Je suis moi, la boufonne, le clown débile, la tarée, la désespérée. Le miroir a parlé. Celui des autres


Partagée entre l'envie de partir ( car l'envie est bel et bien là )  et la peur de me vautrer à nouveau et de pleurer le nez dans le béton, la tête fracassée. Plus envie, et tout lâchée.

Tiraillée entre ceux qui me regardent et ceux que moi je regarde mais qui ne me verront jamais. Transparente, volubile, inexistante, rien rien rien.


Je sais plus ce qu'il faut faire, plus ce qu'il faut que je pense. Je ne sais plus ce que je dois espérer ou attendre. Ou si justement, l'attente, c'est ma perte, ma fin. Et les questions, une fois de plus, restent, là, à se cogner les unes contre les autres, et à me faire souffrir terriblement.


Ce soir, j'ai croisé Juliette, une de celles avec qui finalement ça s'est le mieux passé dans le passé. Avec qui je m'entends encore bien. Mais en surface. Rien à l'intérieur, rien de profond, de charnel, d'immense. Et tout ça grandit la solitude, le manque, le vide.


Je suis empoignée par cette immense corde qui , aujourd'hui, me fait douter, me laisse désemparée. Tout au fond, je vois le noir. Je ne vois rien se dessiner. Et comme l'impression que les gens le sentent, que ce prof qui vient me voir hier soir doute de ce que je lui dis, que ceux que j'aime ne font plus juste que de la consolation de bas étage. Et cela n'est pas une critique. Mais on veut toujours dire à ceux auxquels on tient qu'ils y arriveront, qu'ils seront pris.


Et puis si c'est pas le cas, j'irai où, je serai quoi ?

Si c'est pas le cas, sans doute en bas , au fond. Encore. Attendant plus rien de ce dont je rêvais. Oubliant la vie préméditée. Et attendant patiemment, comme toutes les autres, qu'on vienne me cueuillir et m'emmener faire la cuisine et élever des enfants trop joyeux.
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MERDE MERDE MERDE



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vendredi, 16 juin 2006

J'aime pas

J'aime pas aujourd'hui.

 J'aime pas ma mine.

J'aime pas mes cernes.
J'aime pas ceux qui croient toujours savoir

 J'aime pas qu'on me parle de vacances.
J'aime pas qu'on me dise qui je suis

J'aime pas la nonchalence qui plane.

J'aime pas mes cheveux aqui collent à ma nuque.

 J'aime pas les apéros d'immeuble.

J'aime pas la sauce qui stagne dans le frigo.

J'aime pas me prendre la tête.
J'aime pas le présent

J'aime pas réaliser que je me la prend trop.

J'aime pas la moitié de la musique sur mon ordinateur.

 J'aime pas ces phrases qui veulent rien dire.

J'aime pas les logiciels de messagerie instantanée.

J'aime pas ces souvenirs.

J'aime pas me rappeler de l'existence de ces photos.

 J'aime pas pleurer en me souvenant de mon chaton chéri.

 J'aime pas l'odeur de la pluie.
J'aime pas soupirer

J'aime pas le désordre de la vie.

J'aime pas les connectés, les déconnectés.

J'aime pas " actualiser ".
J'aime pas le " bon sens "
J'aime pas le " bien fait "

J'aime pas mon urticaire qui me démange.

J'aime pas etre triste.

J'aime pas ma respiration.
J'aime pas les " comme il faut "

J'aime pas les gens.

 J'aime pas les posts.

 J'aime pas la distance.

J'aime pas les " peut être ".

J'aime pas les " je suis sur ".

 J'aime pas le riz froid.

J'aime pas les journaux gratuits.

J'aime pas les enfants.

J'aime pas la climatisation dans les bus.

J'aime pas les miaulements que je m'imagine toute seule.

J'aime pas avoir envie.

J'aime pas avoir besoin.

J'aime pas faire semblant.

J'aime pas m'énerver.

J'aime pas les gentils.

J'aime pas avoir les mains collantes.

 J'aime pas les redondances.

J'aime pas les cons.

 J'aime pas les échanges et les remboursements.


J'aime pas les soirs

Pas les matins

Pas les étés qui en sont même pas pour de vrai.
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Avenir où es tu ? Que fais tu ?

St Etienne aujourd'hui. Après Rennes, encore un défi. Encore un challenge, plein de choses, plein de sensations à surmonter. Je l'ai fait. Jusqu'au bout.


Pas de suite. Toujours pas. Pas " déçue " par le résultat mais plutot apeurée. La peur de n'être pas recherchée par ces gens là, d'être trop éloignée de cet enseignement. La peur de ne rentrer nulle part parce que ce que je propose ( et donc ce que je suis )  ne plait pas, n'émeut pas.


L'impression de pas savoir  aimer le théâtre qu'il faut pour être appréciée. Valorisée.


Ca m'angoisse. Savoir que finalement, à moins de me changer moi, je ne pourrai jamais accéder à tout ça.


Ne plus être si en confiance, redouter à chaque instant, se fatiguer vraiment.


Ce soir, besoin d'aller ailleurs. De ne pas me retrouver entre quatre murs. A ressasser, à divaguer. A cliquer, à devenir triste par tout ça tout cet enchainement de vide. Le besoin de rire, de manger, ensemble. D'apprécier la douceur du soir. C'est tellement agréable.



J'ai eu l'impression d'être, un court instant, de ces gens qui sortent souvent et ont plein d'amis.


J'ai trouvé ça bien



Vraiment !
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vendredi, 09 juin 2006

Si c'était pas l'été, est-ce que ce serait pareil ?

Etrange la vie. Et passionnante. Tout en mouvement, en perpétuel renouvellement. En force, en coups de poing, en sautes d'humeurs, en éclats de rire ou de stress.


J''ai eu du mal à gérer le mois de mai. Je me sentais dériver, partir, seule. Et loin. Comme si plus rien ne m'atteignait ou qu'au contraire, j'étais trop secouée que je n'arrivais plus à nager dans cette grande flaque de vie.


J'ai eu peur. Peur de retomber. Peur de refaire des conneries. Peur de cesser d'être moi. De me transformer pour que les autres m'aiment davantage, pour qu'ils me voient, me remarquent, je ne sais pas trop. J'avais envie de me sentir dans la peau de quelqu'un qui réussissait. D'être quelqu'un de vraiment intéressant qui bat le tambour et fonce à toute allure sur son sentier.


Je ne sais pas trop. J'avais plus envie d'être moi. Et ça me faisait peur.

Comme si devenir autrement m'aiderait à assumer ce que je n'assume pas, à avoir ce que je n'ai pas et à réussir ce que je ne réussis pas. L'idée me plaisait et c'était tout simplement effrayant.


C'était un grand abîme qui se dessinait devant, tout devant.


J'ai passé des nuits bizarres. Avec toujours les mêmes rêves étranges et pénétrants qui me poursuivaient, des rêves de morts, de moqueries, de disparitions, d'humiliations. L'impression de pas tourner la page. De pas savoir m'apercevoir qu'aujourd'hui est plus agréable qu'hier.


Des nuits sans dormir, à tourner et à réfléchir, à pleurer, à étouffer des sanglots dans l'oreiller et à ne plus très bien respirer. C'est là que tout ne tient qu'à un fil. Minuscule. Invisible.


C'est drôle comme parfois les choses passent du tout au rien. Juste un petit quelque chose pour que tout change, pour que, d'un seul coup, on se sente ridicule de s'être inquiétée, ridicule d'avoir pleuré. Un coup de fil, une lettre, une matinée ensoleillée ou quelques mots échangés dans la journée. Je suis heureuse d'être arrivée à bloquer la machine en route. D'avoir appuyé sur stop. Enfin non, pas sur stop, je bouge encore. Mais je me suis pas jetée dans le vide.

J'ai pensé à plein de choses ces dernières semaines. Je me suis dit qu'il fallait que ça marche pour moi, que je sois vraiment heureuse cette fois, que je me sente rayonnante, vivante. Que je goûte au bonheur de vivre pleinement ma vie, d'y trouver toutes les petites choses qui font que j'aurai toujours hâte d'être demain. Je me suis dit qu'il fallait que je découvre davantage les qualités que j'avais, qu'il fallait que je sois fière d'être moi, de ce que j'ai fait et de là où je suis arrivée.


J'ai beaucoup songé et je n'en suis pas venue à beaucoup de conclusions. Mais je me suis fait plaisir. J'ai posé une pierre de plus à mon édifice, je me suis juré de continuer à me battre comme je me suis toujours battue. De croire aux évènements même si je tombe encore. Même si ça fait mal. Encore.


J'ai fermé les yeux juste deux minutes et je me suis dit que la vie avait un goût fade parfois. Mais qu'on avait toujours la possibilité de rajouter un peu de sel ou quelques épices.
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lundi, 05 juin 2006

Les bulles remontent à la surface



Il y a parfois des nuages de velouté dans l'air


A parler, un soir. Juste un mot pour que. Comme ça. Ca change.


Souvent je dis comme Anna Gavalda. Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.


Avec un mal de chien.


Pleurer des rivières


Mais y a des soirs où on sent princesse. Je suis la princesse de mon monde coloré.


Reine de mes projets et de mon futur



Avoir hâte.

D'un seul coup


Avoir envie jusqu'au plafond
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Je suis tourbillonante, et je pétille comme un diabolo à la violette.



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jeudi, 01 juin 2006

C'est pas de ça dont j'avais envie, madame la vie

C'est marrant, j'aurais imaginé une note plus joyeuse pour aujourd'hui. Normalement ça alterne. Souvent ça se passait comme ça ici. C'est pour ça qu'on avait parlé de montagnes russes. Que ça venait et que ça s'en allait.

J'ai très mal au ventre. Il doit y avoir dans mon utérus des milliers de chats qui plantent leurs griffes. Ou des centaines de singes acrobates et facétieux.

Je crois que j'arrive à bout d'un épuisement mental. Je crois que je suis à terme d'une longue descente en pic. Une fois arrivée au fond, il parait qu'on ne peut que remonter. Il parait.

Toujours l'impression, la sensation monstrueuse de courir pour rien. D'attraper du vide.

De m'épuiser à toujours essayer de me ressembler. A toujours vouloir vivre.

Et tous les soirs, les mêmes questions qui me poursuivent. Je suis peut être en train de faire une connerie. Je suis peut être vraiment folle. Je vis peut être juste dans un conte et je ne sais pas ce qu'est la réalité. Et pourtant, comment imaginer ma vie sans le théâtre, sans la scène. Comment pouvoir me regarder dans la glace en étant celle que je n'ai jamais voulu être.

Je ne sais pas. Je crois que je ne saurai plus jamais rien. C'est ça la vie ? Ne pas savoir.

Hier, j'avais voulu écrire à maman. Puisqu'on n'arrive pas à parler. Mais je crois qu'elle n'a pas compris. J'ai dû dire les choses de travers, livrer mes mots en mauvais état. Je n'ai pas compris la réponse. Je n'ai pas compris le lien entre les deux. Et pendant ce temps là, on sera en juin dans une demi heure. Déjà. Et j'ai déjà le préssentiment qu'en Septembre, je serai toujours là. Moi et mon clown. Moi et mon MSN. Moi et mon rien du tout dans les bras.

A ressasser le passé, le même que j'ai " retrouvé " hier soir. Avec les souvenirs de soirées atroces, de bras dégueulasses, de mots que j'ai envie d'oublier. Je n'avais plus envie de me souvenir de ça. De la fille soumise que j'étais. De ce que j'ai dû endurer sans jamais dire " non " parce qu'il fallait bien essayer. J'avais voulu enterrer ça dans un coin avec les coups et les insultes des mômes cruels, mais parfois le passé nous rattrape et court plus vite que nous. Et il nous jette à la gueule ce qu'on planquait au fond de nous

Je sais pas pourquoi ma vie a un tel goût acide. Pourquoi je n'arrive pas à trouver ma place. Pourquoi je me sens constamment traquée. Torturée. J'ai souvent cherché à savoir. Et j'ai tenté de livrer des choses de moi aux gens que j'ai appris à aimer. Je sais qu'ils sont là, qu'ils veillent comme ils peuvent sur moi. Que parfois, ils se sentent bien démunis face à ma colère ou ma résignation. Je ne leur en veux pas de ne " pas savoir ". C'est moi qui m'en veux de ne pas me rendre compte de la chance de les avoir. De ne pas assez savoir profité du bon temps. D'avoir peur, tout le temps. De me dire qu'un jour, eux aussi, ils m'enverront un mail pour me dire d'aller chercher ailleurs.

On dirait que c'est plus fort que moi. Ce besoin de me rendre petite. De me ridiculiser moi même. De donner raison à ceux qui m'ont fait du mal et ont profité de moi. J'avais préféré la lucie  à qui j'avais commencé à donner naissance il y a quelques mois. Celle qui croyait à la vie et à toutes ses expériences. Celle qui lancait de grands éclats de rire bruyants. Celle qui avait pris la fillette mutilée  dans ses bras et l'avait bercée. L'impression de me perdre, de m'oublier. De partir doucement. Et de pas savoir me rattraper. C'est possible de se tendre la main à soi même ?



Si c'est pas possible ....

 .. je tisserai une corde avec les mouchoirs de mon chagrin .... 

....    jusqu'à la première paire de bras venue
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mardi, 30 mai 2006

Pas pû, pas réussi

Je n'ai pas réussi à ravaler l'avalanche.

M'y suis prise trop tard.

Ou trop mal

Elle s'est enclenchée. Et je me sens serrée dans une boite en fer.

Je hais ce mois de mai qui empeste le mensonge et qui dégouline en morve salée.


Je jette la ventoline, les comprimés et les papiers.

Je déchire ces projets et ces espoirs.

Je crache sur mon envie d'aller plus loin,

Je laisse mes larmes tomber sur ces notes griffonnées.

Faire des bulles et transpercer le papier.


Je déteste mon comportement, mon énervement, j'ai envie de tout couper.


Tout couper. Tout couper ....
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 J' ai besoin d'air, de soleil, de bisous parfumés


J'ai besoin de bras tendus et de mots sussurés



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Sors du coin, il faut que je sorte du coin


C'est la ronde des soucis.
Le cercle des ennuis.

 Et je n'arrive pas à casser
un maillon de la chaine.



On dirait que dès qu'on réussit à résoudre une petite chose, quelque chose vient se rajouter à la place. Comme une ronde éternelle, comme si ça ne finissait jamais en somme.


A force tout semble compliqué, incontrolable, on ne sait pas par où commencer, s'il vaut mieux s'occuper de ça avant ou s'il faut tout laisser tomber. Derrière nous, il y a tous ceux qui nous aident à pas laisser tomber ses bras, à continuer d'avancer coûte que coûte, malgré les égratignures. Qui nous disent qu'il faut y croire. Qu'il ne faut jamais s'arrêter. Alors bien sûr, bien sûr, je les crois, bien sûr, ils ont raison mais je n'arrive pas à les écouter. Seulement à moitié. Juste à moitié.


Cet appartement, ce studio, je l'avais trouvé, on avait tout calculé, tout mesuré, tout bien envisagé. Et voilà qu'il faut que je réserve dès juillet. 2 mois de loyer de plus. Et comment je fais ?


Et est-ce qu'il y a quelque chose à faire ? Aller là bas dès l'été ? Trouver un travail ici ou là bas, je ne sais pas, je ne sais paaaaaaaaas. Mais pour l'instant je n'ai rien. Ni formation ni travail ni argent. Je ne sais pas. Je passe mes journées à ne pas savoir et à m'énerver sur les différentes éventualités. Je clique sur toutes les fenêtres à la fois, je veux crier, je veux tout envoyer valser, abandonner et en même temps, continuer mes recherches, y croire malgré tout, faire en sorte que les choses soient possibles.


Tout ça prend une place folle dans ma tête. Dans mon lit, dans mon sommeil, dans le bus. Et je chiffonne ces papiers imprimés. Aller à l'anpe, aller aux assedics. Des dates, des convocations. 13 Juin, 15 Juin, 1er Juillet ... C'est comme une mouche qui bourdonne dans mon cerveau sans arrêt. J'ai l'impression de ne pas avoir de temps pour tout faire. L'impression de faire passer en avant ce qui ne compte pas.


Je m'énerve, je lutte avec moi, les autres m'énervent, je deviens chiante et aigrie; Je deviens fatiguée. Je ne dors pas assez, j'ai des grosses cernes de fêtarde.


J'aimerais juste, je crois, que quelques trucs arrivent


Comme ça


Dans ma vie d'en ce moment



Juste que le téléphone sonne. Avec une voix inconnue.



Et aller à la poste en souriant.



Tout ça j'aimerais. J'aimerais tant.
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samedi, 27 mai 2006

Je ne sais pas respirer par la tête

Je traine dans la vie

Comme un enfant perdu dans une grande surface


Je soupire dans l'existence

Comme un animal mutilé


Le printemps n'est pas arrivé

 
Les feuilles de l'automne me recouvrent toujours
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vendredi, 26 mai 2006

Je ferai sans, je ferai semblant

C'est bientôt Juin. Bientôt l'été et rien n'est fait. Rien n'est sûr. Marre de ne pas savoir où aller, marre de ne pas savoir quoi chercher. Mon regard est vide, sans expression, je suis partie ailleurs.


Je n'ai toujours pas à commencer à travailler ce putain de concours que je n'ai pas envie de passer. C'est trop près, trop loin, trop difficile. Je n'ai plus le courage, plus la force nécessaire.


J'ai envie qu'ils y aillent, eux, sans moi. Rester là, me reposer, profiter peut etre du soleil, du début de l'été.


Chercher des annonces. Ne pas trouver de travail. Voir les autres autour qui avancent constamment, en mouvement, forts, disponibles à ce qui leur arrive. Des réussites, des tentatives pleines d'envies.


Moi je me vois là, de l'extérieur, je me vois plantée sur mes deux jambes. A ne savoir rien faire.


Peur de me prendre le béton dans la figure, peur de stagner, de cracher de la merde tellement je vais finir par me dégouter. Peur d'échouer, encore, encore me retrouver face à la déception et à la tristesse.


Je suis lâche, j'ai peur de tout. Même de faire comprendre à quelqu'un qu'il me plait. Je sais déjà que je vais laisser tomber, que je ne retournerai pas le voir. Parce que c'est comme ça, parce que ça me rend trop nerveuse, trop mal, trop peureuse et que je ne suis même pas capable d'affronter ça.


Je vais rester seule, avec mon gros cartable sur le dos, tous mes cailloux et la ceinture qui me serre le cou. Jusqu'à m'étranger.



Qu'est- ce que je changerai en moi maintenant ?
Je changerai tout, je serai autrement.
 Forcément ... forcément.
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L'envie que je ressens si fort de te serrer dans mes bras, je ferai sans
L'espoir de sentir près de moi ta présence et ta chaleur, je ferai sans
Je fais taire au fond de moi les mots d'amour comme on étouffe une rumeur
J'oublie l'avenir à contre-coeur, le présent je ne fais que l'oublier

Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant

Le courage que tu me révèles quand les forces m'abandonnent je ferai sans
Tes appels et ta voix que j'entends, que j'attends constamment, je ferai sans
Même si je m'applique à ne pas ignorer tes raisons tes arguments,
Ton souvenir a la force d' un coup de poing que je prends en plein dedans.

Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Un seul être vous manque et tout est dispersé
Je cherche alors la nuit pour m'échapper du jour
Qui a mis en lumière ton regard qui me suit
Qui me suit, qui me suit

Je remonte à contre-courant la force du torrent qui m'attire à toi
Je m'agrippe à tout ce que je peux à défaut de m'agripper à tes doigts
Je m'agrippe à tout ce que je peux, je m'agrippe à tout ce que je peux
Je m'agrippe à tout ce que je peux...

Je ferai sans, je ferai semblant
Je ferai sans, je ferai semblant



Pauline Croze


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mercredi, 24 mai 2006

Toi mon chat toi mon roi

Felix est parti. Il a juste attendu que le soleil se lève. Il va faire beau aujourd'hui. Et chaud. Il aurait aimé le soleil d'aujourd'hui. Lui qui aimait s'étaler sur le balcon par beau temps. A sa place habituelle. Sur le paillasson. Sur le meuble à chaussures.


Felix est parti. Il a pas trainé, j'ai lu dans ses yeux quelque chose qui finissait. Il a fait vite ou c'est nous qui sommes allés vite. Il a retrouvé son carton juste avant, s'est fourré dedans une dernière fois. Son havre de paix. Je l'ai caressé et  comme je n'aime pas les au revoir, je lui ai souri. Du mieux que je pouvais.


Felix est parti. Il a laissé la petite fille qui germe en moi. Il a emmené avec lui tous mes souvenirs. Le vide m'envahit déjà et je hais le silence qui va venir ce soir. La chaise à côté de moi est vide. D'habitude, il vient toujours m'embêter, miauler et se frotter pour me déconcentrer. Je peux repousser la chaise, elle restera vide.


Felix est parti et il laisse 4 personnes en larmes ou en colère contre la vie et la maladie. Ou les deux. Tout ce qui était venu envahir ton corps, toutes ces tumeurs, ces cellules cancéreuses. Elles ont gagné. Le bras de fer est fini.


Felix est parti et il va retrouver sa maman. Sa maman qui est partie dans les mêmes circonstances. Ils en auront des choses à se raconter. Elle lui manquait, j'espère qu'il la trouvera rapidement. lls se raconteront les courses effrenées, les préférences de pâté, les moqueries ou les couettes moelleuses. Et tous les câlins du soir.


Felix est parti et le passé court dejà derrière nous. Ca résonne dans les murs et le plancher. Notre histoire à tous les deux qui prend fin dans un mois de mai amer.


Sous un ciel beaucoup trop bleu pour l'occasion.
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( pour toujours, pour toujours, pour toujours ....... )


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mardi, 23 mai 2006

Ecris moi

Les cigarettes se consument sous la lune
Le cabestan hissant
Le fardeau des enclumes
Taille les plumes
Du sang jaillissant

Sur l'horizon engorgé sous la brume
Je m'acclimate
Aux saisons à trois pattes
Qui se bousculent
Pour quelques patates
Ca fait du bruit dans les ciels
Ca ne dit rien mis à part l'écume
La bave brune s'écoulant

Les écorces laissent la place
Ecris-moi, crie-moi


Toi moi, crie-toi
Ecris-moi toi crie pas comme ça
Toi quoi qu't'as dans l'bas
Crie qu't'as des fois froid dans toi
Crois-toi moi pas

Ecris-moi toi une fois


Les hommes fous s'éclaboussent sous la rousse
L'or du croissant flottant
Sur la vague et la mousse
Qui taille douce
La branche plissant

Sous les images effritées de ta frimousse
Je décommunique
Et j'oublie cette musique
Qui me gargouille
Et me fait la nique
Ca fait du bruit dans les ciels
Ca crie des fois haut perché mais en douce

La lave brune s'écoulant
Si les mers meurent en déserts
Ecris-moi, crie-moi


Toi moi, crie-toi
Ecris-moi toi crie pas comme ça
Toi quoi qu't'as dans l'bas
Crie qu't'as des fois froid dans toi
Crois-toi moi pas

Ecris-moi toi une fois


Moi qui avais tout vu qu'avais tout entendu
Un brin d'herbe me cachait la vue du monde
Mets du faux cil à tes cils et du tragie dans la comédie

Moyennant quelques secondes, ici bas



Les Têtes Raides
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lundi, 22 mai 2006

Le cafard n'est qu'un sale con

Le ciel est gris. Le ciel est moche. Le mois de mai est pourri. Le mois de mai est mauvais.
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Rien ne se résoud. Tout s'accumule. La fatigue, le sentiment de traverser le noir toute seule, les questions qui tournent et retournent sans jamais s'arrêter. L'angoisse de ne pas pouvoir montrer aux autres quon avance parce que je n'aurai jamais d'années effectives, parce que je n'aurai jamais de vrai diplôme, pas de bac + 2 ou 4 .


Pendant ce temps, il faut se contenter de ramer comme une malade et s'essouffler un peu trop régulièrement, un peu trop souvent.


Patienter, ne pas réussir à s'y mettre, ne pas réussir à travailler, paniquer, se remettre en question sans arrêt, passer des coups de fil, faire des centaines de lettres, des dizaines de dossiers, verser des milliers de larmes, donner des centaines de coups de poing, se réveiller en sursaut pour la énième fois ...



Et par dessus ça, la déception de découvrir l'autre facette de ceux qu'on était content de connaitre, découvrir l'agressivité, la méchanceté, la jalousie. Ne pas se faire comprendre.


Sentir le cafard monter quand on entend encore une fois une réflexion désobligeante alors qu'on aurait pu aller le voir, lui, avec son humour, sa simplicité et son intelligence. Sentir monter les larmes mais ne rien faire voir parce que c'est la fête. Regretter des moments plus intimes, plus chaleureux.


Avoir envie de retrouver ceux qu'on aime vraiment. Retrouver le silence et s'asseoir seule.




Seule avec son animal de compagnie préféré.
Le cafard n'est qu'un sale con.


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On avance

Des villas, des mimosas,
Au fond de la baie de Somme,
La famille sur les transats,
Le pommier, les pommes.
Je regardais la mer qui brille dans l'été parfait.
Dans l'eau se baignaient des jeunes filles qui m'attiraient.

Les promenades le long des dunes, en voiture,
Pendant qu'elles regardaient en haut la lune pure.
Je mettais dans mes mains leurs doigts
Et j'étais le roi
Comme dans les chansons d'amour d'autrefois.



Tous ces petits moments magiques
De notre existence
Qu'on met dans des sacs plastique
Et puisqu'on balance,
Tout ce gaspi de nos cœurs qui battent,
Tous ces morceaux de nous qui partent,
Y'en avait plein le réservoir
Au départ.
On avance, on avance, on avance.
C'est une évidence :
On a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens.
On avance.
On avance, on avance, on avance.
Tu vois pas tout ce qu'on dépense. On avance.
Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense.
Il faut qu'on avance.


Le soir avec les petits frères, on parlait.
On voulait tout le monde refaire. On chantait.
Ces musiques et ces mots tendres,
Comme ils datent.
Ces lettres d'amour attendent
Dans quelles boîtes ?

Alain Souchon

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jeudi, 18 mai 2006

Il faudra du mercurochrome et beaucoup de courage

J'étais impatiente. Ca allait etre bien.


Ben non.


C'était pas bien.


C'était tellement mieux que bien.


Lui, son spectacle, sa voix, ses blagues qui me ressemblent, son rire, ses regards francs et son sens de l'écriture. Sa timidité ausi. Bien cachée.


Boum boum boum. Troublée, envahie par tellement de choses, par tellement d'envies. Je n'avais pas prévu tout ça. Pas prévu de rentrer ce soir chez moi entre deux états. En flottement, en manque  .. déjà.


Ca  ne m'était jamais arrivé .. tout ça est arrivé vite .. je ne sais pas encore mettre de mots sur tout ça. Peut être qu'il n'y en a pas justement, peut être que pour une fois ça se passera de mots.


Pas prévu de tomber. Pas comme ça. Pas ce soir, pas avec tous ces gens autour.


Le coeur en capilotade.


Preuve que mon organe est descellé.


Mais.






Il y a peu, je m'étonnais de ne plus avoir de " coup de coeur ".

J'ai l'impression amère que je vais vite regretter celui ci .....
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lundi, 15 mai 2006

Tu retournera en cours parce que je t'aime

Descendue du nuage de guimauve. Les week end comme ça sont toujours terriblement insouciants. Je ne pense plus à rien, à personne d'autre que les gens qui sont là, à mes côtés. Et la redescente est dure et lourde.


J'avais dit pourtant. J'avais dit " pourvu que je ne tombe pas ". J'avais demandé, supplié, réclamé peut être. Et puis ...


Mes larmes en lisant cette lettre. Je n'ai pas compté combien de fois elle a écrit " je t'aime ". Je n'ai pas compté, je n'aime pas compter. Mais ça fait beaucoup. Elle m'aime. Je le savais mais ça fait du bien quand même. Et je sens que pour une fois, elle comprend un peu.


Mais cette difficulté à avancer, avec la peur toujours aussi ravageuse, cette envie de tout faire et de ne rien faire à la fois. Passer des sanglots à l'éclat de rire et préserver ce qui reste d'intact. Ce qui est resté en gros morceaux.


Et le plus effrayant, c'est quand les copains, les connaissances et surtout les amis te demandent ce que tu vas faire, quand tu passes les concours, et si tu es prête. Là, ça sert et ça tord dans tous les sens. Et je ne sais pas si j'ai envie de rire ou de pleurer. Envie de ne rien dire ou de me mettre en colère.  C'est le moment où je ne sais plus, où je me rends compte comme je suis perdue. D'ailleurs je ne donne pas vraiment de réponse. J'essaie de leur donner un nom de ville, un lieu, pour les rassurer eux aussi, pour qu'ils n'aient pas trop peur pour moi. Moi j'en ai déjà trop en moi, il ne faut pas que tout déborde.


Je leur dis, même si j'en sais rien. De toute façon, je ne sais jamais. Je ponctue les phrases par des " peut être " et des " sûrement " ... En y croyant ou pas.



" Comme on aimerait te voir heureuse et épanouie. Comme on aimerait que tu nous dises que tout va bien pour toi. Je ne veux pas d'hôpitaux, plus jamais ça. Cela m'a fait mal et cela me fait très mal encore.


Alors laisse toi bercer mon petit bout, je t'aime tant, je t'aime tellement "



Mummy ... It's so strange to be alive ..

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mardi, 09 mai 2006

Le poids plein d'amour

Ca va bien


Ca va mieux


J'avais juste envie d'écrire quelques mots de ma gorge nouée et de mon estomac en vrac



Parce que je ne comprends pas tout


Parce qu'elle semble s'échapper tout doucement de moi, de nous et que je ne peux pas lui en vouloir même si ça me fait du mal


Parce que maman n'est pas rentrée et que j'ai tant de choses à lui dire


Parce que j'ai deja du mal à m'endormir avant même m'être couchée


Parce que j'avais besoin de pleurer ce soir pour me calmer


Parce que je sens les choses filer et que je me sens incapable de les retenir


Parce que je lis des choses qui me font peur 


Parce que je ne me sens pas capable de l'aider à se motiver et à se dépasser


Parce que ce j'ai peur de cerner maintenant les choses que j'avais laissé de côté



Parce que ce que je vois aujourd'hui autour de moi n'est pas toujours rassurant


Parce que je les aime


Parce que je ne  veux pas les perdre ni les changer.



Je crois que c'est moi qui change. Ou qui reste immobile.


Et que je ne supporte plus les rebondissements.





Triste. Triste à chialer.


Et pour l'instant je chante avec L'Amélie. Je chante ça pour que ça ne change jamais. Et que ce soit toujours aux mêmes à qui je dise merci. Aux mêmes et aux suivants. Sans rien enlever. Rien ni personne ....

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Je porte le monde sur mon dos


Comme un lourd fardeau


L'atlas était plus fort que moi


Je plie sous le poids


La tête basse, je marche droit


Sans un sourire ni un mot


Et ceux qui m'aiment portent sur leur dos


Ma vie moi et mon fardeau


Avoir mal est bien inutile


La vie est assez difficile


Peut être partager le fardeau


C'est aimer ceux qu'il faut


Quand ce poids sera plein d’amour


Il ne sera plus lourd


Il s'envolera loin d'ici


Et je serai guérie


Lorsque j'march'rais la tête haute


Mon coeur sera votre hôte


A mon tour je pourrais porter


Je pourrais vous remercier


De m'avoir tant aidée


Je vous aime parents et amis


Mais je garde au chaud mes mercis



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Yalala yalalala

Des fois ça repart. Là c'est reparti.


Relever la tête et ne pas flancher. Parce que ce n'est pas le bon moment

Parce que tout court

Oui, papa, tu ne me brisera pas. Il ne se passera pas la même chose que l'an dernier.


Tout ça est terminé, fini, jeté à la poubelle.


J'ai grandi. Je suis plus ta petite fille.


Je suis juste ta fille.


Tant pis si on avance pas tout à fait ensemble.


Apaiser les tensions, ce serait déjà pas mal.


Je vais essayer de croire en tout ce que je fais. Jusqu'au bout. Sourire aux éclats.


Et savourer la chance d'avoir d'aussi belles personnes autour de moi

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Il ne fait pas beau mais je m'en fous.


Pour une fois, je m'en fous.


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samedi, 06 mai 2006

La flaque se prend pour la mer



 Un p'tit coup de couteau, trois p'tites balles dans le dos




Ca dégouline, ça coule et ça s'écoule. En sanglots. Ca secoue là dedans.



Y a comme une remontée d'égout. Dans l'égout, il y a l'année dernère, début avril 2005, les conneries, les pleurs, les lettres.


Tout remonte à la surface et ça n'est toujours pas fini. J'avais espéré. A un moment j'avais espéré, esquissé un large sourire et tenu ce bonheur là en fermant les poings. J'avais l'habitude de serrer les poings. Mais là c'était plus de la rage, c'était l'espoir. J'ai refermé mes poings ce soir, j'ai éteint la musique et j'ai laissé couler avec mon paquet de mouchoirs à côté.


Je sais même pas quoi dire. Je ne comprends pas. Je suis pleine de violence et de douleurs. Un mélange de tout. J'écris et ça continue de s'écouler , rapidement, puis plus doucement mais avec la douleur intestinale de " quand on pleure et que ça fait vraiment mal ". Avec des inspirations haletées,  le manque d'air.


Je me rappelle, quand j'étais seule et plus petite, je criai. Jusqu'à ce que ma voix ne puisse plus. Je m'en fichais, j'habitais une grande maison dans un tout  petit village isolé.

Isolée. Et je criais. Et ça me faisait du bien peut être. Je ne m'en souviens plus.


J'étais " une  moche " du collège, une muette en cours, une enfant effacée. Réservée. Je déteste les bulletins scolaires. Je déteste ma scolarité.


Ya pas d'interrupteur pour les étoiles. Il va en falloir du temps pour se réchauffer.
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vendredi, 05 mai 2006

Pourvu



La peur. Ca s'accélère. Et ça ne s'en va jamais. Tenir bon coûte que coûte. Pour elle aussi parce que je lui ai promis qu'on sortirai de tout ça ensemble. Mais pour l'instant. Voilà. Pour l'instant c'est tout.

Pas le goût. Pas le courage. Il fait nuit trop vite. Même l'été, il fera nuit trop vite. Je cours. Je m'essoufle. Mal aux pieds. Envie que tout soit moins compliqué. Envie de me sentir belle et rayonnante. Mais. Je suis ce que je suis. Rien de plus. Et je me sens nulle et inefficace. Marre. Encore tant de dossiers à envoyer. Des chèques. Des accusés de réception.


Soleil. Je cherche le soleil. En moi surtout. Illuminer ce noir si intense. Intense et harrassant. Sortir de l'hiver. Enfin. S'il vous plait.


Tendre les mains. A qui. Je sais pas à qui. J'ai des ampoules sous les pieds. Immobile. Je vais être immobile. Quelqu'un a tiré. J'ai entendu le coup. Le projectile ne va pas tarder à arriver.



Paf ! Ca a claqué. Une fumée épaisse. Le silence. Qui m'a mis de la ouate dans la bouche ? Je vais vomir. Quelque part. A un moment , c'est sûr, je vais vomir.




Sortez moi de là. Emmenez moi ailleurs.



Je suis le renard du Petit Prince. J'ai été déposée là par erreur. Ya une porte quelque part ?



J'espère qu'il y a une sortie quelque part. A tout prix. Même s'il faut m'entailler davantage.



 
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                                                                                Même s'il faut.

mercredi, 03 mai 2006

Rongée par une perforatrice



Pff, j'ai trop de vide et de plein dans la tête. Tout en même temps. Je change trop souvent d'avis, trop souvent de direction. Une seconde je pense ça et juste après tout l'inverse.


Je ne sais plus qui je suis, ce que je fais, où je vais et avec qui. J'ai l'impression que tout le monde se fout de tout, que rien n'est grave, que rien n'est important.


L'impression de même pas trop savoir qui sont mes amis et qui ne le sont pas. De pas comprendre certaines réactions. D'être " comparée " à un concert ou à une autre sortie. L'impression de pas avoir les mêmes valeurs, les mêmes envies, la même notion de l'amitié.


L'impression que parfois, tout n'est plus réduit qu'à rassemblements, groupes, organisations et délires.


L'impression que l'amitié, comme je l'aime, imprévue et sincère, n'existe pas.


L'impression de plus savoir communiquer. D'être toute seule à rechercher ce que je veux.


L'iimpression de pas avoir ce qu'il me faut, ceux qu'il me faut


L'impression d'être toujours malmenée, torturée, asphyxiée


L'impression que tout autour n'est que futilités, amusement, jeux et paris


L'impression d'être décalée, de ne rien avoir envie de tout ça, de chercher la vie tellement ailleurs.


L'impression de faire des efforts pour rien


L'impression qu'il n'y a plus rien de vrai.


L'impression que des choses se perdent, régulièrement.


L'impression d'avoir l'impression.


Et trembler que ce soit vraiment ça. Que ce soit vraiment comme ça que ça se passe.
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dimanche, 30 avril 2006

Incompréhension

C'est à rien n'y comprendre. Il n'y a plus rien à comprendre. Plus rien du tout.



Hier encore, bonne humeur en poche, je me défoncais à croire en tout ce que je suis et ce que je fais et voilà qu'aujourd'hui que tout ça part en une fumée nauséabonde.


Ca a commencé par des phrases. Quelques petites piques qui assemblées les unes aux autres rentrent à l'intérieur du bide comme un grand tube en fer. Vilaine fille, tu vas coûter du fric à tes parents. Je ne comprends plus. On s'était déjà arrangé entre nous. Cela devient illogique. Un jour c'est oui, un jour c'est non.


D'arguments non valables en série d'accusations, j'ai l'impression de replonger dans l'année précédente. Et d'ailleurs on en parle de cette année précédente. Encore. J'aimerais que tout ça cesse. N'ai je pas payé tout ça déjà et n'ai je pas risqué par toutes mes erreurs de ne plus jamais pouvoir apprécier le simple fait de respirer ? Visiblement non. On remet tout ça sur la table, tout ça, brassé avec tant de violence. Moi qui essaie d'oublier ou du moins de changer, de prendre une autre direction. Je constate maintenant avec aigreur que rien n'a changé.


Comment continuer à se battre en ce que l'on croit quand, régulièrement, on vous incite à faire autre chose. Ce n'est pas possible, ou alors c'est réalisable avec  400 tonnes de force en plus. J'ai pas une batterie rechargeable indéfiniment.


Finalement la pression est trop forte partout. Je suis seule dans mon parcours et à côté je subis un travail désolant qu'on finit par me reprocher aussi.



Et cette phrase pire que tout qui à elle seule, réussit à me mettre en larmes  " Est-ce qu'au moins là où tu veux aller l'an prochain, tu seras en statut étudiant ? "


Cette phrase qui résume en quelques mots, en quelques secondes que non, mon orientation n'est toujours pas digérée, que je vais pouvoir encore longtemps galérer seule sans jamais me sentir comprise, que rien n'est gagné et que je sais à présent combien je vais devoir supporter les réflexions jusqu'à partir définitivement et me libérer de toute contrainte matérielle.


Cette phrase qui, à elle seule, dit " tu nous emmerdes avec ton théâtre, ça nous fait payer des impôts en plus "


Je ne suis plus réduite qu'à ça : plus d'impots. Je ne suis plus Lucie, je suis " plus d'impots ".



Cette nuit, je vais encore me tuer dans mes  rêves histoire de ne plus causer d'ennuis.


Et ne plus avoir à me soucier de croire en moi.


 " Oh that might take 2 thousand years
Not to sing this song in tears
For I feel so small
In this big black hole ...."




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samedi, 29 avril 2006

Y a eu l'écriture mon tonton et la musique

Libre. Ca me fait du bien de me sentir parfois libre. Même si avec la meilleure volonté du monde, je me doute que ce sentiment ne durera pas éternellement. Que la descente va revenir en même temps que les cauchemars. Et la peur de demain.


Mais.


Je m'en fiche.  Ne pas dormir. Cette nuit, ne pas dormir, ne pas y arriver. L'angoisse de se lever tôt. Du coup ne pas dormir. Je m'en fiche. Je suis allée plus tard au travail. J'ai appelé et j'ai dit " transmettez le message " et j'ai pris soin de moi. Pas entièrement mais une des premières fois la sensation de ne plus avoir envie de mettre en danger ma santé. Et que ça suffisait comme ça, comme c'était maintenant.


Je suis fragile. Mon clown a un côté porcelaine. A force de tomber, je pourrais éclater en mille morceaux. Peut être plus.


Il faut que je tienne à moi. C'est le docteur qui dit ça. Mon docteur à moi l'est pas beau mais il sait parler. Il sait me parler à moi et me donner envie de croire en ce que je suis.



Et puis juste pour finir une chanson ( ringarde selon certains peut être )  mais moi je l'aime beaucoup.
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Il met de la magie, mine de rien ,dans tout ce qu'il fait
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s'amuse bien, il n'tombe jamais dans les pièges
Il n'se laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s'occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse


Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler

Il travaille un p'tit peu quand son corps est d'accord
Pour lui faut pas s'en faire, il sait doser son effort
Dans l'panier de crabes, il n'joue pas les homards
Il n'cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare

Il r'garde autour de lui avec les yeux de l'amour
Avant qu't'aies rien pu dire, il t'aime déjà au départ
Il n'fait pas de bruit, il n'joue pas du tambour
Mais la statue de marbre lui sourit dans la cour


Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours
Lui, pour leur faire plaisir, il raconte des histoires
Il les emmène par-delà les labours
Chevaucher des licornes à la tombée du soir


Comme il n'a pas d'argent pour faire le grand voyageur
Il va parler souvent aux habitants de son cœur
Qu'est-ce qu'ils s'racontent, c'est ça qu'il faudrait savoir
Pour avoir comme lui autant d'amour dans le regard


Il est libre Max - Hervé Christiani




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samedi, 22 avril 2006

Ennui

Serait- ce le sommeil d'un enfant couché tard
Ou des gouttes de ciel qui mouillent mon regard ?


Ennui. Je m'ennuie. Je m'ennuie à mourir. Elle est terrible cette expression. Mais j'ai l'habitude, j'étais une petite fille qui très souvent disait " je m'ennuie maman, je ne sais pas quoi faire ". Toujours. Comme un refrain qui revient. A peine périmé.


Et je sais que la journée de demain va être d'une longueur inimaginable, une longueur qui ne se gênera pas pour me malmener. Le soleil du printemps seul pour me réchauffer. Je vais encore trop dormir. Je me sens seule. Ennui, seule, ces mots qui reviennent. Seule jusqu'au bout des ongles, seule jusque dans ma façon de vouloir toujours " tout contrôler ". Comme si c'était plus fort que moi, comme si je ne pouvais pas faire autrement et que je me poussais alors à me détester.J'ai l'impression d'être seule sur mon chemin, à ne plus rien comprendre aux gens autour de moi, à ne plus savoir ce qu'ils font. L'impression de sortir quand les gens rentrent et inversement.


Depuis que j'ai " perdu " Baila, je me demande si ce n'est pas moi qui change trop souvent. Si ce n'est pas moi qui suis incompréhensible et si ma vie a le même sens que celui que j'essaie de faire ressortir. Et alors se suivent des images horribles, des cauchemars, l'idée que tout est éphémère et que dans deux ans, le paysage amical aura encore changé et que je serai devenue encore une autre, cela dû à cette insatisfaction personnelle. Ca me bouffe, savoir que peut être, je ne serai même pas capable de garder ceux auxquels je tiens aujourd'hui.


La solitude que j'épouve ici n'est pas une solitude de lamentations ou de surface, c'est une solitude intérieure et profonde qui englobe toutes les facettes de ma vie. Un " état " en somme.


Et je me dis aussi que si j'étais amenée à rencontrer celui que je pourrais aimer, je n'en aurai même pas le courage. Qui voudrait de quelqu'un qui ne sait pas où elle va l'an prochain et construit ses prochaines années à coups d'hypothèses ? Qui aurait la patience de voir Lucie éclore en attendant que je me souvienne comment on change l'ampoule  ?


Je n'en sais rien et toutes ces questions tournent dans un immense merdier qui, mêlées à d'autres choses, font qu'il est impossible de rester sereine.


Ajoutée à tout cela, il y a la difficulté de trouver ma place d'être humain. Retrouver la femme que je suis, arrondir les angles de ma place d'enfant de mes parents, et faire palpiter toujours plus le clown qui brasse dans le noir ses rêves et ses envies.


Le laisser pleurer quand il veut. Et le consoler quand il ne sait plus tendre les bras.
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Il pleut sur le caroussel, tourne la vie ...


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mercredi, 19 avril 2006

Lettre ouverte


Après ce week end, après ces derniers temps, je crois que j'ai besoin de t'écrire. Passer par mon blog ? Peut etre pas la meilleure idée que j'ai eu mais c'est ici que j'ai envie de t'écrire. Je saurai pas t'expliquer pourquoi. Il y a des choses qui s'expliquent pas.


Ce soir , je pense fort à toi. Dans ton lit ou luttant malgré tout sur ton terrain de sport. Tu dois être éreintée. Je t'aurais bien appelée mais je ne sais pas si j'ai envie que tu entendes mes larmes de ce soir. Pas ce soir.


Est-ce que c'est d'avoir perdu une amie qui me pousse à t'écrire ? Oui, ça joue surement, j'ai eu trop mal, je pensais pas que ça pouvait etre si difficile à vivre. Je veux pas te perdre toi aussi. Je t'aime trop. Et pourtant ces derniers temps, c'est comme si je te sentais si loin. Je ne sais plus ce que tes sourires veulent dre. Je me sens étrangère, j'ai l'impression que mes ( nos ? ) remarques t'agacent. Je te comprends quelque part. Mais je suis inquiète. Inquiète pour toi, pour ta santé, pour ta vie en général.


J'aimerais tant que parfois tu me dises " merde " quand je t'ennuie, que tu m'engueule, pourquoi pas. Que je sente de l'énervement en toi, une flamme brulante , une envie de tout claquer. J'attends mais ça ne vient pas. Peut être que j'essaie de te changer, peut être que je me suis trompée. Peut être que c'est moi qui ai tort finalement.


Je m'en fous, je t'aime quand même. Mais je sens ton corps plié sous la fatigue, tes rêves effrayants qui me font mal, ton défaitisme m'envahir. J'avais tant envie que tu te battes contre celui qui t'a humiliée, j'avais tellement envie. Envie de t'aider quelque part  comme quand je sens en toi ce manque de confiance. je me sens désarmée. Vide, inutile et je cherche sans cesse dans tes yeux, une réponse à mes trop nombreuses interrogations.


Les mots ne viennent plus, mes mots à moi qui sont à coup sûr aussi beaux que les tiens contrairement à ce que tu as pu dire trop de fois. Un jour peut être tu osera te faire confiance et parler des choses dont tu ne parles jamais. Tu utilisera des mots peut être simples mais plein de sens. Je ne veux rien forcer mais j'avais juste besoin de te dire que tu avais le droit et qu'il ne fallait pas t'oublier. Pas t'enfermer, pas te replier.



J'aimerais jamais avoir à me dire que tu es de l'autre côté de l'autoroute de la vie et que je ne peux plus t'y rejoindre.


Je t'aime ma petite grande soeur
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